Le 6 avril 2019, le passage de Ménilmontant s’anime !

Samedi 06 avril 2019, 14h-18h30.
Entrée libre, tout public.

Cette année, à l’initiative du Conseil de Quartier Belleville-St Maur, le Centre Paris Anim’ Victor Gelez et ses différents partenaires sortent de leurs murs durant une après-midi de festivités !

Ils occuperont le passage de Ménilmontant afin de proposer des représentations et des animations musicales, théâtrales et chorégraphiques, à l’occasion de nos Jours Impromptus.

Un bar et un buffet participatifs seront également ouverts pour l’occasion.

Soyez les bienvenus !

Boulevard de Belleville : un réaménagement Low cost

Une Honte !

Telle a été la réaction de nombreux riverains et usagers et cyclistes en découvrant le détail des travaux du projet de réaménagement du boulevard de Belleville côté 11e. En effet, alors que ce projet était présenté par le Maire du 11e arrondissement comme le projet phare de son mandat, ils ont découvert que la mairie allait réparer et bricoler plutôt que réaménager.

Les trottoirs ne seraient que partiellement refaits

Ainsi on apprend-on dans le document de la Mairie que les trottoirs, qui n’ont pas été refaits depuis plus de 20 ans, ne vont pas être complètement repris sur toute leur longueur, mais seulement partiellement (« Réfection ponctuelle du revêtement des trottoirs »).

Au fil des années, les trottoirs ont été régulièrement éventrés et rebouchés. Le risque ici est donc de se retrouver avec un patchwork de revêtements datés d’époques différentes.

Tous les jours dans Paris, des nids de poule sur les trottoirs sont rebouchés. Fallait-il attendre 20 ans pour arriver au même résultat dans notre quartier ? C’est évidement tout le revêtement des trottoirs et sur toute leur longueur, qui devrait être changé, dans un souci d’harmonisation. C’est le minimum syndical.

Le trottoir du boulevard de Belleville doit être complètement repris

Les voitures pourront continuer à se garer sur le trottoir et la piste cyclable

Tout aussi préoccupant est l’avenir de la piste cyclable. Le séparateur de la piste cyclable actuel, pour ce qu’il en reste, est en ciment. De l’avis de tous, ce matériaux est bas de gamme, pas assez solide et se dégrade vite. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre, de voir comment il s’est décomposé sur le boulevard de Belleville ces derniers temps.

Le ciment n’est pas un matériau adapté à la protection durable des cyclistes

Eh bien, au lieu de refaire le séparateur de la piste cyclable dans son intégralité dans un matériau plus solide et plus noble, comme elle le fait ailleurs en utilisant du granit, la mairie a décidé de ne reprendre cet ouvrage que ponctuellement (« le séparateur est remis en état ponctuellement »), probablement avec du ciment. En faisant ce choix, la Mairie va à l’économie et avec le risque de constater très vite une nouvelle dégradation du séparateur.

Par ailleurs, aucune mesure ne semble prévue pour protéger les trottoirs et donc la piste cyclable, du stationnement des voitures. Aucun potelet à l’horizon. Les cyclistes du quartier ont sollicité l’aide du Conseil de quartier pour trouver une solution.  

Sans potelet, cette situation perdurera

S’agissant de la chaussée, rien ne semble prévu en termes de revêtement. Alors que les habitants souhaitent que l’on profite de l’occasion pour installer un revêtement anti-bruit, il n’en sera rien. On ira vraisemblablement ici aussi au moins cher, bitume classique donc.

Pour les arbres c’est le maintien de la situation actuelle qui prédomine

En ce qui concerne les pieds d’arbres, là encore, la mairie exclut de les reprendre en totalité. Elle indique que seuls certains le seraient. Ce choix semble impliquer qu’elle conservera les grilles où elles existent et rebouchera par ailleurs les nombreux trous sur le terre-plein entre Couronnes et Ménilmontant.

pieds d’arbres : il y a du travail

La présence du marché aurait pourtant exigé que TOUS les pieds d’arbres soient repris et protégés par un revêtement drainant comme sur le boulevard Richard Lenoir. Ce matériau n’est pas l’idéal pour les arbres, mais le pire serait encore de laisser des grilles incomplètes ou de la terre nue avec les risques que cela représente pour les arbres et les piétons.

Voilà ce qu’il faudrait faire selon nous

Rien n’est dit non plus que sur la végétalisation côté 11e. Nous comprenons qu’il n’y aura ni arbre supplémentaire, ni jardinière de pleine terre. On peut supposer là encore même si elle n’en parle pas, que la Mairie va quand même remplacer les arbres qu’elle a abattus ces dernières années.

On regrettera là encore qu’aucune concertation ne soit ouverte sur le choix des essences à replanter. Replanter des Sophoras du Japon ne va en effet pas de soi. Le système racinaire de ces arbres tend peut être, plus que d’autres, à déformer le bitume. Son bois est par ailleurs assez cassant. Dans un contexte où l’élagage est très rare dans notre quartier, on retrouve fréquemment des branches par terre lorsque le vent souffle.

Le système racinaire des sophoras du Japon : un problème pour le maintien du bitume

Enfin, l’une des demandes prioritaires des habitants était d’introduire de la diversité et de la couleur, là pour le coup c’est encore raté.

Mobilité urbain : personne ne semble y avoir réfléchi

Aucune information non plus sur le mobilier urbain. Si nous avons pu avoir des informations côté 20e sur le terre-plein des Maronites, rien ne filtre concernant les bancs côté 11e arrondissement.

Or les habitants ne veulent plus modèle de banc dit « Paris » qui n’est pas robuste (en témoigne leur état actuel) et particulièrement inconfortable. Si dans notre quartier personne ne conteste l’utilité des bancs, ni leur nombre, en revanche les riverains sont unanimes. Ils souhaitent que les bancs soient localisés sur le terre-plein central côté 20e (le plus éloigné des habitations) et non côté 11e, à proximité de leurs fenêtres. En clair, ils veulent que les bancs soient installés côté gauche du terre-plein en regardant vers Ménilmontant, et non côté droit.         

Le modèle de banc dit “Paris” inconfortable et pas entretenu

Baclé, le projet sera également très partiel et ne répondra aux problématiques soulevées par les habitants.

Nous avons confirmation que le carrefour Couronnes régulièrement encombré où la circulation est très difficile, ne sera pas réaménagé. Une situation qui inquiète avec l’arrivée de deux nouveaux bus. L‘entrée de  la rue de l’Orillon à laquelle on accède depuis le boulevard ne sera pas rénovée, alors qu’elle est dans un état lamentable. Le carrefour Belleville au niveau de la rue Faubourg du temple ne sera pas non plus réaménagé, contrairement à l’engagement pris par le Maire du 11e  vis-à-vis des habitants du 10e arrondissement voisin, lors d’une réunion publique en juin 2017.

Voilà pour l’essentiel des problèmes posés côté 11e arrondissement. Souhaitons que le Maire du 11e et ses adjoint corrigent le tir pendant qu’il est encore temps.

Il nous restera à faire le point sur les travaux côté 20e arrondissement, où l’on semble pour le coup avoir été plus ambitieux. Et c’est heureux.

Vous trouverez ci-après le détail de l’information municipale concernant les travaux. Le document peut aussi être téléchargé plus loin.  

Information de la Mairie de Paris :

Le réaménagement du boulevard de Belleville débute le 25 mars 2019. Le boulevard de Belleville est fermé à la circulation côté 11e entre la rue Louis Bonnet et la rue de l’Orillon du 25 mars au 19 avril 2019. Le boulevard reste ouvert à la circulation côté 20e. Les travaux (hors terre-plein Maronites) se dérouleront en 2 phases successives et se termineront à l’été 2019.

Vous bénéficierez alors d’un boulevard plus beau, plus confortable et plus accueillant.

C’est quoi ce chantier boulevard de Belleville ?

Quand ?

1ere phase des travaux :

Du 25 mars au 19 avril 2019.

2de phase des travaux :

De 23 avril à septembre 2019.

Quoi ?

Les pistes cyclables existantes sont conservées. Le séparateur est remis en état ponctuellement.

En vue de l’arrivée de lignes de bus (20 et 71) :

Côté 11e arrondissement : aménagement de deux points d’arrêt aux n°33 et 69 pour la ligne 71

Côté 20e arrondissement :

– Création d’un quai bus au n°112 pour les bus 20 et 71

– Création d’un point d’arrêt sur le terre-plein Maronites face au n°46, pour les lignes 20, 71 et 96

– Élargissement du couloir de bus protégé entre la rue Etienne Dolet et la rue des Couronnes

Côté 11e :

– Pose de 3 ralentisseurs en amont des traversées piétonnes non protégées.

– Réfection ponctuelle du revêtement des trottoirs.

– Création d’une nouvelle traversée piétonne devant l’école élémentaire au n°77.

Côté 20e :

Réfection des trottoirs.

Embellissement des terre-pleins centraux :

– Pose d’un dallage granit pour marquer les traversées piétonnes.

– Réfection des pieds d’arbre en mauvais état.

– Élargissement du terre-plein à l’entrée du boulevard côté 11e arrondissement.

– Démontage du manège actuel et installation d’un nouveau manège déplacé à l’extrémité du terre-plein.

– Déplacement de 2 bouches d’égout.

Regroupement des 2 terre-pleins situés au carrefour Belleville / Orillon / Ramponneau :

– La circulation est définitivement supprimée de la rue Ramponneau vers la rue de l’Orillon.

– Aménagement d’une traversée pour les cyclistes.

– Élargissement ponctuel du terre-plein côté 20e arrondissement.

– Adaptation des feux tricolores de signalisation

– Réorganisation ponctuelle de l’implantation des étals du marché.

– Création de 2 nouvelles bouches d’égout.

Sur l’ensemble du boulevard, modernisation de l’éclairage public au titre du plan climat.

Focus sur les lignes 20 et 71

À partir du 20 avril 2019, le nouveau réseau de bus parisien sera mis en place dans ce cadre :

– Le parcours de la ligne 20 est modifié. Le bus circulera entre Louison Bobet et la Porte des Lilas.  Et il empruntera le boulevard de Belleville dans le sens Ménilmontant – Belleville.

– La nouvelle ligne de bus 71 circulera entre la Porte de la Villette et la Bibliothèque François Mitterrand. Le bus 71 empruntera tout le boulevard de Belleville dans les deux sens, entre Belleville et Ménilmontant.

L’itinéraire de la ligne 71 en direction de Bibliothèque pourra être adapté le temps de réaliser les travaux.

Retrouvez toutes les informations sur la restructuration du réseau bus sur nouveaureseaubusparisien.fr

Où ?

Boulevard de Belleville. hors terre-plein Maronites

Quelles conséquences ?

Côté piétons et cyclistes

Les cheminements et les accès piétons, notamment ceux de l’école élémentaire, bureau de Poste et des commerces, seront maintenus et sécurisés durant toute la durée du chantier.

Les itinéraires cyclables seront maintenus.

Côté bus

À partir du 20 avril, les lignes 20 et 71 desserviront le boulevard de Belleville.

L’arrêt du bus 96 actuellement situé au 99 rue Jean-Pierre Timbaud sera déplacé sur le boulevard de Belleville, le terre-plein Maronites. Plus d’informations sur ratp.fr

Côté marché

Le marché alimentaire continue à fonctionner. Quelques étals se déplacent temporairement.

Côté automobilistes

Du 25 mars au 19 avril 2019 :

– Côté 11e : fermeture de la circulation sur le boulevard de Belleville, entre la rue Louis Bonnet et la rue de l’Orillon. Le stationnement le long du terre-plein sera supprimé pendant cette période. Afin de permettre aux automobilistes d’accéder au boulevard de Belleville, les sens de circulation des rues suivantes sont inversés :

– La rue Louis Bonnet, entre le boulevard de Belleville et la rue de la Présentation.

– La rue de la Présentation, entre la rue Louis Bonnet et la rue de l’Orillon.

– La rue de l’Orillon, entre la rue de la Présentation et le boulevard de Belleville.

– Côté 20e : suppression ponctuelle du stationnement boulevard de Belleville en fonction de l’avancée des travaux.

Le stationnement le long du terre-plein central est supprimé entre la rue Étienne Dolet et la rue des Couronnes. Les jours de marché, seuls les commerçants pourront stationner le long du terre-plein.

À partir du 25 mars :

En raison du regroupement des deux terrepleins centraux : fermeture définitive de la circulation au niveau de l’ancien carrefour entre le boulevard de Belleville et les rues de Ramponeau et de l’Orillon.

Cliquez ici pour télécharger le document de la Mairie sur les travaux du boulevard de Belleville

La Petite Ceinture s’ouvre aux promeneurs à Ménilmontant

Article du Parisien :

Cet espace vert naturel de 5 000 m2 a été aménagé le long de rails de chemin de fer inutilisés entre les rues de Ménilmontant et des Couronnes (XXe).

« Amuse-toi, il n’y a qu’ici que tu pourras marcher sur des rails ! », lance une maman à sa fille. Ce samedi après-midi, la mairie du XXe inaugurait l’aménagement d’un nouveau tronçon de la Petite Ceinture en lieu de promenade et de détente, entre les rues de Ménilmontant et des Couronnes (XXe). Ouvert en catimini en novembre cet espace naturel de 5 000 m2, encadré par deux tunnels interdits au public, est désormais accessible tous les jours via trois entrées aux horaires habituels des squares.

Un grand quai en bois agrémenté de quelques assises a été construit pour se détendre. En contrebas un cheminement accessible aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes longe l’ancienne voie de chemin de fer qui a servi au transport de passagers jusqu’en 1934.

« On est très content car les gens commencent à s’approprier l’espace, cela devient un lieu de respiration pour les enfants, se félicite la maire (PS) du XXe, Frédérique Calandra. Pendant longtemps, j’ai eu beaucoup de plaintes des riverains de la Petite Ceinture à cause des occupations nuisibles sur cet espace : entassement de déchets, bruit… Depuis les aménagements ça va beaucoup mieux ».

« Ca me fait penser à la campagne »

Venue en voisine, Diane, 47 ans, découvre le lieu qui a conservé un aspect assez brut : barrières rongées par la rouille, panneaux de signalisation ferroviaire tagués, vieux pavés, végétation sauvage… « Je suis absolument ravie que la Petite Ceinture ouvre enfin : ça fait vingt ans que j’entends parler de ce projet, confie-t-elle. Ce qui est bien pour les enfants, c’est que c’est un espace d’exploration pas trop policé avec de la terre, des buissons : c’est plutôt rare à Paris ».

Ses deux filles acquiescent. « Ça me fait penser à la campagne et j’aime bien la campagne » explique Sibylle, 7 ans. « Moi, j’aime bien les rails et le tunnel tout noir : c’est un peu mystérieux » complète sa grande sœur Lise, 9 ans.

La passerelle rouvrira dans un an

Le prochain chantier du site sera la remise en état de la passerelle qui enjambe les rails dans le prolongement de la rue de Mare, immortalisée notamment par le photographe Willy Ronis. Aujourd’hui condamnée car trop dangereuse, elle sera réhabilitée à partir d’octobre pour une réouverture en mars 2020.

Ce projet s’inscrit dans le projet de la Ville d’ouvrir au public 6,5 nouveaux kilomètres de tronçons la Petite Ceinture d’ici à l’été 2020 dans les XIIe, XIVe et XVIIe, ce qui portera à 10 km (sur 32) le linéaire accessible aux visiteurs. Une nouvelle phase de reconquête de l’ancienne voie ferrée chiffrée à 15 M € au total. « On privilégie à chaque fois des aménagements très simples qui respectent deux grands principes : la réversibilité des aménagements et le maintien de la biodiversité, souligne Pénélope Komitès, adjointe (PS) aux Espaces Verts. Car la Petite Ceinture est l’un des plus grands réservoirs de biodiversité de la capitale ».

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Rue de Ménilmontant (XXe). LP/J.D.

Œuvre artistique place Jean Ferrat, la Mairie décide de ne pas tenir compte du vote des habitants

Nous avions, dans un article précédent, présenté les projets soumis au vote des parisiens pour la place Jean Ferrat sur laquelle débouche le métro Ménilmontant.

14 œuvres étaient en compétition. Les habitants ont placé très largement en tête le rhinocéros “Sudan” et un portrait de Jean Ferrat.


1 Sudan 1 312 voix
2 Place Jean Ferrat 996 voix
3 Les mots pour le dire 836 voix
4 Exspir 3 570 voix
5 Le motif est dans le tapis 506 voix
6 Musique de ma vie 476 voix
7 Songes à Ménilmontant 425 voix
8 Corps étranges 336 voix
9 Wallace XXI 268 voix
10 La Sphère 266 voix
11 Conversation en Ville 250 voix
12 corps dentelle 227 voix
13 Lyon I 165 voix
14 Don et Charlotte 118 voix

Le non respect des vœux des habitants peut étonner, dans la mesure où tous les projets avaient fait l’objet d’un vis technique de faisabilité de la part des services de la ville, avant d’être soumis à l’avis des habitants.

Cette situation n’est pas sans soulever des débats sur certains des 19 autres sites sur lesquels une œuvre devrait également être installée, notamment dans le centre de Paris ou dans le 18e arrondissement :

#EmbellirParis ?
Ce projet, désormais LAURÉAT, occultera-t-il, jusqu’à l’absurde, ce que les riverains et associations de la #PromenadeUrbaine rêvaient de faire SIMPLEMENT, par une mise en lumière durable et ambitieuse de la voûte ? (et déjà financée par 2 000 000 € 🤦🏻‍♀️) pic.twitter.com/IvAIsbOffr— Demain La Chapelle (@2mainLaChapelle) 23 mars 2019

#EmbellirParis ?
Ce projet, désormais LAURÉAT, occultera-t-il, jusqu’à l’absurde, ce que les riverains et associations de la #PromenadeUrbaine rêvaient de faire SIMPLEMENT, par une mise en lumière durable et ambitieuse de la voûte ? (et déjà financée par 2 000 000 € 🤦🏻‍♀️) pic.twitter.com/IvAIsbOffr— Demain La Chapelle (@2mainLaChapelle) 23 mars 2019

Pour notre part, nous étions sans illusion. Mais nous sommes satisfaits du résultat. En effet, un œuvre en 3 dimensions, comme les deux projets arrivés en tête, s’exposait à des risques de dégradation évidents sur cette place où les incivilités sont nombreuses. Le choix d’un projet qui se limite à des motifs sur le sol, nous paraissait le moins risqué.

Félicitons-nous donc de cette sage décision. En revanche, on pourra à bon droit reprocher à la Mairie de Paris d’avoir fait croire aux habitants que leur avis avait une quelconque importance. Cette consultation sur internet semble surtout avoir servi de support de communication pour la Maire de Paris.

Présentation des projets par le Conseil de quartier, place Jean Ferrat

Du 8 au 14 mars 2019, donnez votre avis sur les projets d’installations artistiques, place Jean Ferrat

La Mairie de Paris a lancé un appel à projet visant à installer des œuvres artistiques dans plusieurs lieux dont la place Jean Ferrat. Un jury décidera du choix définitif du projet après avoir pris connaissance de l’avis des habitants.

Voici les 14 projets de la place Jean Ferrat à Ménilmontant :

Wallace XXI

L’icône de la fontaine parisienne reste la fontaine Wallace. Ces sculptures de fonte appartiennent au quotidien des Parisiennes et Parisiens autant qu’elles incarnent la Ville Lumière aux yeux des touristes.

Nous nous proposons ici une interprétation contemporaine de cet archétype ancré dans le monde virtuel du digital. La grammaire de la fontaine historique sera l’inspiration directe : les quatre cariatides allégoriques et motifs aquatiques et floraux. Fontaines imaginaires placées dans le monde physique, échos de nos vies maintenant partagées entre le réel et le virtuel, Wallace XXI se compose d’une impression collée sur la chaussée et d’une vidéo en réalité augmentée incluse dans une application au téléchargement très rapide. Tandis que l’image au sol reprend des éléments éparses, annonciateurs de la fontaine, celle-ci apparaît en volume et mouvante, avec jet d’eau et animation dès que le passant regarde l’impression à travers son smartphone. Le bruit de l’eau qui accompagne la vidéo vient ajouter à la féérie de voir l’invisible.

L’application inclut également une partie de médiation dédiée au projet, apportant un commentaire de l’œuvre, ses sources et ses références, un mini cours d’histoire de l’art en quelque sorte, pour aiguiser la curiosité des passants et les inciter à voyager plus loin à travers la connaissance et la découverte de l’art.

Un cartel de médiation à côté de l’impression présente l’artiste, l’œuvre, son dispositif et un QR Code pour télécharger automatiquement l’application.

La simulation réalisée ci-dessous ne constitue pas l’œuvre définitive de l’artiste. Elle a été réalisée à partir d’œuvres antérieures de l’artiste afin de donner une idée de ce que pourrait donner l’œuvre qui sera commandée à l’artiste.

Corps dentelle

Je  propose  de construire une  forme simple, qui  se  rapproche  du  silex  taillé, du coquillage,  du  menhir.  L’œuvre est  abstraite  mais  évocatrice.  La  particularité  de  cette sculpture réside dans sa structure: sorte d’immense dentelle.

Des personnages en mouvement sont découpés dans une plaque d’inox de 3 mm d’épaisseur et assemblés en dentelle. La structure en métal apparent, bien que volumineuse, évoque une certaine légèreté. Je propose une œuvre relativement imposante afin que le visuel impacte réellement l’image du lieu :-hauteur : 3,50 m -largeur : 1,80 m -épaisseur : 1,40 m.

Malgré sa dimension, la sculpture reste légère à la vue des passants. C’est une dentelle d’inox complètement creuse. La dentelle est composée d’une multitude de personnages découpés. Quatre-vingt en tout. Ces personnages sont dessinés dans des positions dynamiques presque toutes différentes les unes des autres. Ils symbolisent la solidarité, la complémentarité des efforts pour maintenir une cohésion.

De loin, on ne perçoit pas tout de suite que la dentelle est composée de personnages ce qui confère une vision globale de la forme et une entité claire. En s’approchant, le promeneur distinguera ces personnages qui s’épaulent pour tenir cette architecture. L’ensemble restera de couleur inox. Un seul personnage placé en hauteur sera rouge vif. Il accroche le regard, le guide, donne un relief, une impulsion de vie, comme un cœur qui bat.

Exspir 3

L’Energie du mouvement est l’élément primaire de ma réflexion artistique. La place est un lieu de circulation des flux et des énergies. Je  propose,  pour  ce  projet, un  point  focal  comme  élément  de  tension,  d’interpellation visuelle. Un élément spatial représentatif du mouvement de ces énergies. Une sculpture qui soit un élément de pause, de réflexion, de contemplation… de rêverie. Le dispositif comprendra une large plateforme en granit ou le public disposera d’un espace pour se poser autour de la sculpture. La proximité favorisera la désacralisation de l’œuvre ;

 «EXSPIR  3» est une  sculpture  de 2 mètres, d’esprit géométrique et inspirée de mes recherches sur la spirale comme élément symbolique d’éternité. J’ai imaginé une sculpture composée d’une spirale s’inscrivant dans un  volume  sphérique. La torsion de l’inox poli à l’extérieur et arraché sur les côtés souligne le déroulement de la matière dans la sphère. Posée en équilibre sur une large plate-forme en granit à l’image de la place, le dispositif propose un moment de complicité avec la sculpture en permettant aux promeneurs de s’installer sur le socle. Les jeux d’équilibre et de mouvement des formes accentueront la dynamique de l’œuvre. Différents aspects de l’inox sculptés donneront de la matière au dispositif. 

Le motif est dans le tapis

L’artiste aime les motifs géométriques. Pour elle, ils représentent la nature, ils sont au cœur de celle-ci, au sein de son architecture microscopique, invisibles à l’œil. Comme, par un effet de loupe, elle entend nous les révéler en positionnant des formes géométriques géantes dans la ville.

L’artiste invite le promeneur à fouler un damier immense, à traverser un plateau de jeu mystérieux. Le visiteur devient comme un personnage de fiction entrant à pieds joints dans le tableau. «Je vois les contours fluides comme des formes qui reflètent les lois d’un étang», dit-elle. L’asphalte est pour elle comme une flaque d’eau immense après une averse de pluie. Les ondulations, les lignes courbes entrent en opposition formelle avec les motifs géométriques immenses qu’elle insert dans ce paysage.

L’artiste propose également des jeux de contours, avec des lignes fluides qui entourent les différents éléments meublant la place : l’entrée du métro, le manège, les rochers d’escalade, les babyfoots, etc. Avec ce jeu de contours et de trames, un ensemble est formé, les éléments divers font un tout. La trame relie tous les éléments du parc entre eux. A sa manière, ce projet renoue avec la tradition ornementale mauresque dessinant des motifs déjà connus, mais en les appliquant de manière inédite.

Musique de ma vie

L’œuvre prendra la forme d’une installation composée de plusieurs sculptures reliées les unes aux autres par un parcours au sol, où figureront quelques-uns des titres des chansons de Jean Ferrat. Sa conception reposera sur un projet développé en plusieurs étapes prenant en compte le lieu, son nom, ainsi que les riverains et les passants.

Il s’agira dans un premier temps de proposer aux parisiens qui circulent sur cette place de participer, sous forme de jeu, au projet. Ils seront en effet invités à piocher parmi tous les titres des chansons écrites par Jean Ferrat, que j’aurais préalablement inscrits un par un sur des feuilles de papier. Leur geste pourtant simple influera directement sur la forme finale de l’œuvre, tant dans sa présence dans l’espace que dans sa dimension littéraire et conceptuelle. L’ensemble des titres ainsi piochés constituera dans un second temps un support d’écriture.

A la façon des poètes surréalistes lorsqu’ils réalisaient des cadavres exquis, je composerai avec eux un texte qui reflètera une partie de l’œuvre de Jean Ferrat tout en créant un léger déplacement, ouvrant ainsi l’imaginaire. La façon dont j’agencerai les titres les uns par rapport aux autres tissera un lien subjectif entre les mots de Jean Ferrat, d’Aragon, Michelle Senlisou Guy Thomas et la «couleur» donnée à l’ensemble sera dépendante de la part de hasard liée à la participation du public. Les titres des chansons de Jean Ferrat ont souvent une symbolique forte, et portent en eux des valeurs universelles et intemporelles, tantôt engagées, tantôt humanistes, où émergent des thématiques récurrentes, comme la ville, l’amour, la nature, le rapport à l’autre…

Lyon I

Cette sculpture architecturale comporte un carré avec quatre demi-cercles, l’un dépassant plus haut que les trois autres d’égale hauteur. Les proportions de cette sculpture fonctionnent parfaitement pour la place Jean Ferrat ;

Ses lignes de visibilité sont visibles de loin, mais plutôt qu’un grand totem, il rend le spectateur curieux d’approcher et d’apprendre plus à son sujet. Dans le même temps, la taille de la sculpture est telle que la zone peut toujours être utilisée pour les activités quotidiennes sans gêner le trafic. Au contraire: cette sculpture invite les piétons à s’y attarder et à l’intégrer à leur promenade. Les enfants peuvent jouer avec, les gens peuvent se reposer et s’asseoir pour une conversation. Le matériau chaleureux de la brique s’adapte à toutes les saisons et la pureté de la place permet à la sculpture de faire référence à l’architecture environnante en s’alignant sur les quatre directions cardinales: le plus grand demi-cercle orienté vers l’est pour le lever du soleil, correspondant au carrefour qui encapsule la place Jean Ferrat.

Conversation en Ville

La place Jean Ferrat se trouve dans les vieux quartiers populaires entre le 11eme et le 20eme a une place très privilégiée. Elle porte le nom d’un de nos grands artistes de cœur et est un lieu de réunion -comme un trait d’union entre deux arrondissements où l’on pourrait donner un sentiment de continuité de chemin vers l’avenir et de la convivialité.

En installent “Conversation en Ville” cette sculpture moderne et rythmée par ses courbes, elle marquerait la preuve d’une politique visionnaire, dans un monde en perpétuelle mutation.

Le projet que je propose repose sur les thèmes de l’union, de la pureté et de la simplicité. En réalisant dans mes ateliers un ruban de métal en inox brossé de 2mètres de haut (1,45m de large x 0,9m de profondeur), je souhaite en faire un trait d’union entre les parisiens, l’art et une histoire à venir. L’intégralité de la réalisation de la sculpture (découpage, soudure et polissage) se fera dans mes ateliers à Aulnay-sous-Bois Un lieu de conversation, d’urbanité, où l’on pourra s’assoir et dialoguer face à face, pour une pause entre passé et avenir, pour aborder le moment présent avec sérénité.

Les mots pour le dire

Cette œuvre sera composée de chaises d’allure domestique transportées dans un espace public. Cette transposition crée l’étonnement puis l’engagement du promeneur. Vingt-quatre chaises en acier inoxydable de très belle, de grande qualité et de très belle facture créent un cercle au centre de l’espace en contrepartie de l’entrée du Métro. Les chaises posées deux par deux à chaque heure de ce quadrant miment une conversation, une interaction entre deux personnes. Le cercle n’est donc pas lisse, mais animé.

Cette œuvre a pour objectif aussi de susciter des regroupements, des agencements des usagers de la ville qui soient une rupture, une parenthèse poétique et critique, une pause par rapport à leurs courses habituelles.

Chaque dossier de chaise est unique puisque cet ensemble est conçu à partir d’éléments prélevés sur des dessins de citoyens, en superposant plusieurs dessins, en complétant un dessin par un autre, en réunissant plusieurs détails de plusieurs dessins pour n’en faire qu’un, en élaguant quelques traits, on développe un motif distinctif qui singularise l’objet. Ces dessins servent ainsi à créer un dossier de chaise unique que chacun peut s’approprier comme le sien et ainsi s’associer à l’œuvre. Des ateliers et rencontres seront à organiser avec la mairie de l’arrondissement et autres associations afin d’obtenir le plus grand nombre possible de dessins/œuvres.

Dès que l’œuvre sera installée, nous organiserons régulièrement des lectures-performances dans cet espace public avec les poètes présents sur les chaises-poèmes mais également avec d’autres poètes d’ici et d’ailleurs. L’objectif est de rendre la poésie vivante à l’attention d’un public non averti qui n’ose pas souvent pousser la porte des institutions culturelles. Cet espace public deviendra une icône de la poésie et de l’art participatif de l’espace public parisien.

 Place Jean Ferrat

L’œuvre proposée fera environ 1,25 mètre de large par 2 mètres de haut et 40 cm de profondeur. Elle représentera un portrait de Jean Ferrat en acier.

Cette technique de fabrication permettra de créer une œuvre toute en transparence laissant apparaitre le quartier et la place à travers le portrait de Jean Ferrat tout ceci d’un point de vue symbolique. L’œuvre sera soudée à l’intérieur d’un cadre en acier. Il sera possible de graver la signature de Jean Ferrat sur le côté du cadre ainsi que les paroles de certaines de ses chansons. De plus, l’exposition est/ouest permettra à l’œuvre de bénéficier d’un éclairage constant. Selon les temps et les saisons la lumières changera, et agira sur l’ouvre de manière à modifier la coloration de la tôle. Cette interaction entre la matière et le climat conférera à l’œuvre un certain dynamisme.

Concernant l’éclairage, des rubans de Led à basse consommation d’énergie seront placés à l’intérieur du cadre et auront une durée de vie d’environ 25 000 heures soit 5 ans d’éclairage nocturne. Afin d’assurer leur maintenance, le cadre métallique de l’œuvre sera monté sur charnière ainsi un électricien pour assurer facilement la maintenant de l’éclairage.

Afin de respecter le périmètre d’intervention et de ne pas gêner la caméra de vidéosurveillance placée sur le boulevard, la structure de l’œuvre en 3D aura une taille de 2 m de haut par 1,25 m de large et une profondeur de 0,4 m. L’épaisseur du cadre sera de 10 cm.

Don et Charlotte

L’idée est d’implanter une sculpture composée de deux matériaux, la pierre et l’acier cortène, que rien, ni même le temps ne viendra marquer ou dégrader. Le projet proposé comportera une dimension physique dans l’espace public, une sculpture pour chacun, une sculpture pour tous, et comme la main qui ramasse quelque chose par terre que l’on a perdue ou qu’un autre a fait tomber, nous prenons le temps et le souci de le ramasser. C’est aussi une pensée sur le fait d’être attentif à ce qui se trouve à par terre.

Nous voudrions, en partenariat avec la Ville de Paris marquer l’espace public afin de susciter, à travers notre intervention, une sensibilisation à la création, ainsi qu’une invitation à avoir une perception nouvelle du paysage actuel qui se greffera parfaitement avec les quatre autres nouveaux rochers servant de modules d’escalades, ainsi nous retrouvons les cinq doigts de la main pour une emprise collective sur la place publique Jean Ferrat.

 Corps étranges

Cette intervention artistique consiste en une proposition de mobilier sculptural dans laquelle nous réutilisons un élément qui fait partie de l’identité visuelle et du patrimoine de la ville et ses trottoirs : la grille d’arbre.

Cet élément fait partie du premier programme concerté de mobilier urbain à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle confié à l’architecte Gabriel Davioud, qui s’inspire du monde végétal pour faire entrer la nature dans la ville, en créant des objets utilitaires qui ont au même temps un rôle esthétique.

Pour cette occasion, nous proposons la création d’un mobilier sculptural qui reproduit la mise en place des grilles d’arbre existants sur le site, en rajoutent des grilles homologues qui sont comme en Corps étranges, à une hauteur qui permet aux passants de s’asseoir. Le résultat est une installation in situ qui comme cette place est une belle surprise dans laquelle les éléments préexistants sont activés visuellement à partir des éléments introduits, créant une composition dans laquelle des concepts, tels que l’objet trouvé et le ready-made, deux jalons importants dans l’histoire de l’art en France, peuvent être aperçus et appréciés.

C’est en s’asseyant sur les œuvres que l’on s’imprègne du quartier et du temps qui passe ici. On découvre alors le jeu de moirage que créer la grille et son ombre portée dessine un nouveau dessin au fur et à mesure que le soleil poursuit sa course. Corps étranges est un voyage dans le temps liant le passé, le présent et le futur.

Songes à Ménilmontant

Il s’agit d’une série de 24 œuvres graphiques/photomotages de grand format composent une haie de colonnes d’affichage. Coréalisées par des artistes et habitants rencontrés dans le quartier, des œuvres graphiques ‒ grandeur nature ‒ révèlent la poésie des lieux et architectures environnantes. L’installation forme une haie colorée et volubile composée de 6 colonnes chapeautées d’un agencement de chaises et de tables.

La rencontre avec les habitants est rendu possible grâce à une interface déployée en amont de l’installation de l’œuvre. Un « studio volant » sera installé dans divers lieux stratégiques du quartier : la sortie du métro, les bars, les restaurants, les hôtels… Un moyen d’aller à la rencontre des songeurs de Ménilmontant, autrement dit des passants, employés des bureaux, instituteurs, nouveaux venus, bibliothécaires, barmans, personnels d’entretien, médiateurs, flâneurs, artistes, visiteurs,  urbanistes, électriciens…

Le local  sera ouvert et équipé d’un fond vert est un atelier de transformation des songes en œuvres. Les artistes mettent à la disposition des songeurs toute leur technicité et leur fantaisie. Ils réunissent les conditions d’une collaboration artistique : des rendez-vous échelonnés dans le temps, pour trouver la forme la plus appropriée à l’expression de chaque songe, choisir le décor et mettre au point la mise en scène, trier les images réalisées et/ou empruntées, puis procéder aux assemblages et photomontages.

Ces œuvres graphiques sont ensuite imprimées sur bâche puis posées par couple sur les colonnes type Morris. Renouvelées une fois après un an d’exposition, elles composent une installation plastique plantée sur la place Jean Ferrat parmi les arbres. Les colonnes se suivent et l’on tourne autour afin de voir l’ensemble.

 Sudan

Sudan est un rhinocéros taille réelle réalisé entièrement en métal (tiges de fer à béton soudées).

Ce matériau répond à plusieurs contraintes fortes du projet: robustesse, pérennité, sécurité, sans entretien spécifique, non énergivore, etc. Avec sa structure massive, la dégradation ou la déformation de l’œuvre est impossible, permettant de la disposer sur un lieu de passage important sans protection spécifique, anticipant ainsi tout acte de vandalisme.

L’installation de l’œuvre, ne devrait pas nécessiter de contraintes particulières si ce n’est celles liées au volume de la pièce, une simple fixation au sol est à prévoir. La technique utilisée sur l’acier rend les lignes modernes, harmonieuses, épurées, ce qui rend la pièce très contemporaine et unique, tout en restant accessible à tous. Sa grande taille et son volume, avec ses 3.30 mètres de long, ses 2 mètres de hauteur, et son poids de presque1tonne, devrait en faire une pièce à la hauteur de vos attentes. Elle servira de repère pour les habitants du quartier mais aussi de point remarquable pour ses visiteurs. Elle ne devrait pas passer inaperçue dans l’espace urbain !

La Sphère

La  sphère évoque le respect de la Nature, de notre environnement.

S’ajoutent aussi les caractéristiques particulières de la sculpture qui en font une pièce originale signée d’entrée de jeu par la répétition des ‘’formes /signature’’ identiques et ‘’solidaires’’ (dont l’agencement peut suggérer un lien social entre les êtres humains, comme si les «êtres» se donnaient la main! puisque les formes sont soudées une par une aux autres)…Et par ailleurs dont les ombres portées au sol pourront être intéressantes.

Très solide, la sculpture sera insensible aussi aux intempéries: à l’eau, au vent, à la neige… Par rapport au vent…Elle sera sans réelle prise, car très ajourée de par la forme même des pictogrammes découpés qui la composent et qui par ailleurs offriront des jeux de lumière et des ombres portées intéressants avec le jeu d’ombres des 170 formes de la sculpture (plus ou moins ‘’déformées’’, changeantes et innovantes au grès de l’orientation de la lumière).

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Enjardinez-vous ! revient pour sa 5e édition du mercredi 20 mars au dimanche 24 mars

Communication de la Mairie du 11e arrondissement

Enjardinez-vous revient pour sa 5e édition du mercredi 20 mars au dimanche 24 mars dans le 11e arrondissement. Préserver la biodiversité et prouver que ville et nature s’accordent sont les objectifs de ce rendez-vous incontournable. Partez à la rencontre des nombreux acteurs locaux qui participent à la végétalisation de notre territoire, et découvrez des initiatives surprenantes ! 

Retrouvez le programme ci-dessous

MERCREDI 20 MARS

Bibliothèque Parmentier :

  • 10h30 : Contes pour les petits de 1 à 3 ans avec l’Âge d’or de France. Inscriptions (sur place et au 01 55 28 30 15) à partir du 13 mars.
  • 14h-16h : Fabrication de pots en origami et semis. Inscriptions (sur place et au 01 55 28 30 15) à partir du 13 mars.
  • 16h30-17h : Les « talents en herbe » du Conservatoire Charles Munch s’invitent à la bibliothèque : chants et musique instrumentale.
  • 17h : Inauguration de la grainothèque de la Bibliothèque Parmentier

A Square Jules Verne :

  • 15h-16h : Découverte du compost au jardin partagé du Centre de la Terre.
  • 16h-17h : Troc de graines au Bouquin qui bulle.

JEUDI 21 MARS

Balade « La nature cachée du 11e »

  • 14h-17h : Rendez-vous au jardin Breguet (27-35 rue Breguet). Sur inscription par mail à comm11@paris.fr ou auprès de l’accueil de la mairie.

137 rue Oberkampf :

  • 15h-18h : Atelier « Brico-jardin » au jardin éphémère : fabrication d’une petite serre, avec la Compagnie Par Has’Arts.

Mairie du 11e arrondissement :

  • 19h-21h : Table ronde : “Comment sauvegarder les oiseaux dans le 11e ?” avec la Ligue de la Protection des Oiseaux, l’association ESPACES, l’Association Espaces de Rencontres entre les Hommes et les Oiseaux et l’Agence d’Écologie Urbaine de la Ville de Paris.

VENDREDI 22 MARS

Square Colbert :

  • 15h-16h30 : Atelier semis au jardin Marcotte.

137 rue Oberkampf :

  • 15h30 : Inauguration du jardin éphémère avec l’Association des Locataires Timbaud-Oberkampf (ALTO), atelier compost avec la Compagnie Par Has’Arts.

Collège Voltaire :

  • 17h-18h30 : Visite du jardin partagé et du poulailler du collège, exposition sur la pollution de l’eau. Sur inscription par mail à comm11@paris.fr ou auprès de l’accueil de la mairie du 11e.

SAMEDI 24 MARS

Centre Paris Anim’ Mercoeur :

  • 10h-12h30 : Préparation et distribution d’une soupe solidaire, fabrication de cabanes à insectes.

Square de la Roquette :

  • 12h30 : Inauguration du jardin partagé, géré par le centre social Solidarité Roquette, atelier semis.

Esplanade Renée Lebas :

  • 14h : Découverte du potager urbain de l’association Quartier Saint-Bernard et stand de présentation de « Nous voulons des coquelicots ».
  • Troc de plantes et de graines et ouverture du jardin partagé avec le jardin Nomade.
  • Exposition photo sur les passages végétalisés du 11e, stand des conseils de quartier et des Amis du Jardin Louis Majorelle.
  • Présentation du futur rucher du square Louis Majorelle par l’apiculteur Milo Galli.

Jardin Truillot :

  • 15h-16h : Défi planète « Nettoie ton quartier » avec les collégiens de Beaumarchais et de Voltaire et le jardin partagé Truillot.

Square Jules Verne :

  • 15h-17h30 : Découverte des insectes et du compost et goûter au jardin du Centre de la Terre
  • 16h-17h : Lecture d’histoires de jardins, par la Compagnie Par Has’Arts.

Jardin Titon :

  • 16h-17h30 : Atelier compost et végétalisation du toit de la cabane du jardin partagé.

Square des Jardiniers / Place Marie-José Nicoli :

  • 15h30-17h : Ouverture du Kioskalire, et animation contes et dessins, ateliers semis et bombes à graines pour les jardinières de la place, et démonstration du lombri-compost du 5-7 bis impasse des Jardiniers par le collectif des P’tits voisins.

DIMANCHE 25 MARS 
LES JARDINS PARTAGÉS À L’HONNEUR

Square Colbert :

  • 13h15-14h45 : Atelier paillage, compost et purin animé par Antoine Chaumeil et Cultures en Herbe au jardin Marcotte, jardin partagé et d’insertion.

Jardin Truillot :

  • 15h-18h30 : Fête du jardin partagé : performance chorégraphie Uterriens, Uterriennes, de tous les pays, unissez-vous ! avec Isabelle Maurel du Comité Métallos, chorale de la biodiversité avec les enfants de l’école Pihet et Marie-Angela Epiter, lectures et distribution de poèmes des Fleurs d’Exil, musique avec Banjoe, Guillaume Retail et David Zuluaga Vasquez, et goûter solidaire.

Square Olga Bancic :

  • 15h-18h : Exposition sur les papillons par Nadine Percheron (Jardin d’Olga) et découverte des plantes du jardin.
  • 16h45-18h : Atelier paillage, compost et purin animé par Antoine Chaumeil et le jardin d’Olga.

Jardin partagé 200 bis boulevard Voltaire :

  • 15h30 : Atelier compost au jardin partagé Ceux qui sèment, et Contes avec l’association La Sittelle à 15h30, 16h30 et 17h30.

A Square Jules Verne :

  • 15h-17h30 : Découverte des insectes, initiation au compost et goûter partagé au jardin du Centre de la Terre.

Rue Faidherbe :

15h-17h : Nettoyage de printemps des pieds d’arbres

SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS – FESTIVAL PARIS CAMPAGNE

14 avenue Parmentier :

De 11h à 18h :

  • Ateliers : sensibilisation à la permaculture, semis, et lombricompost,
  • Exposition photographique,
  • Préparation et dégustation de soupe d’ortie,
  • Jeux pour enfants.

Dimanche 24 mars à 16h : Projection du film L’éveil de la permaculture suivie d’un débat avec le réalisateur Adrien Bellay.

Ces animations sont proposées par l’Accorderie de Belleville et l’association Relocalisons (Val de Marne).

Selon le journal Les Echos, le prix de l’immobilier dans notre quartier se rapproche des prix des autres quartiers du 11e

Article du journal les Echos du 4 mars 2019

  En 2 ans, les prix de l’immobilier dans le 11e arrondissement ont grimpé de plus de 14 %, pour s’approcher des 10.000 euros le mètre carré.

Le 11 e arrondissement devrait dépasser les 10.000 euros le mètre carré de moyenne en 2019.

« On sent un petit fléchissement des prix depuis début 2019, mais on continue à vendre cher », explique Mylène Guetta de l’agence Century 21 Parmentier-Saint-Maur. Cher, c’est au-dessus des 9.700 euros le mètre carré de moyenne observée par MeilleursAgents dans le 11e arrondissement. En hausse de plus de 14 % en deux ans, le 11e est prisé pour son animation et des prix encore accessibles comparés au centre de Paris.Arrondissement le plus densément peuplé, il traverse la rive droite entre la place de la Nation et celle de la République en passant par Bastille et regorge de lieux culturels et de rendez-vous chers aux parisiens.

« On a nettement plus de demandes que d’offres, avec beaucoup de jeunes et d’étrangers », explique Mylène Guetta, qui observe « un marché haussier depuis deux ans, où toutes les surfaces sont recherchées ». Une dynamique qui profite notamment aux investisseurs à la recherche de biens faciles à louer dans cet arrondissement qui compte une majorité de petites surfaces.

Dans la partie nord du 11e, les secteurs à la frontière avec le 19e arrondissement connaissent un nouvel intérêt de la part des acquéreurs. « Le clivage des prix a cédé », analyse Mylène Guetta. Près du boulevard de Belleville et en haut de la rue Jean-Pierre-Timbaud, l’installation de nouveaux commerces de bouche facilitée par la mairie via la préemption d’anciens locaux commerciaux attire une population avec un fort pouvoir d’achat immobilier. Rue de l’Orillon, un 28 m² a été cédé pour 290.000 euros, dans ce secteur où les ventes ne franchissent traditionnellement pas les 10.000 euros le mètre carré. La gentrification dans cette partie populaire du 11e devrait alimenter la hausse des prix pendant encore quelques années, avec des « familles qui viennent d’autres arrondissements », explique Mylène Guetta, pour des biens encore accessibles sous les 9.000 euros/m².

Marché tendu

Les écarts de prix se resserrent ainsi avec le sud de l’arrondissement et les secteurs plus cotés de Folie-Méricourt et Roquette. Situés entre les grands boulevards qui relient la place de la République à Nation et Bastille, les transactions se font autour de 10.000 euros le mètre carré, après avoir grimpé de 7 % en un an. Prisés des bobos et des jeunes couples pour leur emplacement central et festif, les bien situés près des stations Parmentier et Oberkampf trouvent preneur sous les 20 jours dans certaines agences. Au croisement de la rue Oberkampf et Saint-Maur, un 28 m² a été cédé dès la première visite pour 300.000 euros, soit au-delà des 10.700 euros/m².

Renouvellement

L’inauguration du jardin Truillot entre les boulevards Richard-Lenoir et Voltaire est symptomatique du besoin du 11e de se renouveler pour mieux accueillir les familles qui s’y installent. A l’origine plus populaire, de nombreux ménages ont choisi le secteur de Saint-Ambroise pour sa proximité avec le Marais et des biens encore accessibles il y a quelques années. Mais, en cinq ans, les prix y ont grimpé de plus de 14 %, pour devenir la partie la plus huppée du 11e. Les transactions se font désormais au-dessus de 10.000 euros le mètre carré et des micromarchés, comme celui du square Maurice-Gardette, ont émergé. Sur l’avenue de la République, un 165 m² dans un immeuble Art déco a été cédé pour 1.650.000 euros, «  alors qu’avant jamais une si grande surface ne dépassaient les 10.000 euros le mètre carré ».

Sans concertation, le Maire du 11e arrondissement s’apprête à opérer un vaste réaménagement de la place Jean Ferrat à Ménilmontant

On se pince pour y croire, tant la décision du Maire du 11e, François VAUGLIN, contrevient aux règles élémentaires de la démocratie locale.

En effet, alors que les grands places parisiennes comme Bastille, Nation ou Gambetta sont en train de faire l’objet d’aménagements construits et décidés dans la concertation. Alors que la rénovation des places des quartiers populaires de Colonel Fabien à Charles Moslet en passant par la place Alphonse Allais se prépare avec les habitants, le Maire du 11e décide seul, sans en référer aux habitants et usagers, du réaménagement de la place la plus importante de notre quartier. Un cas unique à Paris.

Le projet prévoit, pour l’essentiel, de raser les deux vastes jardinières pour les remplacer par des rochers d’escalade pour les jeunes et des babyfoot, ainsi que l’installation d’un manège.

Le projet de réaménagement

Ce projet pose plusieurs problèmes.

Un recul majeur pour la place de la nature dans le quartier et la lutte contre les îlots de chaleur

Les vastes jardinières créées il y a 10 ans ont posé, il est vrai, de sérieux problèmes à commencer par leur manque d’entretien et l’existence de fuites dans la station RATP. Pour autant, leur destruction aurait mérité un débat. La place Jean Ferrat est en effet très minérale (comme la place de la République) et notre quartier manque cruellement d’espaces verts et d’arbres.

L’argument avancé pour justifier ce choix est la création d’un parcours sportif le long des boulevard du Nord-Est parisien entre Nation et Stalingrad, voté dans le cadre du budget participatif et qui constitue un engagement de la Mairie de Paris vis-à-vis du CIO pour les JO de 2024.

Toutefois, cela n’implique pas que la localisation et la nature des installations sportives ne soient pas soumis à discussion avec les usagers de l’espace public, ni que l’on rase des espaces de végétation. Rappelons qu’historiquement à cet emplacement, il y avait un square. C’est dire, si en termes de lutte contre les îlots de chaleur, la situation ne cesse de se dégrader.

Un projet d’aménagement qui exclut les femmes de l’espace public

Outre l’installation dédiée à l’escalade, le projet prévoit la création de deux babyfoot, sur le modèle de celui qui a été installé place Marek Edelman. Là encore, on se désolera de ce choix non concerté et déconnecté des préoccupations des habitants.

D’abord chacun peut comprendre que l’un des enjeux de la place Jean Ferrat est d’y ramener les femmes, très largement absentes de son usage. Il est assez peu probable que les babyfoot et les rochers d’escalade soient perçus comme un moyen de parvenir à plus de mixité, c’est sans doute même l’inverse.

Le risque est également de reproduire ici l’erreur commise place Marek Edelman, où le babyfoot financé par le Conseil de quartier n’a jamais fonctionné, parce qu’il n’est jamais entretenu par les services de la propreté et qu’il sert de poubelle. Ensuite, parce que pour y jouer, encore faut-il penser à se munir de balles et savoir où en trouver. Or c’est rarement le cas. Ce sont donc des cailloux qui font office de balles et dégradent l’équipement.

Une décision contraire à la volonté exprimée par les habitants du quartier lors du budget participatif

Le projet prévoit également l’installation d’un manège sur la place (côté arrêt de bus 96), ce qui pose d’autre problèmes.

D’abord, ce manège sera installé là même où les habitants du quartier avaient demandé que l’on plante des arbres supplémentaires dans le cadre du projet ” Végétalisons le quartier Belleville Saint-Maur” en 2017. Plus de 1.600 habitants avaient voté pour ce projet et vont, à juste titre, se retrouver floués par la décision du Maire du 11e.

Ensuite, cela pose la question de la place des “Chibanis”, ces vieux immigrés du quartier qui aiment à se retrouver sur cet espace où sera implanté le manège.

Désargentés pour la plupart d’entre-eux et vivant souvent dans des chambres ou des logements exigus, ils n’ont plus que cet espace comme lieu de socialisation. Les en priver serait injuste.

Les Chibanis de la place Jean Ferrat, quelle place pour eux après le réaménagement ?

Pour le maire, il s’agit surtout de lutter contre le marché sauvage

Il semble que l’objectif premier des choix d’aménagement soit de résoudre le problème récurent qui est celui du marché sauvage. En clair, en encombrant l’espace public, on empêcherait le marché sauvage de s’installer.

Le Marché sauvage, place Jean Ferrat

Nous sommes opposés à cet orientation, car pour les habitants, c’est la double peine. Dans un quartier aussi dense que le nôtre, les habitants ont besoin d’espaces publics gratuits pour se balader et s’y retrouver. Ils ne sont pas responsables du marché sauvage. Il appartient aux autorités de prévenir et de lutter contre ce genre de délits, sans en faire payer le prix aux habitants.

En revanche, l’idée de développer des animations sur la place, et le manège va y concourir, répond à un réel besoin. mais le manège sera toutefois payant.

Aussi, plutôt que des murs d’escalade, des babyfoots, il aurait été plus pertinent d’installer des jeux pour enfants gratuits, de maintenir la baraque ou l’on pouvait acheter des gaufres et de créer, pourquoi pas, un kiosque citoyen pour renforcer le lien social sur cette place au carrefour des quartiers populaires des 11e et 20e arrondissement .

Le Carnaval de Paris 2019 passera par notre quartier !


Carnaval de Paris 2018

Le Carnaval de Paris revient ce dimanche 3 mars 2019. Cette année, les petits et grands sont invités à défiler sur le thème libre : « Un pour tous, et tous pour le sport ». Départ du défilé vers 14h depuis la place Gambetta, dans le 20ème !

Si vous aimez vous déguiser et défiler dans les rues de Paris, alors rendez-vous le dimanche 3 mars 2019, pour la 22e édition de l’incontournable Carnaval de Paris !

Et autant vous dire que cette année encore, les organisateurs du Carnaval de Paris ont décidé de mettre les petits plats dans les grands avec un thème qui saura éveiller l’imagination de chacun : celui de « Un pour tous, et tous pour le sport ».

Le Carnaval de Paris 2017

Alors pour vivre ce moment unique, sachez que le 22ème cortège du Carnaval de Paris Promenade du Bœuf Gras défilera comme d’habitude le dimanche qui précède le Mardi Gras, soit le dimanche 3 mars 2019

Du côté du parcours, rendez-vous à 14h sur la Place Gambetta pour le départ du cortège. Le défilé prévoit d’arriver vers 17h ou 18h sur le terre-plein central de la Place de la République.

Parcours du Carnaval de Paris 2019 :  

Rendez-vous le dimanche 3 mars 2019 à partir de 13h Place Gambetta, dans le 20ème. Départ vers 14h pour emprunter l’itinéraire suivant :

  • Avenue Gambetta vers Ménilmontant.
  • Place Auguste Métivier.
  • À droite : boulevard de Ménilmontant.
  • Boulevard de Belleville.
  • À gauche : rue du Faubourg-du-Temple.
  • Arrivée vers 17h ou 18h sur le terre-plein central de la place de la République.

Le défilé pourra y rester jusqu’à 20h, sauf modification éventuelle. Fin de la fête et dispersion à 20h.

On rappelle que ce carnaval est un évènement festif à la fois libre, bénévole, gratuit, traditionnel, indépendant, autogéré, apolitique, sans buts lucratifs et non subventionné. Tout le monde est bienvenu ! Il n’est pas nécessaire de s’inscrire pour participer. On peut décider au dernier moment de participer ou non, en fixe ou en mobile, sur tout ou partie du parcours. Le placement est libre dans les deux cortèges. C’est le vrai carnaval, pas un spectacle de rue.

Et n’oubliez pas non plus, le dimanche 31 mars 2019, l’autre défilé traditionnel du Carnaval de Paris : le cortège des Reines des Blanchisseuses de la Mi-Carême, le Carnaval des femmes. Les femmes sont invitées à se costumer en reines et les hommes en femmes, s’ils osent.

Un homme agressé à coups de couteaux et de sabres boulevard de Belleville

Article du quotidien “20 minutes-Paris” :

Samedi soir, vers 18h, boulevard de Belleville, un homme a été agressé à coups de couteau et de sabres par une dizaine d’hommes avant de trouver refuge dans un restaurant, rapporte ce dimanche midi Le Parisien.

Les agresseurs ont fini par prendre la fuite. La victime, identifiée comme proche de la mouvance islamiste précise le quotidien, souffre d’une blessure importante au flanc droit et de nombreuses plaies sur le bras et à la main gauche. Il a été conduit à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (13e arrondissement). Son pronostic vital est engagé. Le deuxième district de la police judiciaire est chargé de l’enquête. L’homme a pour l’instant refuser de coopérer avec les enquêteurs

Le projet de construction sur l’ex terrain de sports de Ménilmontant ne passe toujours pas

Article du journal Le Parisien (19/02/19):

Un chaîne humaine composé d’élus écolos, de gauche, de droite et du centre, de riverains collectifs et associations opposés au projet

Le projet de construction sur l’ex terrain de sports de Ménilmontant ne passe toujours pas. Des élus d’opposition mais aussi les alliés Verts d’Anne Hidalgo réclament un moratoire sur le dossier.

Des riverains, des militants associatifs mais aussi des élus parisiens (dont beaucoup de membres du groupe écologiste) tous ceints de leur écharpe officielle… Ce mardi matin, près de cent personnes se sont alignés sur le boulevard de Ménilmontant (XIe), devant le Terrain d’éducation physique (TEP) du même nom, pour former une chaîne humaine de protestation contre le projet de «bétonnage » du site.

Objectif des manifestants : empêcher l’entrée des engins de chantier sur ce terrain de 6000 m2 et le démarrage de la construction d’un immeuble de 80 logements, d’une salle de sport et d’une déchetterie (en sous-terrain) qui doivent remplacer l’ex TEP. Et tant pis si deux bulldozers ont déjà été positionnés au milieu du terrain qui fait face au cimetière du Père Lachaise et si tous les recours contre le permis de construire ont été rejetés.

«Notre mobilisation n’est pas un baroud d’honneur. A l’approche de 2020 et des échéances municipales, le dossier peut encore changer», rappellent les manifestants. Il faut dire que le projet immobilier (à l’étude depuis plus de 7 ans !) prend une tournure de plus en plus politique. Au conseil de Paris de décembre dernier, les Verts avaient réussi à faire adopter un vœu demandant l’abandon du projet… grâce aux voix des élus LRI.

Depuis, le dossier polémique a donné lieu à des alliances «trans-courants ». David Belliard, président du groupe des Verts à la mairie, Danielle Simonnet, conseillère de Paris France Insoumise (et présente dans la «chaîne humaine» devant le TEP) et Pierre-Yves Bournazel, député et conseiller de Paris Agir-les constructifs ont ainsi signé conjointement une lettre envoyée ce lundi à Anne Hidalgo pour réclamer un moratoire sur le projet.

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Le terrain prévu à la construction. /LP/B.H.

«N’est-il pas paradoxal de vouloir limiter le phénomène d’îlot de chaleur, promouvoir la biodiversité, la nature en ville, la végétalisation… en détruisant le peu d’espaces verts et de respiration encore disponibles dans Paris ?», interrogent les cosignataires. «Il faut arrêter d’artificialiser les sols parisiens», répond d’ores et déjà Antoinette Guhl, adjointe (EELV) à la maire de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire.

«Ce projet est extrêmement révélateur de ce qui se passe dans Paris avec la bétonisation de tous les espaces libres. A Ménilmontant comme sur le site Netter-Debergue ou bientôt à Bercy-Charenton (lire ci-dessous)», enchaîne David Belliard qui ne cache pas son intention de remettre ces questions au cœur des débats municipaux avant les élections.

Du côté de la mairie centrale, où l’on appelait à l’apaisement, on soulignait en début de semaine que le projet du TEP Ménilmontant (ndlr qui prévoit la création d’un espace vert sur un toit-terrasse) avait été conçu «pour être ancré dans la transition écologique». «Il répondra à de vrais besoins dans l’un des arrondissements parisiens qui compte le plus de demandeurs de logements », rappelle quant à lui, François Vauglin, maire PS du XIe.

LES AUTRES DOSSIERS QUI FÂCHENT

Des immeubles sur l’ancien terrain de la RATP (XIIe). La parcelle de 5000 m2 située en « cœur d’îlot » dans la rue du docteur Netter (XIIe) qui accueillait anciennement les modestes baraquements de l’Union Sportive Métro est désormais envahie par les engins de chantier. Un ensemble immobilier composé de trois bâtiments d’habitation et d’une crèche de 100 berceaux va prochainement pousser sur le terrain. Malgré la création d’un nouveau jardin public prévu en bordure des futures constructions, le projet a été unanimement dénoncé par les riverains du site, les défenseurs de l’environnement et par les élus EELV ainsi que par des élus LR du XIIe qui ont dénoncé la «surdensification» du quartier Picpus.

Des tours et des milliers de logements à Bercy-Charenton (XIIe). Ce sera la dernière grande ZAC (zone d’aménagement concertée) de Paris. L’immense zone de 80 ha nichée au sud-est du XIIe -et tronçonnée par les faisceaux ferroviaires- va accueillir d’ici à 2030 un véritable nouveau «morceau de ville» : des tours (dont la plus haute culminera à 180 m) permettant d’accueillir 9000 habitants, des équipements publics et des locaux d’activités générant à terme plus de 13000 emplois. Le projet se traduira par la disparition partielle du tunnel des artisans -des galeries souterraines qui accueillaient des petites entreprises travaillant notamment dans le secteur du stockage de produits alimentaires- présenté comme le «dernier frigidaire naturel de Paris» par ses défenseurs. Le dossier de la ZAC a été adopté au conseil de Paris en juillet 2018 à une très courte majorité. Avec les voix des élus socialistes, communistes et «macronistes »… mais sans celles des élus LR, des centristes et des alliés Verts d’Anne Hidalgo.

La rénovation de l’école des prix Nobels (Ve). La manifestation prévue ce mardi soir a été reportée pour permettre aux personnes de participer au rassemblement contre l’antisémitisme mais… ce n’est que partie remise. L’association de riverains (ARRBELV), SOS Paris et France Nature Environnement Paris ont bien l’intention de continuer leur mobilisation contre l’abattage de « 52 arbres » dans le cadre de la rénovation de l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielle (ESPCI). «Paris ne peut continuer à bétonner sa nature, la ville doit tout faire, au contraire, pour sanctuariser cet inestimable trésor », insistent les contestataires.

Migrants : les riverains de la rue du Moulin Joly n’en peuvent plus

Les migrants s’invitent à une réunion du Maire du 11e (au fond à gauche)

Nous avons déjà eu l’occasion de faire état du problème lié à la décision de la Mairie de Paris d’installer un dispositif d’évaluation des migrants rue du Moulin Joly.

Il semble que la situation soit en train de dégénérer.

Après avoir interpelé en vain le Maire du 11e arrondissement sur les conséquences de cette décision, lors d’une rencontre avec les habitants du quartier en décembre dernier, les riverains ont décidé de se mobiliser et de faire une pétition  qu’ils lui ont adressée il y a quelques jours, alors qu’il refuse toujours de les rencontrer.

Comment ne pas comprendre les riverains ? Le centre de la Croix rouge est trop petit et ne dispose pas d’assez de personnel et d’espace pour faire face à des flux de migrants encouragés par les associations à s’y présenter toujours plus nombreux. Résultat : des jeunes migrants qui errent dans le quartier, occupent les trottoirs et les équipements publics dont ils privent (malgré eux) les habitants, et des disputes très violentes et bruyantes entre jeunes créant un climat de tension.

Distribution de repas place Marek Edelman

Les intrusions dans les parties communes de l’immeuble qui abrite la Croix rouge persistent, parfois pour y passer la nuit. Nous avons-nous même été également témoins de scènes où les jeunes migrants refoulés escaladent la grille de l’immeuble pour pouvoir être examinés par la Croix rouge puis se faire expulser manu militari par le vigile. Des images que l’on voit généralement à Ceuta et Melila ou à Calais et que l’on imaginait pas voir un jour dans Paris.

Les dégradations de l’espace public qui se matérialisent par une accumulation  de détritus et  des problèmes d’urine à proximité du centre de la Croix rouge sont aggravées par l’organisation de repas décidée par une association sur la placette Marek Edelman pour 200 jeunes, avec l’accord du Maire du 11e arrondissement.

la planche abdominale de la place Marek Edelman ne tient qu’à un parpaing

Sur la placette, le matériel de sport et de loisir, financé par la Mairie et le Conseil de quartier, est en partie hors d’usage. Il n’est pas rare de voir des restes alimentaires, des emballages ou encore des boites de thon flotter dans le babyfoot. La planche abdominale elle a été cassée et doit être soutenue par un parpaing.

Que demandent les riverains dans leur pétition ?

D’abord que  le propriétaire et son locataire (la Croix Rouge) prennent toutes les dispositions utiles pour que l’accueil des jeunes migrants se fasse sans générer de nuisances pour les occupants de l’immeuble dans le respect du règlement de copropriété.

Ensuite que les pouvoirs publiques  (Etat,  Région et  Ville  de  Paris)  prennent leurs responsabilités en ouvrant d’autres centres d’accueil afin de désengorger celui du 5, rue du Moulin Joly totalement submergé et en organisant des rondes de police régulières, en particulier la nuit, pour recueillir les jeunes dormant dans les parties communes extérieures et intérieures de la copropriété.

les trottoirs et devantures des commerces de la rue du Moulin joly saturés par la présence de jeunes migrants

 Nous verrons quelle suite sera donnée à cette pétition, mais une chose est certaine, plus le maire du 11e arrondissement attend pour mettre  fin à ce problème qu’il a lui-même créé,  plus la tension est vive et plus les rancœurs s’accumulent entre habitants et migrants. 

Boulevard de Belleville : après la réunion du 11 février la Mairie renonce à la suppression de la piste cyclable et à la piétonisation

Un excellente nouvelle qui nous donne l’occasion de remercier les 937 signataires de notre pétition contre ce projet :

Selon le journal le Parisien : “Le réaménagement à venir du boulevard de Belleville (XIe – XXe), cette artère de 700 m très passante mais passablement dégradée, tient décidément du casse-tête pour la Ville. Après avoir renoncé à supprimer la piste cyclable séparée côté XXe en novembre dernier, sous pression d’une association de cyclistes, l’Hôtel de Ville a annoncé ce mardi soir vouloir finalement « maintenir » également la piste opposée côté XIe.

Un changement de pied qui intervient au lendemain d’une réunion publique particulièrement houleuse organisée à la mairie du XIe où la présentation d’un projet de « zone de rencontre » limitée à 20 km/h sur laquelle auraient cohabité voitures, bus, vélos et piétons entre les stations de métro Belleville et Ménilmontant, a soulevé une bronca des riverains et des cyclistes

« Nous allons donc maintenir la piste cyclable côté XIe, créer les aménagements permettant d’accueillir la nouvelle ligne de bus 71 (NDLR : qui sera mise en service le 20 avril), travailler à une sécurisation des piétons et au ralentissement des flux de véhicules » détaille l’Hôtel de Ville ce mardi.

Boulevard de Belleville : où en est-on du projet de réaménagement ?

Christophe NAJDOVSKI, adjoint à la Maire de Paris chargé de l’espace public

Nous vous retraçons ci-après, les principaux éléments du projet de réaménagement du boulevard de Belleville, présenté le 11 février 2019. Attention rien ne permet à ce stade de garantir que le projet sera mis en œuvre en l’état, tant il suscite l’opposition des habitants des10 et 11e arrondissement. Nous reviendrons prochainement sur ce qui s’est dit lors de cette réunion, particulièrement animée.

Le projet prévoit un élargissement des trottoirs de 1,5 m (côté 11e) gagné sur la piste cyclable, qui disparait. Les places de livraison et arrêts de bus (2 sont prévus côté 11e) seront créées sur ces trottoirs.

Les traversées piétonnes seraient plus sécurisés et feront l’objet d’un aménagement spécifique sur les terres pleins centraux (dalles en granit) où le marché ne pourra plus s’installer. En amont des passages piétons, des zones de stationnement pour les vélos (plutôt que pour des voitures) seront installées, pour garantir la visibilité de la traversée Le deux terre-pleins plein situés de part et d’autre de la rue de l’Orillon seraient unifiés pour faciliter le cheminement piéton. Les extrémités des terre- pleins sur lesquels déboucheront les passages pétions seront légèrement élargies.

Pendant les travaux, le boulevard sera coupé à la circulation. Ce sera l’occasion pour la Mairie de mesurer l’importance des reports de circulation sur les autres rues du quartier. Sur la base de ces éléments, la Mairie décidera si elle rend « piétonne » le boulevard sur le tronçon situé entre les rues Faubourg-du- temple et Fontaine au roi ou si elle y crée une zone de rencontre, limitée à 20 km/heure. Au-delà de la rue de la Fontaine au Roi, la circulation sera limitée à 30km/h dans les deux hypothèses.

Le terre-plein des Maronites côté 20e arrondissement sera aménagé en promenade végétalisée, avec des assises et des espaces dédiés à la pratique sportive et aux jeux pour les enfants. Le couloir de bus entre Ménilmontant et Couronnes qui accueille également les cyclistes sera élargi à 4,5 m. La piste cyclable entre Couronnes et Belleville sera pour le moment maintenue le temps de trouver une solution pour les bus 71 et 20 qui emprunteront également l’itinéraire (et voir comment mettre à la voie la voie de bus et celle des vélos en site propre)           

Le manège situé côté Belleville sera légèrement déplacé et de taille plus réduite pour faciliter le cheminement piéton.

Phasage des travaux :

25 au 29 mars 2019 : réalisation des arrêts de bus côté 20e

Mai- juin 2019 : réfection des trottoirs côté 20e entre rue de Belleville et rue des Couronnes

25 février au 17 mai 2019 : travaux côté 11e entre Faubourg du temple et Orillon.    

20 mai au 28 juin 2019 : travaux côté 11e entre Orillon et Fontaine au roi  

Juillet- août 2019 : travaux  côté 11e entre fontaine au roi et Jean-Pierre Timbaud

26 août au 31 octobre 2019 : travaux côté 11e entre Jean-Pierre Timbaud et Oberkampf

Novembre 2019 à octobre 2020 : réaménagement du terre-plein des maronites côté 20e   

NB : Chaque fois, les étals du marché seront déplacés côté 20e le temps du traitement du terre-plein concerné, voire sur le boulevard de Ménilmontant. 

Le site “Vivre le Marais” relate des Condamnations d’une dizaine de perturbateurs de l’espace public dans notre quartier

Ci après le contenu de cet article que vous pouvez également lire directement su le site de nos voisins

Cet arrondissement, proche des nôtres géographiquement, partage nos soucis et nos combats depuis 2010. Les rues Oberkampf, Saint Maur, Jean-Pierre Timbaud, des Trois Bornes… sont truffées de bars qui considèrent la rue comme une extension de leur commerce et participent la nuit à l’alcoolisation de foules venues d’ailleurs, de Paris ou de sa banlieue.

Le nombre de ces bars et les libertés qu’ils ont prises depuis des années ont rendu la situation quasiment ingérable. La mairie du XIe et la police du commissariat d’arrondissement ont fait des efforts et continuent d’en faire pour contenir les nuisances qui font de la vie des riverains un véritable calvaire. Leurs tentatives de médiation et de répression sont louables, donnent quelques résultats, mais l’équilibre est précaire et les tensions restent vives.

Une “commission de régulation des débits de boissons” a été mise en place sur un modèle défini par le “conseil de la nuit” de l’Hôtel de Ville. Chaque arrondissement devrait normalement en avoir une, mais dans la vision de Frédéric Hocquard, maire-adjoint en charge de la nuit, il n’était pas question initialement que des riverains et leurs associations participent à leurs réunions !

Le collectif des riverains du XIe (Collectif Riverains Jean-Pierre Timbaud) est parvenu néanmoins (exceptionnellement ?) à imposer sa présence et à peser sur la démarche, pendant un certain temps. Aujourd’hui, les habitants considèrent que la « commission de régulation » n’a malheureusement pas tenu ses promesses et exaucé les espoirs qu’on avait mis en elle .

Elle ne régule pas grand-chose… En effet, les responsables des organisations professionnelles ayant pignon sur rue (UMIH, SNEG, SYNHOCART) s’étaient engagés à prêcher la bonne parole auprès des établissements récidivistes, dont le cas était examiné en commission. Ils ont eu manifestement d’autres priorités et en tout cas n’ont pas su trouver les arguments pour convaincre leurs confrères récalcitrants.

C’est ainsi que plusieurs établissements dont les exploitants sont passés plusieurs fois dans la commission continuent d’être l’objet de plaintes des habitants… On comprend que ces derniers ne cautionnent plus l’activité, ou l’absence d’activité, de la commission. Il faudrait qu’elle  modifie radicalement son mode opératoire pour que la confiance en elle revienne.

Le président du Collectif des riverains du XIe a été l’un des fondateurs de “Vivre Paris” au moment des états généraux de la nuit de 2010. Il est resté l’un des plus actifs de cette mouvance, dans son arrondissement parisien mais aussi en province et à l’étranger par sa participation à des conférences pour la défense des habitants contre les méfaits de la fête débridée et du bruit.

Reçu récemment comme nous l’avons été nous-mêmes, par le directeur de cabinet du Préfet de police de Paris, il en a rapporté lui aussi le sentiment que les autorités préfectorales qui contrôlent la police réalisent désormais que la privation de sommeil créée par l’agitation et le tapage nocturnes constitue un grave problème de santé publique. Parallèlement, les autorités semblent bien avoir intégré l’évidence que le climat d’insécurité résultant de l’absence de régulation sociale, notamment la nuit, est incompatible avec la qualité de vie des habitants et leur santé mais incompatible aussi avec la sérénité nécessaire au développement économique des commerces du quartier.

Ce partage de diagnostic sur la nécessité d’une vraie régulation sociale est à l’origine de décisions de justice qui amènent une amélioration de la qualité de vie des habitants. La Justice ne rend pas des comptes à la police dans notre État de droit mais elle a besoin, pour statuer et sévir, de constats (procès-verbaux) que seule la police (et maintenant la DPSP à Paris) est en capacité d’établir, pour attester notamment de l’occupation indue de l’espace public ou de tapage nocturne.

Dans le XIe, le renforcement des liens opérationnels entre le Commissaire central, la Préfecture de police, la mairie d’arrondissement, l’association des riverains et l’association des commerçants du quartier, s’est traduit lundi 7 janvier par une série de condamnations devant le tribunal de police de Paris. Les personnes en cause ont été condamnées pour de multiples incivilités commises en bande dans l’espace public (infractions au code de la route, tapage, nuisances sonores, jets de détritus, crachats…).

Livreur coursier

Livreurs à vélo

Ces agitateurs se présentent comme des livreurs en deux-roues, un phénomène qui a explosé avec la multiplication des plateformes électroniques. Grâce aux réseaux sociaux, dealers motorisés et clients s’entendent facilement et plus discrètement qu’auparavant. On peut en voir un édifiant témoignage ici  de BFMTV.

Trois syndics de gestion représentant trois immeubles de la rue Jean-Pierre Timbaud s’étaient conjointement portés parties civiles au nom des nombreux habitants et commerçants empêchés de vivre normalement par une bande de délinquants chroniques. Le Tribunal a condamné à des amendes sévères et des dommages-intérêts aux parties civiles les dix prévenus de la bande qui sévissait. Quatre d’entre eux seulement étaient présents. On se réjouit de ces condamnations car l’occupation indue de la rue ainsi que la fourniture de drogue aux consommateurs, déjà auteurs de désordres dus à l’alcool, ne fait qu’aggraver les troubles à l’ordre public.

Certes la rémunération dérisoire qui est celle de ces livreurs et la nature précaire de leur emploi peuvent apparaître comme des circonstances atténuantes aux actes délictueux auxquels ils se livrent pour accroître leurs ressources. Il n’est pas question pour autant de les excuser car en agissant ainsi ils enfreignent la législation sur les stupéfiants et contribuent à perturber gravement la vie des habitants et des commerçants de la rue et du voisinage.

Le Ministère public (équivalent du Procureur au Tribunal de police) a recommandé aux quatre prévenus présents à l’audience de transmettre l’avertissement à leurs collègues : désormais, la rue ne sera plus une zone de non-droit et, en cas de récidive, les condamnations continueront d’être prononcées avec la plus grande fermeté. Cette fois-ci, les amendes étaient déjà considérables : près de 2.000 € pour certains prévenus… Il semble que les personnes condamnées aient bon gré mal gré reçu le message…

Augmentation de la circulation et des nuisances, détournement du budget participatif : la mise en garde des habitants des quartiers populaires du 11e et 10e arrondissements aux élus écologistes

Paris, le 6 février 2019

Monsieur David BELLIARD

Président du groupe écologiste de Paris

Monsieur le Président,

Messieurs Christophe Najdovski et Pierre Japhet, élus écologistes, disposent d’une délégation en matière de circulation et de déplacements, qu’ils tiennent respectivement de la Maire de Paris et du Maire du 11earrondissement.

Ils ont à ce titre une responsabilité particulière dans l’élaboration du projet de réaménagement du boulevard de Belleville, la qualité de la concertation et le respect de la volonté exprimée par les habitants du 11e arrondissement dans le cadre du Conseil de quartier et du vote du budget participatif.

Nous venons de prendre connaissance du compte-rendu du Conseil d’arrondissement du 29 octobre 2018, dans lequel Monsieur Japhet précise les objectifs du projet de réaménagement du boulevard de Belleville où celui-ci indique qu’il prévoit la création d’une zone de rencontre qualifiée de « première étape » où la circulation resterait autorisée, dans la perspective d’aller ensuite vers une aire dite « piétonne » et donc interdite à la circulation automobile.

Ce projet, s’il est mis en œuvre, induira des reports de circulation massifs sur d’autres rues. Chacun sait par ailleurs qu’il n’y aura pas de retour en arrière et que les places de livraison créées sur la piste cyclable ne sont pas détruites pour reconstituer cette dernière et que la seule option en cas d’échec probable de la zone de rencontre, sera la fermeture totale du boulevard à la circulation automobile et donc des reports de circulation massifs.

1- Nous vous informons que nous ne pouvons accepter la perspective d’une déviation du trafic du Boulevard de Belleville (transit et destination finale) vers les rues intérieures des quartiers de la Fontaine au roi (11e) et du Faubourg du Temple (10e) classés en politique de la ville et qui concentrent les populations les plus précaires des deux arrondissements et une large part de populations immigrées.

Il est en effet inacceptable que l’objectif qui est le vôtre de réduire la place de la voiture sur le boulevard, se traduise par une dégradation supplémentaire de la qualité de vie et de la santé des habitants les plus fragiles, alors que chacun sait que ceux-ci ont déjà une espérance de vie bien plus courte que les cadres supérieurs, dont sont issus la plupart des élus parisiens.

2- Votre projet emportera par ailleurs un accroissement des écarts de développement territorial entre les quartiers populaires et les autres quartiers des 11e et 10e arrondissements, incompatibles avec les objectifs de rééquilibrage poursuivis de la Politique de la ville.

Nous notons en effet que vous prévoyez d’augmenter la circulation (+45% en HPS) sur le niveau supérieur de la rue Faubourg du Temple, côté Belleville, où le revenu moyen est de 10.000€, alors que vous avez apaisé la circulation sur le niveau inférieur de cette rue à proximité de République, où le revenu est 27.000€ selon l’INSEE.

De la même manière, le trafic automobile augmentera sur le tronçon de la rue Oberkampf situé dans notre quartier, qui concentre 80% du stock de logement social de la rue, quand vous vous apprêtez à apaiser la circulation sur le tronçon situé dans le quartier République Saint-Ambroise, où des opérations de promotion immobilière à 10.000€/m² sont en cours.  

3- Au-delà du renforcement des inégalités, votre projet témoigne également d’un manque total de cohérence et de vision.

Nous rappelons en effet qu’une zone de rencontre doit être créée sur la rue de Vaucouleurs, dans sa partie comprise entre les rues de l’Orillon et de la Fontaine au roi. Or compte-tenu du plan de circulation, ces rues devraient accueillir une part notable de reports de circulation pour rejoindre le boulevard de Belleville. Ces reports compromettent l’objectif d’apaisement de la circulation dans le quartier.

L’augmentation de la circulation automobile rue de la Fontaine au compromet également le projet d’aménagement de la place Marek Edelman porté par le Conseil citoyen et traversée par cette rue. Elle ne permettra pas d’apaiser cette place, ni d’y développer des activités destinées aux plus jeunes et aux familles.

Nous le disons clairement, il ne peut pas y avoir d’un côté, les grandes places des quartiers gentrifiés comme Bastille, Nation où la place de la voiture serait réduite, et de l’autre, les places des quartiers populaires où la circulation automobile et la pollution augmenterait.

4- Par ailleurs, ce projet revient à jouer à la roulette russe avec l’avenir du vélo dans notre quartier et la sécurité des cyclistes.

Nous avons bien noté dans le compte-rendu du Conseil d’arrondissement que ce choix d’aménagement a recueilli l’accord du Président de l’association Paris en Selle.

Nous vous confirmons toutefois que nous, cyclistes du quartier, sommes en total désaccord avec cette prise de position du Président de cette association, lequel est à l’évidence, davantage porté à réduire la place de la voiture, qu’à promouvoir la pratique du vélo dans les quartiers populaires.

Nous jugeons pour notre part que la zone de rencontre, comme la zone piétonne, emportent des risques majeurs pour la sécurité des cyclistes dans un contexte où les usages du boulevard de Belleville ne sont pas régulés, en dépit de plusieurs alertes et signalements auprès des élus et des services de la voirie.

Nous restons également convaincus que la suppression d’un aménagement cyclable dédié entravera la pratique du vélo sur le boulevard de Belleville et qu’il en sera de même dans les rues intérieures du quartier où le trafic automobile augmentera, alors que les pistes cyclables n’y sont pas protégées et sont à contre-sens de la circulation.

La suppression de la piste cyclable est par ailleurs justifiée par l’élargissement des trottoirs. Or vous le savez, cet élargissement n’emportera pas en soi d’amélioration notable de la place des piétons, dans un contexte, où comme le rappelait votre groupe au Conseil de Paris dans un vœu ainsi qu’un rapport d’audit de la ville de Paris : « l’occupation anarchique du domaine public par les terrasses et étalages non autorisés ou en dépassement n’est pas jugulée ».

Nous en sommes d’autant plus convaincus que près de 70% des commerces du boulevard de Belleville côté 11e ne respectent pas l’autorisation d’occupation du domaine public accordée par la ville et que par ailleurs, plusieurs établissements d’importance prévoient de déposer des projets de création ou d’agrandissement de leurs terrasses à l’issue des travaux de réaménagement du boulevard.

 Compte tenu de ces éléments, nous ne pouvons que nous étonner que votre Groupe cautionne une opération qui se traduira par une privatisation accrue de l’espace public, alors qu’il a toujours combattu cette pratique et pire encore, qu’il accepte de la financer par de l’argent public.

5- Enfin et ce n’est pas de notre point de vue, le moindre des problèmes, la mise en œuvre de votre projet de réaménagement pose un problème sérieux au regard du respect de la démocratie locale.

Votre groupe, comme vos nombreux militants dans les conseils de quartier du 11e arrondissement, n’ont jamais manqué de dénoncer par le passé le non-respect par la Ville du contenu de projets lauréat du budget participatif, souvent à bon droit.

Votre groupe rappelait notamment dans un vœu que « l’esprit d’un budget réellement participatif est de permettre aux citoyens de décider eux-mêmes des investissements à réaliser ». Or, vos élus s’apprêtent à utiliser l’argent du budget participatif voté dans le cadre du projet « Beau boulevard de Belleville » pour supprimer la piste cyclable, alors que ce projet prévoyait sa rénovation. Ce n’est pas acceptable.

Par ailleurs, vous le savez, le principe du réaménagement du boulevard a été massivement soutenu par les habitants du quartier Belleville Saint-Maur, grâce à la mobilisation des habitants des secteurs Faubourg-du-temple et Fontaine au roi, dans un vœu du Conseil de quartier d’avril 2015. Comment peut-on leur expliquer aujourd’hui que ce faisant, ils ont signé pour une augmentation des nuisances liées au bruit et à la pollution ?

Enfin, s’il est possible d’affirmer que la fermeture des voies sur berges, qui a entrainé des reports de circulation sur les quais hauts, a bien été validée à l’occasion des dernières élections. Ce n’est certainement pas le cas de la fermeture à la circulation du boulevard de Belleville. Dans la mesure où nous arrivons au terme de l’actuelle mandature, il ne serait pas compris qu’une situation irréversible et non concertée soit engagée et créée quelques semaines avant les prochaines élections.

Nous vous suggérons donc, si tant est que vous soyez vous-mêmes convaincus de la pertinence de votre projet, de le soumettre au vote des parisiens à l’occasion des prochaines échéances.

Nous vous invitons enfin à tirer pleinement les leçons de la crise relative à l’augmentation des taxes sur les carburants. Cette expérience nous enseigne, s’il en était besoin, qu’on ne pourra pas « embarquer » les populations modestes dans la transition écologique, en leur faisant payer à eux, et eux seuls, les conséquences des décisions visant à réduire la circulation automobile.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, notre considération distinguée.

Cliquez ici pour télécharger le courrier adressé à David Belliard

Quoi de neuf dans le quartier ?

Le traitement des pieds d’arbres sur le terre-plein central du boulevard de Ménilmontant a commencé. C’est une très bonne nouvelle tant la situation des pieds d’arbres était problématique. Toujours du  côté de  Ménilmontant, la création d’arrêts de bus pour la future ligne  71 qui entrera en service en avril prochain, a également débuté.

Création d’un arrêt de bus boulevard de Ménilmontant

La traversée piétonne au carrefour Auguste Métivier (Bd Ménilmontant/rue du chemin Vert/avenue Gambetta) a été facilitée par des travaux récents de prolongement du terre-plein central. C’était un engagement de campagne du Maire du 11e arrondissement.

La placette à l’angle Crespin du Gast/ passage de Ménilmontant a été refaite : le revêtement, les pieds d’arbres ont été refaits Un emplacement pour les deux roues installé.

Placette Crespin du Gast avant la fin des travaux

Au square Jules Verne, le mur végétalisé a été installé, mais ne donnera son plein potentiel qu’au printemps. Ce projet a été financé dans le cadre du budget participatif. 

Mur a végétaliser Square Jules Verne

Rue Jean-Pierre Timbaud, un ralentisseur a été installé. Il ne donne toutefois pas satisfaction. Mal placé, il ne permet pas d’apaiser réellement la voie de circulation, sur la partie qui débouche débouche sur la rue  des 3 couronnes. Par ailleurs un aménagement est encore manquant au niveau de la rue du Moulin Joly ou le passage piéton n’est pas sécurisé (le stationnement de voitures ne permet pas de voir arriver les voitures qui descendent).  

Les travaux de l’Eglise Saint-Joseph des Nations ont également commencé. Ils vont prendre plusieurs mois.

Les travaux de L’Église ont commencé

Au 53 boulevard de Belleville devrait s’ouvrir un bar brasserie appelé le Dépôt. Pour les anciens du quartier il s’agit de l’emplacement de l’ancien hammam du boulevard puis du Hal’shop. On doit son installation aux anciens propriétaires du Café Couronnes disparu dans le cadre d’un projet hôtelier sur le boulevard côté 20e..

Une pizzeria devrait également ouvrir rue 158 rue Saint-Maur. La qualité devrait être au rendez-vous. Au 82 Avenue Parmentier s’est ouverte la maison de la Poutine, le 1er fastfood canadien. Une curiosité à tester. C’est un plat emblématique du Quebec, au Canada.