Marché de Belleville : les associations d’habitants et de commerçants refusent tout retour en arrière

Dans un courrier du 29 juin 2020, les associations de riverains et de commerçants du quartier demandent à la Maire de Paris de ne pas doubler le nombre de stands du marché de Belleville. Ils avancent que l’organisation mise en place depuis le déconfinement avec une seul file de stands, est la seule compatible avec l’importance de sa fréquentation, respectueuse des usagers, riverains et des cyclistes.

Vous en trouverez la teneur ci-après.

Avant : un marché saturé où il était impossible de circuler
Depuis le déconfinement : le marché est plus aéré, plus agréable
Depuis le déconfinement : le marché est plus aéré, plus agréable

Madame la Maire de Paris,

Depuis plusieurs années, les usagers, riverains, commerçants et habitants du quartier Belleville Saint-Maur demandent de dé-densifier le marché de Belleville, au sein duquel il est impossible circuler, en raison de l’organisation en double file des stands et de la largeur insuffisante du terre-plein central.

Depuis le déconfinement, un seul linéaire sur les deux a été maintenu. Cela a permis, non seulement de respecter la distanciation physique, mais également d’apaiser le marché. La situation des femmes et la sécurité s’en sont trouvées notamment grandement améliorées. Les files d’attente devant les stands ne se sont pas accrues, alors même que le nombre de stands a été diminué. Cet aménagement permet en outre au marché de Belleville d’assurer enfin sa fonction sociale, en permettant à ses usagers de s’arrêter pour se rencontrer, prendre des nouvelles, sans créer de bouchons et sans être, sans cesse, bousculés.

En divisant par deux le nombre de camions, les nuisances et la pollution générés par ce marché ont été réduites. Les places de stationnement côté 11e, qui étaient occupées en totalité par les camions des forains les jours de marchés, sont plus fréquemment disponibles, réduisant considérablement les arrêts intempestifs de véhicules sur la piste cyclable. Les commerçants sédentaires peuvent enfin utiliser les emplacements de livraison.

Compte tenu de ces éléments, un retour en arrière serait problématique et incompréhensible, alors qu’il y a de plus en plus de cyclistes qui empruntent la piste cyclable.       

Par ailleurs, il est fait observer qu’une large part des forains qui ont manifesté leur volonté de réintégrer le marché Belleville, sont des commerçants volants et qu’un emplacement sur un marché découvert ne saurait constituer un droit absolu et à durée indéterminée, en particulier pour des commerçants qui n’ont pas d’abonnement à l’année.

En outre, pour nombre d’entre-eux, ces commerçants vendent des produits non alimentaires et en particulier des textiles à bas prix ou des articles de bazar, en méconnaissance de la priorité accordée à l’offre en produits frais du Règlement des marchés découverts, comme l’a rappelé le Conseil de Paris en décembre dernier.

C’est d’ailleurs ainsi que s’explique la dérive du marché de Belleville vers le non alimentaire : trop étendu, il fallait occuper à tout prix occuper l’espace délaissé par l’alimentaire, en ayant trop souvent recours aux commerçants volants non alimentaires, plutôt que de récupérer cet espace, pour aérer le marché et le rendre plus agréable. 

Enfin, nous notons que la diminution du nombre de stands du marché a permis de redynamiser, dans une certaine mesure, les commerces sédentaires du boulevard de Belleville et de ses abords.

Réinstaller cette concurrence déloyale, reviendrait à « planter un couteau dans le dos » de ces commerçants sédentaires, dont les charges sont élevées, qui ont investi et qui permettent de diversifier le tissu commercial dans un quartier où les bars prennent de plus en plus de place et où les locaux peinent à trouver preneur.     

Compte tenu de ces éléments, nous ne pouvons qu’être opposés au doublement des stands sur le terre-plein central du boulevard de Belleville et demandons la pérennisation de la configuration actuelle du marché de Belleville.

Nous observons que le maintien de la configuration actuelle du marché permettrait de supprimer 40% des places de stationnement du boulevard de Belleville, situées le long du terre-plein central, dans la ligne de votre engagement pris devant les parisiens, et d’affecter cet espace à un autre usage.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Maire de Paris, notre haute considération.

En pleine crise du COVID-19, Anne Hidalgo décide d’accélérer la densification du quartier de Ménilmontant et de préempter l’hôtel “Les Chansonniers”

C’est souvent dans ces périodes où les gens regardent ailleurs, comme lors de cette crise sanitaire, qu’il faut au contraire avoir les yeux et les oreilles grands ouverts. C’est aussi souvent à la veille des élections, où contre tout usage républicain, certains maires, dont la nôtre, sont tentés de passer en force et d’engager les finances de la ville pour rendre leur projet irréversible, quel que soit le résultat des élections.

Cette année n’a pas dérogé à la tradition.

C’est ainsi que la Maire de Paris a décidé le 20 février dernier de préempter l’hôtel “Les Chansonniers”, 113 boulevard de Ménilmontant et qu’elle vient de faire voter en Conseil de Paris le 18 mai dernier sa décision de le confier au bailleur social la RIVP pour le transformer en un ensemble de logements sociaux.

L’hôtel “Les Chansonniers” va bientôt disparaître

Le coût de cette opération apparait exorbitant au regard du faible nombre de logements créés (22 chambres pour étudiants) : 12M€ au total (5,3 M€ payés par la ville pour les murs, auxquels s’ajoutent 4M€ pour évincer le commerce et 2,6M€ de travaux payés par le bailleur).

C’est également une gifle pour les locataires des logements sociaux du quartier, dont certains en grande précarité,  et auxquels on a refusé de suspendre le paiement des loyers pendant le confinement, pour préserver la trésorerie des bailleurs sociaux.  

Cette décision contribuera à dégrader les conditions de vie des habitants du quartier

Ainsi, alors que chacun s’accorde à considérer que la  densité urbaine a aggravé les conséquences sanitaires du COVID, cette décision d’Anne HIDALGO et de François VAUGLIN va exercer une pression supplémentaire sur l’espace public et constitue un contre sens historique et écologique dans le quartier le plus dense d’Europe.

Nous le répétons : le problème numéro 1 dans notre quartier ce n’est pas le déficit en logements, c’est le manque d’espace et en particulier d’espaces verts, c’est la malpropreté et les nuisances sonores.

Il y a 20 ans, l’APUR alertait déjà sur la sudensification du quartier notamment à proximité du boulevard de Belleville

Le nombre important de logements est plutôt un problème. Il y a deux fois plus de logements à l’hectare dans notre quartier, qu’en moyenne à Paris. Dès 1999, l’APUR alertait sur le niveau de densité à proximité du boulevard de Belleville qui dépassait les 1.000 habitants à l’hectare (contre 553 à Paris). En dépit de cette situation, la Mairie n’a de cesse de créer des logements, sans que les rues ne soient plus larges ou les équipements plus importants. Nous vivons de plus en plus les uns sur les autres, avec tout ce que cela entraîne de tensions.

Après avoir massacré la place Jean Ferrat, Anne HIDALGO s’attaque à présent à l’esprit et à l’âme du quartier

Dès 2015, le Conseil de quartier s’inquiétait du projet de la Mairie et jugeait paradoxal d’envisager la suppression de cette activité hôtelière familiale, alors que par ailleurs la Mairie conduisait une politique de développement des auberges de jeunesse. On s’étonnera dans ces conditions que sur les 122 quartiers que compte Paris, le seul hôtel de tourisme que la Ville voulait préempter soit situé dans notre quartier !

Par ailleurs avec cette décision, la vie de quartier qui va en prendre un coup. L’hôtel, parfaitement inséré dans le quartier, organisait en effet souvent des concerts ouverts à tous et proposait des boissons à des prix abordables, chose de plus en plus rare dans le quartier.

On regrettera cet hôtel qui participait à l’animation du quartier

Anne HIDALGO a transformé les boulevards de Belleville et de Ménilmontant et leurs abords en « boulevards des foyers » au détriment des familles. Un choix qui n’est pas dénué d’arrières-pensées.    

Comment expliquer que le quartier soit systématiquement ciblé pour ce genre de projet ?

D’abord par la politique du chiffre. Quand la ville de Paris présente son effort de réalisation de logements sociaux pour atteindre les 25% de logements sociaux, une chambre d’étudiant ou en foyer de travailleurs compte autant qu’un appartement de 4 pièces, pour un prix bien moindre. Il suffit de voir les projets passés et à venir pour s’en convaincre :

37 boulevard de Belleville, foyer de jeunes travailleurs : 24 chambres. 57 boulevard de Belleville, foyer de travailleurs migrants : 43 chambres. 77 rue de la Fontaine au roi, foyer de travailleurs migrants : 189 chambres. 88-90 rue de la fontaine au roi, résidence étudiante : 46 chambres. 91-95 rue de la fontaine au roi, résidence étudiante : 62 chambres. 2-4 rue Crespin du Gast, foyer de jeunes travailleurs : 64 chambres

Certains voient également dans cette préférence pour les étudiants, plutôt que pour les familles ou les personnes âgées, des arrière-pensées financières et politiques.

Un étudiant ou un jeune actif est moins utilisateur de services de la ville qu’une famille ou une personne âgée et présente moins de besoins sociaux à la charge de la ville. Il lui coûte donc moins cher. Pas de places en crèche à financer, pas de RSA à verser.

Par ailleurs, un étudiant possède rarement une voiture et roule plutôt à vélo. C’est également un public moins exigeant en termes de propreté et qui adhère très fortement à la politique festive sur l’espace public promue par la Maire de Paris. Tous les étudiants ne votent pas à Paris, loin de là, mais ce qui est certain c’est que c’est chez les jeunes qu’Anne Hidalgo fait ses meilleurs scores.

La Mairie de Paris se comporte en prédateur vis-à-vis de notre quartier      

On s’attendait à ce que notre quartier, qui dispose d’atouts majeurs que sont sa situation relativement centrale et se très bonne desserte en transports en commun, fasse l’objet d’une spéculation immobilière de la part d’opérateurs privés. Il n’en est rien. Aucun programme de promoteur n’a été constaté dans le qaurtier depuis des années, contrairement aux quartiers voisins.

En réalité, si quelqu’un spécule et agit en prédateur sur notre quartier c’est la Mairie de Paris. Elle achète en effet tout ce qu’elle peut acheter, quitte à bouleverser les équilibres démographiques et à tuer l’activité économique, parce que c’est moins cher qu’ailleurs. Tous les locaux d’activités sont transformés en logements sociaux. Elle a ainsi des vues sur l’espace de coworking le Onzième lieu, 91bis rue Jean-Pierre Timbaud qu’elle a fait inscrire sur listes des bâtiments préemptables et va  construire un foyer de 64 chambres logements sur l’emplacement de l’actuelle imprimerie, 2-4 rue Crespin du Gast.  

Or, jamais la Mairie ne rééquilibrera les logements sociaux entre quartiers riches et pauvres du 11e. Elle n’a ainsi créé aucun logement social dans les secteurs de République ou Bastille ou encore Nation, alors qu’elle a créé près d’un millier dans notre quartier depuis 2001.  

Alors jusqu’où Anne hidalgo et François Vauglin, dont la réélection semble assurée, iront-ils dans la surdensification outrancière de notre quartier ?

La réponse est à présent claire : le plus loin possible. Chacun est prévenu.

Le Secteur Ménilmontant Oberkampf, pourtant bien pourvu en logements sociaux, fait l’objet d’un activisme que l’on constate nulle part ailleurs dans le 11e en termes de préemptions

Piétonnisation du boulevard de Belleville : le Maire du 11e tente un passage en force avec de nouvelles justifications

Alors on s’y attendait un peu, le projet de réaménagement du boulevard de Belleville ayant été rejeté par les habitants, François Vauglin le Maire du 11e, revient par la fenêtre et cherche toutes les occasions pour justifier son idée et la mettre en œuvre.

Des reports de circulation massifs et encore à l’époque interdiction de la circulation s’arrêtait à la rue de la Fontaine au Roi.
Notre pétition avait été un succès. Ses raisons d’être n’ont pas changé

C’est ainsi qu’en avril dernier, un arrêté est paru pour interdire la circulation pour entre Belleville et Couronnes (dans le projet initial cela s’arrêtait à la rue de la Fontaine au roi). Cette décision a été motivée par la très forte fréquentation piétonne due à la présence de nombreux commerces et la nécessité de faire respecter les règles de distanciation entre les clients de ces commerces et éviter le regroupement de plus de 10 personnes en cette période de pandémie.

En clair, il s’agissait de donner plus d’espace aux piétons et clients côté 11e qui en manquent, même dans une période ou tous les cafés et restaurants avec leurs terrasses étaient fermées.

Cet arrêté a été très critiqué notamment parce que la partie du boulevard comprise entre les rues Jean-Pierre Timbaud et Oberkampf est exclue de ce périmètre et que cette exclusion n’est pas motivée, alors que cette portion du boulevard accueille pourtant les enseignes DARTY et la HALLE et 8 commerces alimentaires, qu’elle est plus dense en habitations et que le trottoir y est moins large. Nous y reviendrons bientôt.

A présent, et à partir du 2 juin, on nous dit qu’on piétonnisera pour élargir les terrasses et en créer des nouvelles pour soutenir les bars, restaurants et fastfoods. Mais en réalité ces terrasses vont prendre de la place aux pétions. Ce qui est complètement contraire à la décision de l’arrêté du mois d’avril. Or, les gestes barrières, la distanciation physique et l’interdiction des regroupements reste d’actualité. La piétonisation, contrairement à la décision du mois d’avril, ne serait mise en œuvre cette fois-ci que le weekend.

S’il n’y avait pas assez d’espace au mois d’avril pour garantir la sécurité des piétons en période de COVID, alors que les terrasses étaient interdites, comme peut-on dire au mois de mai, que leur sécurité va être garantie, avec des terrasses étendues sans limite ?

Ce changement de pied successifs pour justifier la piétonisation, nous montre qu’en réalité il s’agit avant tout de mettre en œuvre une décision rejetée par les habitats du quartier, notamment ceux des rues Faubourg du Temple et de l’avenue Parmentier et de forcer la main des riverains. On notera d’ailleurs que tant Anne Hidalgo que François VAUGLIN se sont bien abstenus d’inscrire cette mesures dans leur programme pour les élections.

Alors quelles conséquences ? Honnêtement s’il y a un endroit dans le quartier ou cette décision n’est pas pertinente c’est bien sur le boulevard de Belleville côté 11e. Le trottoir n’est pas assez large pour permettre d’élargir beaucoup les terrasses. Il semble quand même compliqué de mettre des tables sur la piste cyclable pour des raisons de sécurités évidentes.

Reste la chaussée. Mais là encore, et nous l’avions dit à l’époque la décision de faire passer une nouvelle ligne de bus 71 empêche toute réappropriation par les piétons comme par les bars et restaurants. Que reste-t-il ? Le terre-plein central ? Pour nous cela doit être interdit, car on imagine mal la mairie autoriser les serveurs à traverser la chaussée, comme ça, avec des plats et des boissons en dehors des passages cloutés trop peu nombreux. Certains vont peut-être essayer quand même.

Et c’est là ou on peut craindre le pire. En effet, les bars et restaurants n’ont pas à demander d’autorisation. il leur suffit de déclarer leur projet. Aucun contrôle à priori de la pertinence et des conditions de sécurité.

on voit mal comment un élargissement des terrasses pourrait être mise en œuvre sans pb de sécurité pour les piétons et cyclistes

Si en Avril les conséquences de la piétonisation sur les reports de trafics des autres rues étaient limitées en raison du confinement, cette fois, chacun peut observer que le trafic automobile a très largement repris. Les riverains des rues Faubourg du temple et de l’avenue Parmentier risquent de souffrir et d’avoir des difficultés à ouvrir leurs fenêtres.

Quid des autre rues du quartier notamment des rues Oberkampf, Saint-Maur et Jean-Pierre Timbaud ? Pas de piétonisation mais pour le reste c’est la même chose : droit d’étendre ou même de créer une terrasse quand les bars ou restaurants n’en a pas et même quand cela leur a avait été refusé au nom des droits de piétons et de la tranquillité. Nous en ferons un bilan très prochainement.

Finalement, celle qui résume le mieux la situation et ses dangers pour les piétons, c’est la Maire du 9e arrondissement. Elle prévient : “Anne Hidalgo va faire avec les terrasses ce qu’elle a fait avec les trottinettes. Elle va laisser faire les choses en espérant que ça se régulera de soi-même” … avec les mêmes conséquences malheureuses pour les piétons.

CORONAVIRUS et mineurs migrants rue du Moulin Joly : Anne HIDALGO devrait être poursuivie en justice pour mise en danger de la vie d’autrui par les habitants du quartier Belleville Saint-Maur

Dans un courrier du19 mars dont nous avons eu copie, les habitants de la rue du Moulin Joly, où la Maire de Paris a installé un centre d’évaluation des mineurs migrants étrangers isoles géré par la Croix rouge, ont mis en demeure la Maire de Paris de fermer immédiatement le centre ou aucune règle de sécurité n’est appliquée et ou le niveau de tension est devenu insoutenable.

Précisons en effet que la Maire de Paris qui est également un département est juridiquement responsable de l’aide sociale à l’enfance et notamment des mineurs migrants. Le problème ici ce ne sont pas les mineurs à la rue, qui au contraire, sont en pleine panique, dans ce contexte de forte contagion du coronavirus, alors qu’aucune mesure n’a été prise pour les protéger.

En décidant, en plein confinement, de laisser ouvert ce centre et errer dans les parties communes de l’immeuble des mineurs qui sont à la rue et potentiellement contagieux, sans aucune mesure de distanciation, ni masque, ni gel hydralcoolique, la Maire de Paris met en effet clairement en danger la vie des habitants de l’immeuble et des mineurs étrangers.

Voici le texte du courrier :

Paris, le 19 mars 2020

Madame la Maire de Paris,

Cela fait quatre années que la Mairie de Paris est interpelée sur les conséquences de sa décision d’installer le Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (DEMIE) dans notre copropriété, 5 rue du Moulin Joly, dans le quartier de la Fontaine au Roi et qu’elle refuse de façon toujours réitérée de transférer dans un lieu plus adapté, au mépris de la sécurité et de la tranquillité des riverains, ainsi que de la santé et la qualité de prise en charge des jeunes migrants.

Aujourd’hui, alors que nous sommes en pleine crise sanitaire, notre copropriété et les riverains de la rue du Moulin Joly paient encore une fois les conséquences de cette décision, où un palier a été de nouveau franchi. 

Vous avez en effet fait le choix, en dépit des décisions du Président de la République et des risques avérés pour la santé des riverains et des jeunes, de maintenir ce centre, quand l’État, lui, en responsabilité, prorogeait les titres de séjour des étrangers de 3 mois pour éviter précisément des conséquences désastreuses pour leur santé et celle des fonctionnaires d’accueil des préfectures.

Ainsi, lundi 16 mars et mardi 17 mars, de très nombreux jeunes étaient agglutinés aux grilles de notre immeuble et s’impatientaient de ne pas être reçus par la Croix Rouge, tapant, criant, cognant et se battant, contraignant la Police à intervenir.

Mercredi 18 mars, la situation est restée extrêmement tendue et non conforme aux règles de distanciation sociale et de gestion des flux. La grille sécurisée d’accès à notre immeuble a été dégradée par des jeunes souhaitant entrer au DEMIE, laissant notre copropriété libre d’accès. Je rappelle que cette grille fait partie des parties communes de notre immeuble.

Comme ailleurs, des bandes blanches ont été dessinées sur le sol pour tenter de réguler la file d’attente. Comme prévisible, cela n’a eu aucun effet sur des jeunes, qui sont en situation de souffrance et désespérés.

Ce jeudi 19 mars, la situation n’a cessé de s’aggraver. Plusieurs riverains ont été contraints d’appeler la police, donnant lieu à deux interventions de celle-ci dans l’après-midi.

Les jeunes sont collés les uns aux autres sans aucune mesure de protection

Plus que jamais, le climat dans notre immeuble et à ses abords est délétère et anxiogène. Je vous rappelle à cet égard que dans cet immeuble vivent des personnes fragiles : âgées, enfants, et qu’ils partagent partiellement l’accès aux parties communes avec ces mineurs isolés dont aucun n’a été testé au Coronavirus, dont aucun ne bénéficie d’un masque de protection et dont aucun ne respecte les règles élémentaires de distanciation.

Ainsi, en maintenant ce Centre dans notre copropriété, plutôt que de le transférer dans des locaux ou équipements appartenant à la Ville, comme les gymnases ou les mairies d’arrondissement, vous exposez ses habitants à un risque élevé de contagion au CORONAVIRUS et une charge anormale et spéciale, constitutive d’une rupture d’égalité devant les charges publiques, susceptible d’engager la responsabilité de la ville et de l’Etat.

Par ailleurs, dans un quartier où chacun -et notamment la presse- peut observer les difficultés à suivre les règles de sécurité visant à prévenir la diffusion du coronavirus parmi la population, vous organisez vous-même sa diffusion au sein de la population du quartier.

Vous prenez par ailleurs le risque inconséquent de décrédibiliser les consignes de prudence et de sécurité de l’Etat aux yeux des habitants. Comment en effet expliquer à ceux-ci l’importance des règles de prudence, quand vous concentrez devant notre immeuble sur un trottoir qui fait moins de 2 mètres de large, des dizaines de mineurs complètement délaissés ?

Compte tenu de ces éléments, je vous mets par la présente en demeure de procéder à la fermeture immédiate de ce centre. Je vous informe par ailleurs que j’ai demandé à notre SYNDIC d’étudier les suites juridiques à donner à un éventuel refus, y compris par voie de référé.

Avant, c’était la tranquillité et la sécurité des riverains qui était atteinte par votre décision. Aujourd’hui c’est leur santé, voire leur vie. Nous ne l’accepterons pas.

CORONAVIRUS la Mairie du 11e vous informe de la gestion de l’épidémie dans l’arrondissement et des dispositions prises

Les recommandations à suivre sont mises à jour en permanence sur le site de la Ville de Paris à cette adresse : https://www.paris.fr/pages/coronavirus-7545

Un numéro vert du Ministère de la Santé répond par ailleurs à vos questions sur le coronavirus de 9h à 19h, sept jours sur sept : 0 800 130 000

RAPPEL DES GESTES BARRIÈRES

Comme pour tous les virus hivernaux, il convient d’adopter des gestes simples qui limitent fortement les risques de contagion :

  • se laver les mains régulièrement
  • utiliser des mouchoirs à usage unique
  • tousser et éternuer dans son coude
  • éviter les poignées de mains et les embrassades
  • porter un masque uniquement si l’on est malade

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) le dit : l’hygiène des mains a sauvé des millions de vies ces dernières années. Pensez-y !

DIMANCHE 15 MARS : POUR UN BON DÉROULEMENT DU SCRUTIN

La Ville de Paris organise le bon déroulé des élections des deux prochains week-ends et a travaillé avec la Préfecture de Région pour s’assurer que le scrutin se passe dans les meilleures conditions sanitaires.

  • Chaque bureau de vote sera nettoyé en profondeur avant et après le jour de l’élection (protocole de nettoyage validé par l’Autorité Régionale de Santé).
  • Il est demandé aux électeurs de venir avec leur propre stylo (bleu ou noir) pour signer la feuille d’émargement.
  • Lavez-vous les mains avec votre propre gel hydro-alcoolique. Si vous n’en avez pas, il vous en sera mis à votre disposition dans les bureaux de vote.
  • Restez à distance d’un mètre les uns des autres.

Les consignes d’hygiène seront affichées à l’entrée de chaque bureau de vote.

POUR TOUS LES HABITANTS ET HABITANTES DE L’ARRONDISSEMENT

Le gouvernement a annoncé ce vendredi 13 mars que les rassemblements de plus de 100 personnes étaient désormais interdits en France, et ce jusqu’au 15 avril.

À ce stade, les marchés de la Ville de Paris sont maintenus ouverts.

La Préfecture de police relaie sur son compte Twitter les informations actualisées, notamment les mesures d’interdiction d’événements que les autorités sont amenées à prendre.

Pour accompagner celles et ceux que le Gouvernement encourage à rester chez eux pour télé-travailler ou garder leurs enfants, le stationnement résidentiel sera gratuit à compter de lundi.

Plus largement, les plans de continuité du service public sont désormais activés, notamment les services de l’eau, de la propreté et de la sécurité. L’enlèvement des encombrants est suspendu, mais les rendez-vous déjà confirmés seront assurés. Merci de ne pas effectuer de dépôt pendant la suspension de ce service.

Conformément aux préconisations du Président de la République, je  vous recommande de limiter vos déplacements au strict nécessaire, en privilégiant quand cela est possible la marche à pied ou le vélo.

Tous les moyens de communication de la Ville (panneaux d’affichage, mails, sms, réseaux sociaux) seront mobilisés en temps réel pour informer les Parisiens de l’évolution de la situation.

SI VOUS AVEZ PLUS DE 70 ANS

Le ministère des solidarités et de la santé recommande aux personnes fragiles, et tout particulièrement aux séniors, de rester dans toute la mesure du possible à leur domicile afin de limiter le risque de contamination par le coronavirus.

Aussi, le Centre d’action sociale de la Ville de Paris a décidé la fermeture des lieux où les usagers sont amenés à rester pour une certaine durée. C’est le cas des clubs séniors et des activités de l’Université Permanente de Paris, jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure a été mise en œuvre dès cet après-midi.

Les clubs concernés dans le 11e arrondissement sont : 

  • le club Richard Lenoir – 61-63 boulevard Richard Lenoir
  • le club Roquette – 19 rue Merlin
  • le club Colbert – 159 rue de Charonne
  • le club Léon Frot – 39-41 rue Léon Frot
  • le club Beauharnais – 10 cité Beauharnais
  • le club Présentation –  116 rue du Faubourg du Temple

Le Centre d’action sociale va accorder un soin tout particulier à l’information des usagers.

En application des nouvelles recommandations, les visites sont suspendues dans les Ehpad de la Ville de Paris. Seules des visites exceptionnelles qui seront traitées au cas par cas par le directeur de l’établissement seront autorisées. 

Les personnels des Ehpad redoublent d’attention vis-à-vis de nos aînés, tant d’un point de vue médical que dans la proposition d’activités pour pallier l’absence de visites régulières.

Pour prévenir le risque d’isolement des usagers les plus fragiles, des appels de convivialité seront réalisés les animateurs ou avec le concours des partenaires de la Ville.

Les restaurants Émeraude pour personnes âgées ont été fermés après le service du déjeuner de ce jour. Les usagers en ont été informés par les équipes des restaurants.

SI VOUS AVEZ DES ENFANTS

Conformément aux annonces gouvernementales, les structures municipales qui accueillent des publics jeunes seront fermées. Cela concerne donc les écoles, les crèches, les collèges, les lycées et universités, à partir du lundi 16 mars.

Il en va de même pour le Conservatoire Charles Munch, les Centres Paris Anim’, l’Espace Paris Jeune Belleville, ainsi que les sections jeunesse de la bibliothèque Parmentier et de la Médiathèque Violette Leduc.

Si vous êtes personnel soignant :

Rendez-vous lundi matin dans votre école élémentaire habituelle : vos enfants y seront accueillis sur présentation de votre carte professionnelle. À partir de mardi, l’ouverture des écoles sera adaptée en fonction des besoins.

Pour les enfants en bas-âge, les crèches Saint-Sabin (au 62, rue Saint-Sabin) et Folie-Regnault (au 65, rue de la Folie-Regnault) seront ouvertes pour accueillir vos enfants dès lundi sur présentation de votre carte professionnelle.

SI VOUS ÊTES COMMERÇANT OU COMMERÇANTE

Vous pouvez afficher les recommandations sanitaires dans votre commerce. Un modèle d’affiche est téléchargeable.

Téléchargements

Si votre entreprise connait des difficultés économiques ou des pertes d’exploitation liées aux conséquences du coronavirus, des dispositifs d’aide existent.

Pour toute autre question sur l’impact du Coronavirus sur votre entreprise, vous pouvez contacter la Direction générale des entreprises : covid.dge@finances.gouv.fr

Un questions-réponses sur Coronavirus COVID-19 est en ligne sur le site du Gouvernement et actualisé régulièrement : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Les ministères du Travail et des Solidarités et de la Santé ont mis en ligne un questions-réponses plus spécifiquement destinés aux salariés et aux entreprises que vous trouverez sur ce lien : https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/coronavirus-questions-reponses-pour-les-entreprises-et-les-salaries

LES EVENEMENTS EN MAIRIE

Dans le respect des consignes du gouvernement et afin de limiter les rassemblements, tous les évènements culturels se déroulant en mairie et à la salle Olympe de Gouges la semaine prochaine sont annulés.

Vos services en Mairie restent ouverts, et les horaires d’ouverture de la Mairie sont maintenus.

La cérémonie de commémoration du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie du jeudi 19 mars se déroulera en huis-clos. Il est donc demandé aux invités de ne pas se rendre à cette cérémonie.

Marché de Belleville, requalification de la rue Saint-Maur, création d’un espace vert, bibliothèque de quartier, piétonisation, rue du Moulin Joly : découvrez les projets des candidats pour le quartier Belleville Saint-Maur

Chers lecteurs et lectrices, vous trouverez-ci-après les réponses des candidat(e)s aux propositions que nous leur avons adressées concernant le cadre de vie dans notre quartier. Nous les remercions chaleureusement d’avoir pris le temps d’y répondre.

Le réponses sur fond de couleur correspondent à celles que nous avons jugées les plus intéressantes. Nous avons également inséré de temps à autre des illustrations des positions des candidats par projet pour vous aider à vous y retrouver.

Vous avez le choix : soit la lecture de cet article, soit de télécharger la brochure que nous avons éditée et distribuée dans le quartier en cliquant ici. N’hésitez pas à la partager auprès de vos voisins !

Dernière précision: il s’agit ci des synthèse des réponses. Vous trouverez dans l’article ci-après, les liens vers les réponses intégrales des candidat(e)s.

Cédrick ALLMANG – Liste “Parisiennes, Parisiens”

Marché de Belleville

Devant le manque de diversité de l’offre et les restrictions de circulations pour les piétons dans l’espace du marché, nous ferons preuve d’une forte volonté : le maintien d’une offre premier prix n’empêche pas de développer des stands de produits de qualité en ne marginalisant pas les vendeurs actuels de bibelots et nourritures industrielles trop rapidement. Nous sommes favorables à l’ouverture d’un jour de week-end à discuter en Conseil de quartier.

Espaces verts

Une partie de la rue St Maur, notamment, pourrait être végétalisée.

Conseil de quartier

Tout notre projet repose sur la participation des habitants à l’élaboration et la prise de décision. Remettre les conseils de quartier au centre de la vie locale est une priorité : revoir leur mode de désignation et les modalités de relais de leurs activités en mairie.

Piétonniser les rue Oberkampf et Timbaud 1 fois par mois ; Réaménager le carrefour République-Parmentier- Oberkampf

A intégrer dans le cadre d’une réflexion générale sur l’urbanisme dans le 11ème où nous envisageons d’augmenter les espaces publics piétons et les espaces verts. Nous proposons de consacrer l’entièreté des aménagements urbains pour les 6 ans à venir, au nord du 11e arrondissement où est situé le quartier Belleville Saint-Maur.           

Une conciergerie boulevard de Belleville

Ce type d’initiative recevra le soutien institutionnel et matériel plein et entier de la mairie.

Tranquillité rue du Moulin Joly

L’évaluation et la prise en charge des mineurs isolés étrangers est de la responsabilité de la mairie de Paris. Ce dispositif devrait se trouver dans ses propres locaux. Il est trop facile comme le fait aujourd’hui la Mairie de Paris, de le déléguer à une association dont les manquements ont été largement décrits et de reléguer les conséquences de ces choix dans un quartier défavorisé du 11ème. Nous proposons de transférer immédiatement les locaux du DEMIE à l’Hôtel de Ville. A minima, à la Mairie du 11ème arrondissement.

Au-delà, l’évaluation et la prise en charge des mineurs isolés doit être entièrement revue. Nous proposons de rompre avec cette logique du moindre effort et de mettre en œuvre, en lien avec les associations un plan d’ensemble (hébergement, accompagnement juridique, suivi de santé, scolarisation…).

Requalifier la rue Saint-Maur

Nous souhaitons végétaliser la rue Saint-Maur : multiplier par 3 le nombre d’arbres en pleine terre est raisonnable et cohérent avec notre volonté de doubler le nombre d’arbres en plein terre dans l’arrondissement. La circulation à vélo doit être améliorée et la rue Saint-Maur fait partie du programme.

Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Oui

Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

Faire de la place Marek Edelman un lieu de convivialité avec la création de deux terrains de pétanque. La placette de la rue des Nanettes sera valorisée et végétalisée.

Commerces : locaux vacants et concentration des bars 

La situation du quartier Belleville Saint-Maur, qui a été délaissé, par rapport aux autres quartiers, fera l’objet d’un rattrapage en termes d’acquisitions de locaux. La trop forte concentration de débits de boisson et fastfoods dans les secteurs où leur développement est le plus problématique, sera traitée.

S’agissant de la lutte contre la vacance commerciale, une priorité absolue sera accordée aux rues Moret, de l’Orillon, du Moulin Joly et Morand, dont la situation commerciale est objectivement dégradée. Une aide à la création de commerces ou à la conversion de bars vers des activités plus diversifiées et utiles sera étudiée.

Trafic de drogue rue de l’Orillon et prostitution rue Faubourg du Temple

Prévention et répression. Ne pas simplement déplacer le problème mais agir sur ses causes, notamment les addictions : ouverture de lieux d’activités pour les jeunes, lutte contre le décrochage scolaire, soutien à la parentalité, accompagnement global. Une répression structurée contre les dealers et tête de réseaux. Nous militons pour une dépénalisation du cannabis, qui ôterait immédiatement tout intérêt à une partie du trafic de drogue.

Les personnes qui se prostituent sont bien évidemment les premières victimes de ce trafic, l’ensemble du quartier est impacté négativement par la présence de cette activité. Intensifier une présence dissuasive policière dans certaines zones dans lesquelles la présence de cette activité est particulièrement gênante. Accompagnement des femmes pour favoriser la sortie vers des activités alternatives.

Téléchargez les réponses complètes de Cédrick ALLMANG

David BELLIARD – Liste “Écologie pour Paris” avec David BELLIARD

Marché de Belleville

Ce marché a une forte identité, représente une grande diversité sociale et culturelle. Il faut étudier avec l’ensemble des partenaires, les commerçants, les riverains, les clients la possibilité d’organiser le marché un jour de weekend et inciter fortement à développer l’offre de fruits et légumes qualitative, bio tout en respectant la diversité culturelle de Belleville et en maintenant une offre à prix particulièrement attractifs. Les premières mesures en priorité sont : l’interdiction de l’installation de stands à l’extrémité des terres pleins, et organiser le tri des déchets et des invendus. 

Espaces verts

Nous ferons de la petite parcelle du 11 rue des Trois couronnes un espace vert protégé, ainsi que des parcelles au cœur des résidences des bailleurs sociaux (comme le jardin entre la rue de Vaucouleurs et la rue Morand). Nous étudierons pour modifier les périmètres des jardins existants : Square Jules Verne et Georges Sarre afin de pouvoir les agrandir. Reconquérir des places de parking dans les rues permettra de planter des arbres dans ce quartier très dense. 

Conseil de quartier

Les assises de la démocratie mettront en relation l’ensemble des partenaires de l’arrondissement pendant toute l’année 2020 permettront de redéfinir le fonctionnement et les périmètres des différentes instances de démocratie.

Les Conseils de quartier doivent pouvoir se réunir régulièrement dans de bonnes conditions pour impulser des initiatives et étudier les dossiers, au plus proche des habitants. Nous travaillerons pour que les conseils soient plus autonomes, plus responsables et aient un budget dédié.

Piétonniser les rue Oberkampf et Jean-Pierre Timbaud une fois par mois

Les rues Oberkampf et Jean Pierre Timbaud sont des rues particulièrement denses, bruyantes et circulées qui doivent être apaisées. En respectant toute les contraintes, en particulier celle des trajets des bus, nous étudierons les transformations possibles. La piétonisation ne doit pas accentuer la présence des bars.

Une conciergerie boulevard de Belleville

Pour lutter contre le fort taux de chômage dans le quartier, nous préconisons de redéfinir le fonctionnement de la régie de quartier Fontaine au roi, qui est une structure trop peu stimulée depuis trop d’années. Notre objectif également est que ce quartier bénéficie de l’opération Territoires zéro chômeur.

Tranquillité rue du Moulin Joly

Nous déplorons les mauvaises conditions de l’accueil de ces jeunes. Les locaux de la croix Rouge, rue de Vaucouleurs ne sont pas adaptés pour accueillir autant de jeunes. Le nombre de travailleurs sociaux est également trop faible. C’est la raison pour laquelle le groupe des écologistes s’engage à mettre à l’abri les mineurs isolés de l’arrondissement dans un lieu plus adéquat et respectueux des parcours douloureux de ces jeunes.

Réaménager le carrefour République-Parmentier- Oberkampf

L’aménagement d’une piste cyclable sécurisée sera priorisée sur l’Avenue de la République. Cela amènera aussi à revoir l’organisation du carrefour Parmentier-Oberkampf-République. L’avenue Parmentier constitue une priorité secondaire d’aménagement de voies cyclables. Cela pourra être l’occasion de revoir le cheminement des piétons pour le faciliter, voire d’envisager une piétonisation partielle de rues adjacentes comme la rue Edouard Lockroy.

Requalifier la rue Saint-Maur

Nous nous engageons à revoir l’organisation de la rue Saint-Maur pour l’apaiser en visant, en priorité, à supprimer une voie de stationnement, élargir les trottoirs, planter des arbres et de la végétation de pleine terre si c’est possible, créer des places de stationnement mobilités douces et livraison là où c’est possible et nécessaire. Nous étudierons le projet de piste cyclable sécurisée, mais d’autres rues sont plus prioritaires sur ce point.

Apaiser la rue Faubourg du Temple entre le boulevard de Belleville et l’avenue Parmentier

Nous sommes favorables au lancement d’une réflexion autour de la rue Faubourg du Temple. En effet, l’apaisement de la rue et l’aménagement d’une voie cyclable dédiée sont intéressantes. Cependant du fait des usages multiples de la rue, des livraisons et de la présence de bus. Nous souhaitons une concertation étroite avec les riverains et usagers. En outre, la présence d’un trottoir élargi pour les piétons ne doit pas être négligée.

Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Lors de la dernière étude par les services de la Ville, l’option d’agrandir les trottoirs ne semblait pas possible pour des raisons techniques (réseaux). Nous demanderons une étude plus approfondie. L’entretien régulier des pistes cyclables et leur coloration sont des éléments de notre programme, tout comme une meilleure régulation et fonctionnement du marché.

Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

La mise en valeur de plusieurs places et placettes fera l’objet de concertations avec les riverains et collectifs : Jean Ferrat, Marek Edelman, Roger Linet, place Verte, place des Nanettes, placette passage de Ménilmontant ainsi que les abords de l’église Saint Joseph des Nations.

Commerces : locaux vacants et concentration des bars 

Les budgets alloués par la Ville pour les opérations de revitalisation commerciales sont trop faibles et ne permettent pas d’avoir une action aussi forte pour préempter et diversifier les commerces dans les quartiers. Nous avons prévu d’accroître fortement les moyens dans ce domaine. Réguler le nombre de débits de boisson dans le quartier Oberkampf est notre objectif.

Trafic de drogue rue de l’Orillon et prostitution rue Faubourg du Temple

Nous créerons une Brigade de Sécurité et de Tranquillité Publique, qui ne se substituera pas à la police nationale afin d’éviter un désengagement de l’Etat. Nous recruterons et formerons 300 agents supplémentaires pour le Nord-Est Parisien. Cela impliquera notamment la  présence de gardiens de parcs notamment pour les horaires tardifs. L’objectif est de renforcer la présence dans la rue d’agents en proximité, formés sur le terrain et en connaissance des acteurs, ayant également un lien avec la Police nationale pour les interventions qui le nécessitent.

Téléchargez les réponses complètes de David BELLIARD

Pépita CAR – Liste “Décidons Paris !” avec Danielle SIMONNET et Vikash DHORASOO

Marché de Belleville

Oui à un marché le week-end et populaire. Oui pour favoriser le bio et les circuits courts à des prix accessibles. Oui pour faire respecter les règles d’occupation de l’espace public et la fin de l’usage des sacs plastiques.

Espaces verts

Inventer un quartier plus vert, dessiné et voté par et pour les habitants, notamment en créant des zones piétonnes et des rues vertes. Par exemple, le haut de la rue de la Fontaine au Roi, pourrait devenir une rue piétonne et verte.

Conseil de quartier

Donner plus de moyens au conseil de quartier. Renforcer son rôle effectif (mise à l’ordre du jour du conseil d’arrondissement des vœux votés en conseil de quartier). Développer des assemblées d’habitants gérées par eux. Fournir de façon systématique des salles aux associations, aux collectifs d’habitants, aux comités de grève, etc.

Piétonniser les rues Oberkampf et Jean-Pierre Timbaud une fois par mois

Pourquoi seulement une fois par mois ? Oui, nous voulons renouer avec la vocation populaire, joyeuse, et ouverte à toutes les diversités de notre arrondissement.

Conciergerie boulevard de Belleville

Ce projet très social doit être pensé avec les habitants et dans le souci non seulement de l’insertion, mais aussi du développement d’échanges non marchands et d’une économie véritablement sociale, solidaire et inclusive. Nous créerons des accorderies municipales pour récréer des centralités populaires et non marchandes.

Tranquillité rue du Moulin Joly

La politique d’accueil de la ville de Paris est insuffisante et injuste, les relations avec les associations et ONG, trop opaques et déséquilibrées. La situation humanitaire est honteuse avec en effet des tensions dans les quartiers populaires. Il faut un plan cohérent au niveau parisien qui n’existe pas aujourd’hui. Nous le mettrons en place avec le tissu associatif dans sa pluralité.

Réaménagement du Carrefour République – Parmentier – Oberkampf

Oui. Ce carrefour est un calvaire à traverser quel que soit le sens emprunté en tant que piéton. Les passages piétons ne sont pas faciles à trouver, l’enchaînement des feux est mal pensé et le tout rend ce carrefour est très accidentogène.

Requalifier la rue Saint-Maur

Il faut généraliser la réduction des voies sur l’ensemble de la rue tout en favorisant la végétalisation. La piste cyclable est effectivement très insécurisée car à contre-sens de la circulation et peu visible. Il faut imaginer une solution, peut-être un revêtement de sol spécifique, qui garantisse sa visibilité.

Apaiser la Rue du faubourg du Temple

Oui.

Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

Co-construire avec les habitants un réaménagement de la Place Marek Edelman. Redonner leur place aux habitants place Verte. Valoriser et végétaliser la placette rue des Nanettes.

Permettre à toutes et tous d’accéder aux arts et aux propositions culturelles

Jumeler les écoles et collèges avec au moins un lieu culturel. Augmenter le nombre de places dans les conservatoires en ouvrant des antennes. Développer les cours municipaux pour adultes et les centres d’animation. Gratuité de toutes les expositions des musées de la ville de Paris.

Encourager et soutenir les artistes et artisans d’art à Paris

Mettre en place une gestion publique des tiers-lieux (comme les friches), qui travaillera avec les collectifs et répondant aux besoins des Parisiens. Une structure dédiée à̀ lutter contre la prédation de la spéculation immobilière sur les lieux culturels précaires et les aider à monter des projets stables sera créée. Pérenniser les associations et petites structures culturelles avec des conventions pluriannuelles et un suivi régulier. Faire des rez-de-chaussée vides des espaces de création artistique pour professionnels ou amateurs et les associations avec des critères d’attributions transparents.

Se réapproprier l’espace public

Créer des points d’échange de livres dans l’espace public. Réduire la pollution publicitaire dans l’espace public et utiliser ces espaces pour promouvoir des initiatives artistiques et culturelles locales. Soutenir et financer des projets d’Arts de la rue et faciliter les demandes d’autorisation. Effectuer des commandes à des artistes pour l’aménagement visuel de l’espace public.

Téléchargez les réponses complètes de Pépita CAR

Nelly GRANIER – Liste “Engagés pour changer Paris” avec Rachida DATI”

Marché de Belleville

Recentrer le marché de Belleville vers une offre en produits frais et diversifiés. Étudier la possibilité d’organiser sa tenue un jour de weekend. Fin de la tolérance, notamment en matière de propreté et de tri des déchets.

Espaces verts

Engagement d’une réflexion sur la création d’un nouveau square dans le quartier.

Conseil de quartier

Plus grande capacité d’action et autonomie. Garantir une plus grande représentativité des habitants lors des réunions plénières.

Une conciergerie boulevard de Belleville

Envisager l’installation d’une conciergerie dans le secteur Belleville – Ménilmontant.

Tranquillité rue du Moulin Joly

Ce sujet doit être réfléchi à l’échelle parisienne et régionale pour trouver la localisation la plus pertinente, qui n’est certainement pas le quartier BSM.

Réaménagement du carrefour République-Parmentier- Oberkampf

Le réaménagement de ce carrefour est incontournable, tant pour assurer la sécurité des piétons et des cyclistes que pour fluidifier le trafic automobile.

Requalifier la rue Saint-Maur

Un appel à projet d’aménagements sera lancé. Il intègrera des propositions sur l’apaisement et l’embellissement durable du quartier, ainsi que sur la sécurisation et le respect de l’équilibre de toutes les mobilités (piétons, vélos et véhicules).

Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Faciliter et sécuriser les parcours piétons, sécuriser les parcours cyclables, embellir les boulevards, valoriser le terre-plein central sur les boulevards de Belleville, Ménilmontant et Charonne.

Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

Placette de la rue des Nanettes : le potentiel de cet espace est à ce jour largement sous-exploité. Place Marek Edelman : travailler à un projet pour plus de convivialité.

Commerces : locaux vacants et concentration des bars 

Fixer des objectifs chiffrés de préemption de locaux bars fastfood et locaux vacants. Développement des commerces dans les rues Moret, de l’Orillon, du Moulin Joly et Morand. Envisager le versement d’une aide à la création ou à la conversion vers des activités plus diversifiées et utiles aux habitants.

Trafic de drogue rue de l’Orillon et prostitution rue Faubourg du Temple

Je ferai du quartier BSM l’un des zones d’action prioritaire de la politique municipale de sécurité publique que je mettrai en œuvre dans le 11ème arrondissement.

Déploiement de caméras de vidéoprotection et notamment au carrefour des rues de l’Orillon, Louis Bonnet et Vaucouleurs. Concernant votre quartier, les locaux de l’ancienne Vigie de la police nationale pourraient abriter une antenne de cette police municipale.

Culture pour tous

Nous demanderons la création d’une antenne du conservatoire dans le quartier ainsi que l’ouverture d’une bibliothèque municipale qui pourrait se situer rue Crespin du Gast.

Téléchargez les réponses complètes de Nelly GARNIER

Jacques LEFORT – Liste “Unis pour le 11e”

Marché de Belleville

Organiser le marché un jour de weekend parait pertinent, si l’on trouve assez de commerçants disponibles car ceux habitués aux marchés sont déjà installés sur d’autres marchés le week-end. Développer une offre de fruits et légumes qualitative, biologique et/ou circuits courts, en fromagerie, restauration sur place, pour plus de convivialité. Organiser le tri des déchets et des invendus avec des associations spécialisées.

Réfléchir à un autre usage du terre-plein du boulevard Ménilmontant avec les conseils de quartier.

Espaces verts

Ne pas construire pour aérer le quartier. Reconquérir les espaces verts actuels. Je proposerai au Conseil de quartier de recenser toutes les ressources potentielles de création d’espaces verts nouveaux.

Conseil de quartier

Un site internet pour les conseils de quartier. Un local pérenne pourra être étudié si l’activité du Conseil de quartier le justifie. Rétablir un observatoire parisien des Conseils de quartier indépendant. Rendre obligatoire l’inscription des vœux adoptés par les Conseil de quartier à l’ordre du jour des réunions des Conseils d’arrondissement. Payer de façon souple et rapide toutes les dépenses de fonctionnement dès lors qu’elles ont une utilité avérée pour le quartier.

Le fonctionnement des conseils de quartier doit être revu pour qu’ils soient davantage fréquentés. Tous les projets relatifs au quartier doivent y être discutés. Les commissions doivent être accompagnées par des techniciens de la mairie pour affiner les projets. Faire des réunions plénières des lieux de dialogues avec les habitants et pas des monologues d’élus.

Une conciergerie boulevard de Belleville

Bonne idée, qui pourra être testée en lien avec le Conseil de quartier et le Conseil citoyen afin de veiller à sa réelle efficacité.

Réaménager le carrefour République-Parmentier- Oberkampf

Proposer aux Conseils de quartier de prioriser ce sujet pour la mandature à venir, s’ils le souhaitent.

Requalifier la rue Saint-Maur

La plantation d’arbres sur quelques places de stationnement. Je ne suis pas favorable à la suppression d’une file de stationnement.

Apaiser la rue Faubourg du Temple entre le boulevard de Belleville et l’avenue Parmentier

Je ne souhaite pas continuer à embolir la ville avec des boulevards obstrués. La rue du Faubourg du Temple est un axe essentiel de circulation vers le centre de Paris. Par contre la rénovation des trottoirs et stationnement de cette rue me parait urgente. Le carrefour de Belleville sera en effet revu car il ne fonctionne pas.

Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Rénover intégralement les trottoirs côté 11e. La libération des étalages se fera toutefois avec discernement. Revaloriser le terre-plein central du boulevard en rénovant l’intégralité de son revêtement. Reprendre intégralement la piste cyclable avec des matériaux de qualité.

Commerces : locaux vacants et concentration des bars 

Mobiliser la SEMAEST non seulement pour limiter le nombre des débits de boisson, mais celui également les fastfoods, dans les secteurs où leur développement est le plus problématique. Un loyer adapté sera proposé pour les locaux dont la SEMAEST est propriétaire, dès lors qu’ils ne viennent pas en concurrence avec des commerces de même nature.

Trafic de drogue rue de l’Orillon et prostitution rue Faubourg du Temple

Reprendre en main cette situation, avec une brigade placée l’autorité directe du Maire, et un numéro de téléphone mairie disponible 24h/24 pour compenser les absences de réponse du commissariat.

Téléchargez les réponses complètes de Jacques LEFORT

Bouchra NAZZAL – Liste “Le Nouveau Paris avec Cédric VILLANI”

Marché de Belleville

Une étude préalable de faisabilité et d’impact du marché un jour de weekend, en concertation avec les habitants et les commerçants. Promouvoir les produits en circuits courts. Réforme de la gouvernance et de l’attribution des places, tout en y associant les conseils de quartiers avec l’objectif d’enrayer le déclin redynamiser le marché de Belleville et d’y encourager la diversité commerciale.

Espaces verts

Concevoir, avec les associations et les habitants, un projet alliant sport et nature sur le terrain actuel du TEP Ménilmontant

Conseil de quartier

Nous créerons une Agora citoyenne de Paris, composée pour moitié de citoyens tirés au sort.

Nous réformerons le budget participatif pour lui redonner sa légitimité. Ce budget ne doit pas servir à financer des dépenses correspondant à des compétences obligatoires, mais à des projets nouveaux portés par les habitants. Il sera possible de déposer des projets nécessitant des crédits de fonctionnement, à hauteur de 10 millions d’euros dès 2021.

Toute Parisienne et tout Parisien pourra donner de son temps, dans le cadre d’une réserve citoyenne pour assurer la solidarité entre les générations, le lien social et lutter contre l’isolement, etc.

Nous ferons un compte rendu de mandat annuel avec des échanges. Nous consulterons les Parisiennes et les Parisiens, que ce soit par référendum ou par le biais de consultations moins formelles, sur les sujets structurants, notamment les plus grands projets d’urbanisme.

Piétonniser les rue Oberkampf et Jean-Pierre Timbaud une fois par mois

Aménager, en concertation avec les habitants et les commerçants, un secteur du quartier apaisé, piétonnisé, végétalisé.

Une conciergerie boulevard de Belleville

Nous sommes ouverts à ce projet, après étude préalable. Les structures de l’économie sociale et solidaire sont insuffisamment développées à Paris : cinq fois moins qu’en moyenne sur l’ensemble du pays. Nous nous engageons à ce que le 11e arrondissement appuie fortement le développement de telles structures.

Tranquillité rue du Moulin Joly

Nous nous engageons à étudier sérieusement le départ de ce centre et de façon plus générale, à tout mettre en œuvre pour trouver une solution rapide pour mettre à l’abri les mineurs étrangers isolés qui se trouvent dans notre arrondissement. Nous saluons le travail remarquable fait par de nombreuses associations du 11e auprès de ces mineurs.

Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Nous proposons de réhabiliter les boulevards de Belleville, Ménilmontant et Charonne. Si nous sommes élus, nous veillerons, tout au long de notre mandat, à lutter contre la fracture territoriale que connaît le 11e, en rééquilibrant les investissements entre le nord et le sud de l’arrondissement.

Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

Dans certains secteurs, les principales intersections sont transformées en grandes places réservées aux piétons, aux enfants, aux familles. Par la plantation d’arbres en pleine terre. Chaque Parisien pourra y trouver un îlot de fraicheur et de calme à moins de 500 m de chez lui.

Commerces : locaux vacants et concentration des bars 

Une action publique directe sur les locaux stratégiques des quartiers en difficulté, mais aussi par l’accompagnement des porteurs de projet. Le programme Vital Quartier, mis en œuvre par la SEMAEST, sera renouvelé et étendu pour 5 ans, avec un budget de 35 M€, pour pérenniser la sauvegarde des commerces indépendants dans tous les arrondissements de Paris.

Des managers de quartier auront pour mission de faciliter la relation entre propriétaires fonciers et les porteurs de projets et de conseiller, et de faciliter la relation entre les commerçants, la mairie du 11e et les pouvoirs publics en général.

Trafic de drogue rue de l’Orillon et prostitution rue Faubourg du Temple

Alors que la Ville se défausse constamment sur l’État, il faut penser et organiser la sécurité et la tranquillité des Parisiens de façon globale. Une police municipale de 4.500 agents formés sera créée, soit 1000 agents de plus que les effectifs actuels. Assermenter les gardiens d’immeuble pour constater des délits et des infractions, ainsi que certains agents de maîtrise des services de la propreté, qui sont aujourd’hui les acteurs au plus près du quotidien de chacun.

Nous demanderons que les secteurs les plus sensibles de l’arrondissement fassent partie des sites parisiens pour lequel un plan d’action global sera envisagé, pour une sécurité renforcée.

Téléchargez les réponses complètes de Bouchra NAZZAL

François VAUGLIN – Liste « Paris en commun » avec Anne HIDALGO

François VAUGLIN a refusé de nous adresser ses réponses à notre questionnaire, comme d’ailleurs, Guillaume POITOUX, candidat de la liste « Ensemble PARIS » avec Agnès BUZYN. Toutefois, dans la mesure où comme chacun, nous disposons de son programme, nous en relatons ci-après les éléments qui concernent notre quartier.

Un marché bio ou une halle alimentaire. Une antenne du conservatoire et une bibliothèque du côté de l’Orillon.

Des pistes cyclables avenues de la République et Parmentier. Un élargissement des trottoirs des rues Faubourg du Temple et Oberkampf.

Trois immeubles de logements sociaux, dont un centre d’hébergement d’urgence, dans le secteur compris entre les rues Oberkampf, Crespin du Gast, Passage de Ménilmontant et boulevard Ménilmontant.

Densification, accès à la culture, boulevard de Belleville, espaces verts, lutte contre le trafic de drogue et commerces : Rachida DATI prend le contrepied de la politique conduite par Anne Hidalgo dans le quartier Belleville Saint-Maur depuis 20 ans et place la barre très haut.

Rachida DATI lors de sa visite boulevard de Belleville

Dans un courrier du 5 février 2020 aux habitants du quartier Belleville Saint-Maur, Rachida DATI et Nelly GARNIER, sa candidate à la Mairie du 11e arrondissement, présentent leurs orientations pour notre quartier. Ce courrier fait suite à leur visite du mois de janvier dernier.

Nous publierons naturellement tous les courriers des autres candidats dont nous aurions connaissance et nous comparerons les programmes. A ce stade de la campagne, disons-le, ces engagements sont certainement les plus ambitieux jamais présentés pour notre quartier.

Un marché de Belleville populaire, propre, plus diversifié et qui s’adresse à tous

Marché de Belleville de moins en moins régulé de moins en moins diversifié

Après des années de dérive, le marché de Belleville sera recentré sur une offre en produits frais et diversifiée. Elle étudiera également la possibilité d’organiser sa tenue un jour de semaine et un jour de weekend, pour permettre aux habitants du quartier qui travaillent en semaine, de profiter enfin de ce marché. Des espaces de convivialité seront créés. Le contrôle sur le délégataire sera renforcé et il sera mis fin à la politique de tolérance vis-à-vis des forains, qui ne respecteraient par le Règlement parisien des marchés découverts, notamment en matière de propreté et de tri des déchets.  

Le boulevard de Belleville laissé à l’abandon, côté 11e ,sera rénové et revalorisé. La piste cyclable sera sécurisée.

Conformément au vœu adopté par le Conseil de quartier Belleville Saint-Maur en avril 2015 et à la volonté exprimée par les habitants lors du budget participatif, le boulevard de Belleville côté 11e sera rénové. Les trottoirs seront intégralement repris et désencombrés. Le terre-plein central sera valorisé. La piste cyclable sera rénovée et protégée contre le stationnement sauvage.  

boulevard de Belleville : annoncé comme le grand projet pour le quartier lors des dernières élections. Son réaménagement n’ a pas eu lieu.

Rachida DATI s’engage à mettre fin à 20 ans de concentration de la précarité et de densification du quartier

Elle précise que notre quartier, le plus dense de Paris, souffre d’un manque criant de squares et n’a bénéficié dernières années d’aucun projet de création d’espace vert contrairement aux autres quartiers. Pour réparer cette injustice, elle s’engage à une réflexion sur la création d’un nouveau square dans le quartier. 

L’hôtel des Chansonniers, boulevard de Ménilmontant et l’espace de co-working, le Onzième lieu, rue Jean-Pierre Timbaud ne seront pas détruits pour être transformés en immeubles de logements sociaux.

Elle relève que c’est également dans notre quartier que les préemptions d’immeubles et de locaux d’activité pour réaliser du logement social sont les plus importantes dans le 11e, alors que Belleville Saint-Maur est déjà le quartier le plus pauvre de l’arrondissement et souffre d’un déficit d’emplois, quand les quartiers de République, Bastille et Nation sont exemptés de tout effort en matière de logements sociaux.  

La candidate s’engage donc à réviser le plan local de l’habitat (PLH) et le plan local de l’urbanisme (PLU) pour mettre un terme à cette politique de concentration des logements sociaux dans le quartier, qui ne profite d’ailleurs pas à ses habitants. Si cet engagement est mis en œuvre, l’hôtel “Les Chansonniers” et le Onzième lieu que la Mairie prévoit de préempter pour en faire des logements sociaux, seraient sauvés.

Le long du boulevard de Belleville le quartier est saturé en logements sociaux quand du côté de République aucun logement social n’a été créé.
Le secteur Ménilmontant/Crespin du Gast/ Bluets : la Mairie est en train d’acheter tous les immeubles à vendre les uns après les autres alors que le secteur est déjà socialement mixte.

Elle indique qu’elle veillera à ce que les bailleurs sociaux assument enfin leurs responsabilités vis-à-vis des locataires, notamment en matière d’entretien des parties communes et de propreté.   

Une bibliothèque à l’architecture respectueuse du quartier, plutôt qu’un immeuble de logements de 6 étages

Après des années de massacre urbanistique qui ont l’architecture des faubourgs de notre quartier mise à mal, la candidate prévoit de mettre en place des protections d’urbanisme pour les rues Oberkampf, Jean-Pierre Timbaud et Faubourg du temple, dont l’histoire et le caractère doivent être préservés. Cela devrait notamment empêcher la destruction de maisons et la sur-lélévation des dents creuses qui font le charme de notre quartier.

Concernant l’avenir de l’imprimerie située au 2-4 rue Crespin du Gast/angle rue Oberkampf, où la Mairie prévoit d’édifier un foyer de plusieurs étages, Rachida DATI s’engage à examiner la faisabilité d’un projet alternatif plus respectueux de cohérence urbaine. Sa candidate; Nelly GARNIER, nous a fait savoir depuis qu’elle demandera qu’on y installe une bibliothèque dont notre quartier est dépourvu.

l’immeuble du 2-4 rue Crespin du Gast

Rue du Moulin Joly : respect de riverains et dignité pour mes mineurs migrants

Les habitants de la rue du Moulin Joly retrouveront le calme mis à mal par l’installation du Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (DEMIE) géré par la Croix Rouge, dans une copropriété privée et dans une rue étroite. Le centre sera transféré dans des locaux plus adaptés et un autre quartier.

Les mineurs migrants condamnés à errer dans le secteur de la rue du Moulin Joly en raison d’un gestion calamiteuse par la Mairie du dispositif d’évaluation

La rue Saint-Maur fera l’objet d’une opération d’aménagement et de végétalisation ambitieuse

Elle initiera un appel à projet d’aménagements qui intègrera des propositions sur l’apaisement et l’embellissement durable, ainsi que sur la sécurisation et le respect de l’équilibre de toutes les mobilités (piétons, vélos et véhicules).

Rue de l’Orillon : installation d’un poste de police municipale et d’une caméra de vidéoprotection pour mettre un terme à 40 ans de trafic de drogue et sécuriser le secteur

Elle indique qu’elle ne peut pas se satisfaire de la persistance du trafic de drogue rue de l’Orillon, à proximité des écoles et de l’Espace Jeunes. Elle demandera donc au Préfet de Police l’installation d’une caméra de vidéoprotection au carrefour des rues de l’Orillon, Louis Bonnet et Vaucouleurs pour dissuader les dealers de se livrer au trafic en pleine rue . Au besoin, les locaux de l’ancienne Vigie de la police nationale pourront abriter une antenne de la police municipale qu’elle mettra en place.  

Extrait d’un article du Journal Le Monde de 1981 : déjà la gangrène de la drogue dans le quartier.

Le cœur du quartier devenu un désert commercial sera revitalisé. Les rues Oberkampf, Timbaud et Saint-Maur seront apaisées.

Enfin, elle fixera des objectifs chiffrés à la SEMAEST concernant la lutte contre la vacance commerciale et la lutte contre la monoactivité des bars et fastfoods dans votre quartier. Elle se dit par ailleurs prête à examiner les possibilités d’expérimenter la mise en place d’une aide financière aux commerçants qui reprendraient des locaux vacants depuis 2 ans au moins ou envisageraient de muter un bar ou un restaurant en activité répondant aux besoins des habitants et à des critères de diversification de l’offre.

Pour télécharger le courrier de Rachida DATI et Nelly GARNIER

Des femmes en situation de grande fragilité accueillies dans le 11e arrondissement dans des conditions indignes

Par Danielle Simonnet, candidate à la mairie de Paris et dans le 20ème arrondissement pour Décidons Paris, Pépita Car et Laurent Bussière, binôme candidat à la Mairie du 11ème arrondissement pour Décidons Paris

« Le Palais de la Femme est un établissement dédié à la prévention de l’exclusion sociale et à l’insertion, réservé aux femmes majeures » peut-on lire sur le site de l’Armée du Salut, en charge de cette institution.Le Palais de la Femme est censé accueillir et accompagner entre 300 et 400 femmes en grande précarité, victimes pour nombre d’entre elles de violences sexuelles dans le cadre de relations conjugales ou de la prostitution. L’Armée du Salut promet « un toit pour celles qui ont connu les “bas de la vie” ». Mais aujourd’hui, le Palais semble s’être transformé en « Enfer de la femme »

Il y a 3 ans, le Palais de la Femme décidait d’accueillir des hommes en situation de grande précarité. Mais comment concilier les parcours de vie de ces hommes avec ceux des résidentes ? Comment peut-on encore parler de Palais de la Femme quand les femmes se sentent inquiètes au sein même de l’institution où elles sont venues chercher refuge? « On ne se sent plus en sécurité depuis leur arrivée » témoigne une résidente, d’autres témoignent d’actes sexuels effectués contre de l’argent. Mais pour la direction cette présence d’hommes dans le Palais de la Femme correspond à une étape de « socialisation », pour remettre les résidentes en contact avec la gent masculine! Et le pire arrive.

Cette semaine une résidente témoigne avoir été victime d’un viol. Elle vient de porter plainte.

La violence se vit aussi à bas bruit, concrètement dans le quotidien de la vie des femmes et du fonctionnement de l’institution. Les griefs des résidentes sont nombreux. En voici quelques-uns que nous avons pu constater nous-même et qui avaient déjà été publiquement relatés :

Conditions de vies indignes dans des studios de moins de 12m2 pour un loyer entre 426 et 490 € par mois. Saleté des communs, peintures craquelées, rats, souris, cafards, punaises de lit, chaleur intenable en été. Certains studios n’ont pas de kitchenette et les résidentes doivent utiliser des cuisines communes vétustes. Les éviers ne fonctionnent pas. Certaines ont dû manger froid pendant des mois faute d’accès à des plaques chauffantes ou des fours en état de marche. D’autres n’ont pas de frigo. Le tout sans jamais de compensation ni baisse de loyer, ici appelé redevance!

Accompagnement à la réinsertion qui semble être à la tête du client. Des dossiers traînent sans raison, des aides aux logements ne sont pas déclenchées et conduisent à l’endettement de certaines femmes qui n’ont rien. Des femmes censées rester en moyenne 3 ans sont ainsi là depuis plus de 15 ans!

La bibliothèque des résidentes, un des rares lieux communs permettant d’échapper à l’exiguïté des chambres, lire, utiliser un poste informatique, échanger ou se ressourcer, est de fait privatisée depuis des mois. Une convention d’occupation gratuite a livré ce bien commun pour une épicerie soi-disant « solidaire » qui vend des produits avariés, refuse les achats de moins de 5 euros – somme considérable pour des femmes précaires ! – et se tourne aussi vers une clientèle extérieure qui va et vient sans contrôle dans cet établissement où il faut pourtant montrer patte blanche pour rendre visite aux résidentes!

Le  sous-sol du bâtiment et les commandes des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité (leviers de sécurité, compteurs, etc.) sont en accès libre! Le premier venu y entre comme dans un moulin, au risque notamment qu’un des enfants qui jouent dans les parages n’y provoque par inconscience un accident.

Pourtant le Palais de la Femme ne manque pas de moyens et de financements publiques, avec notamment 121 millions d’euros de subventions annuelles (chiffre de 2016), et un modèle économique reposant aussi sur la location des parties historiques du Palais, en plus des loyers-redevances de toutes les résidentes!

Tout cela a déjà été dénoncé. Les autorités sont au courant. Les femmes du Palais se sont organisées en collectif et elles rédigent en juin 2019 un appel qu’elles adressent très largement à la presse, à la Mairie de Paris, à la Mairie du 11ème, à la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes mais pour quelles réactions ? Aucune.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus faire semblant que tout va bien. L’enfer est à leur porte. Et nous ne pouvons pas les ignorer.

Danielle Simonnet, candidate à la mairie de Paris et dans le 20ème arrondissement pour Décidons Paris

Pépita Car et Laurent Bussière, binôme candidat à la Mairie du 11ème arrondissement pour Décidons Paris

Le texte original est ici

L’Afrofuturisme écologique s’expose à Oberkampf à partir du 12 mars prochain

Situé à l’angle de la rue Oberkampf et de l’avenue Jean Aicard, l’Espace OBERKAMPF propose depuis 2019 un nouveau concept de galerie proposant deux modes d’exposition intérieur / extérieur.

Le mur Espace OBERKAMPF, situé avenue Jean AICARD, fait 21 mètres de long et constitue une avant-scène de l’espace intérieur et accueille des fresques murales. La galerie, propose à l’intérieur l’accrochage de grands formats que la création d’installations ou de la projection vidéo. La galerie est ouverte du mercredi au samedi, de 14h à 18h30.

Du 12 mars au 18 avril prochain, vous pourrez admirer la nouvelle exposition de l’artiste Raphaël Féderici. Raphaël Federici, est un artiste plasticien anciennement connu sous le pseudo ParisSketchCulture (PSC). D’origine Corse et Camerounaise, il vit et travaille à Paris. Mais il se consacre quasiment exclusivement au voyage où il va à la recherche de murs à peindre. Raphaël Federici porte un regard témoin d’un écosystème en danger, convoquant la responsabilité de l’Homme face à son environnement.

Son exposition de peinture, sculpture et illustration, entièrement réalisées sur le principe de l’ »Upcycling » (objet réutilisés), sera à l’honneur durant un mois au cœur de notre quartier. L’artiste s’est engagé à utiliser le maximum d’éléments naturels pour ses créations, et ou recyclés, dans une démarche globale de prise de conscience environnementale.

Une fresque sera réalisée sur le mur extérieur de la galerie sur le thème de la déforestation Africaine, le 12 Mars 2020.

Les électeurs face au piège des promesses de piétonisation

Il ne se passe pas un jour sans que les candidats aux élections municipales n’annoncent des projets de piétonisation. Tantôt aux abords des écoles, tantôt des rues entières, tantôt des arrondissements entiers. Ainsi, si Anne Hidalgo est élue, les 4 anciens arrondissements du centre de PARIS et le Canal Saint-Martin seront rendus piétons, avec des conséquences sur le 11e arrondissement voisin, sur lesquelles nous reviendrons  

Le projet de piétonisation du Canal Saint de la Maire du 10e dans le cadre de sa campagne, aura des effets massifs sur la circulation dans le 11e arrondissement sans que ses habitants aient la possibilité de donner leur avis.

Alors, évidemment et spontanément on peut se dire « la piétonisation c’est super ! » Devant de telles promesses, chacun peut se projeter et espérer que cela soit piétonnisé devant chez lui lors de la prochaine mandature.

Mais soyons lucides. Il ne s’agit pas tant d’apaiser l’espace public ou de favoriser la place des piétons, que de lutter contre le trafic automobile. L’objectif premier est de « libérer Paris de la voiture » comme dirait David Belliard, candidat écologiste. Il suffit d’ailleurs de lire le rapport accablant de l’Inspection de la ville de Paris sur la gestion des terrasses, qui sont le problème numéro 1 dans notre quartier. Jamais l’espace public n’a été à ce point privatisé et sur-occupé.

La circulation ne va pas s’évaporer. Elle va se reporter sur les rues avoisinantes et parfois sur des rues moins adaptées pour accueillir un surcroit de trafic automobile, soit parce que la pollution y est déjà importante, soit parce qu’elles sont étroites. Ces projets de piétonisation ne feront pas que des gagnants, il y aura donc des perdants et des victimes.

On se rappelle d’ailleurs assez bien de l’opposition des habitants du quartier devant le projet de piétonisation partielle du boulevard de Belleville. Ce sont les secteurs les plus pauvres ou les plus pollués du quartier qui auraient été victimes du report. Ceux qui prennent le bus 89 auront pu également mesure l’impact de la piétonisation des berges de seine sur les quais hauts : des bouchons, toujours plus de bouchons. Parfois, un simple changement de sens de la circulation dans une rue suffit à pourrir la vie des riverains des rues avoisinantes comme ce fut le cas rue des Maronites, après la suppression d’un sens de circulation sur la rue de Ménilmontant.    

Les reports de circulation prévus s’agissant du transit en cas de piétonisation partielle du boulevard de Belleville

Penser que les futurs élus vont veiller à limiter les reports ou à les rendre soutenables est selon nous une vue de l’esprit. Ce n’est pas leur intérêt. En piétonnisant, on reporte augmente la circulation sur les riverains des rues avoisinantes, qui à leur  tour qui vont réclamer le départ des voitures, et ainsi de suite, par capillarité, jusqu’à éradication complète de la bagnole. En rendant la situation insupportable, on augmente le rejet social de la voiture et l’on gagne de nouveaux militants de la lutte contre les voitures. C’est un vieux principe : inoculer le mal est reste le meilleur moyen de développer des défenses naturelles.

Le Journal Le Parisien le montre très bien. La réduction de l’espace de la voiture ne signifie pas baisse de la pollution et moins de bouchons.  

Ces promesses de piétonisation posent également la question des critères d’identification des rares rues concernées. L’expérience nous montre que ce sont surtout les habitants les plus influents auprès de la Mairie, les plus mobilisés qui remportent la mise dans les projets d’aménagement, au détriment des sans-voix et des moins informés.

Rien n’indique donc que ces choix seront justes, ne serait-ce que socialement, ni même concertés. Mais les élus concernés auront beau jeu de dire « c’était dans notre programme », phrase très souvent entendue, oubliant au passage qu’ils s’étaient bien gardés de dire où et quelles en seraient les conséquences pour les autres rues des quartiers ou arrondissements voisins.

Un marché de dupe qui peut parfois se retourner contre les riverains des rues piétonnisées.

Y compris pour les rues piétonnisées, l’apaisement n’est pas toujours au rendez-vous. Il suffit de regarder ce qui se passe aux Halles ou rue Montorgueil faute de volonté de la ville de faire respecter leur caractère piétons.

Et s’il fallait choisir une rue dans le 11E arrondissement à piétonniser personne peut sérieusement penser que cela sera dans notre quartier. Piétonniser les rues Oberkampf, Saint-Maur ou Jean-Pierre Timbaud et ce sont aussi les clients des bars qui déferleront sur la chaussée au milieu de la nuit. Piétonniser la rue Faubourg du Temple et c’est la prostitution qui s’étendrait sur la chaussée. Piétonniser les rues de l’Orillon ou Louis Bonnet c’est offrir un cadre idéal et apaisé aux dealeurs.

Enfin, quand cela marche et que l’on parvient à apaiser la rue et y éviter que d’autres nuisances prennent le relais, on créera  un effet d’aubaine massif pour les propriétaires des immeubles de la rue concernée. On peut dès lors légitimement se demander au nom de quel principe et de quelle justice, on revaloriserait ainsi des biens immobiliers, déjà hors de prix, aux frais du contribuable. Est-ce d’ailleurs le rôle d’une collectivité territoriale de favoriser la spéculation ?

En conclusion, et on le voit, ce type de promesse est politiquement très habile, car chacun peut espérer le temps de la campagne que ce sera devant chez lui. En pratique, chacun aura moins de 1% de chance de voir ce rêve devenir réalité et au moins autant de chances d’en faire les frais.

Découvrez le questionnaire adressé aux candidats à la Mairie du 11e arrondissement

Notre quartier souffre d’un retard considérable d’entretien de voirie, de manque d’espaces verts. son tissu commercial rencontre de nombreuses problématiques comme les locaux vacants dans le cœur du quartier et la monoactvité de bars dans les rues Oberkampf, Timbaud et Saint-Maur.

A quelques semaines des élections, nous avons voulu savoir ce que proposaient les candidats pour notre quartier. Vous trouverez ci-après le message qui leur a été adressé et plus bas, un lien vers le questionnaire. Nous publierons les réponses reçues, ainsi que l’analyse que nous en faisons.

Mesdames et Messieurs les candidats et candidates,

Nous vous prions de bien vouloir trouver en pièce-jointe une questionnaire qui vous est adressé dans la perspective des prochaines échéances. Naturellement, vous êtes libres d’y apporter des compléments d’information sur d’autres propositions qui concerneraient le quartier ou de ne pas répondre à certaine d’entre-elles. Un retour est attendu pour le lundi 24 février 2020, 20h.

L’analyse qui en sera faire fera l’objet d’une publication sur notre site internet (22.000 vues annuelles) et d’une édition papier tirée à 5.000 exemplaires. Les réponses seront également toutes publiées.


S’il n’entre pas dans vos intentions d’y répondre, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous le faire savoir, pour ne pas pénaliser les autres candidats et le débat démocratique, en retardant inutilement l’exercice. Dans ce cas, le candidats/la candidate est réputé(e) être défavorable à ces propositions/ ne pas souhaiter les mettre en œuvre dans le cadre de son programme

En transparence avec vous, nous informons que les propositions qui vous sont soumises, ont fait l’objet d’une cotation réalisée à partir des votes des habitants du quartier. Le nombre de soutiens s’échelonne de 48 votes pour le projet le moins populaire à 1.673 pour le plus populaire.

Vous le savez, le taux d’abstention dans notre quartier est de 5 à 10 point inférieur à celui  constaté dans l’arrondissement. Nous nous fixons comme objectif de réduire cet écart d’un tiers à l’occasion de cette échéance. Vous avez, comme candidat(e), une responsabilité particulière pour raccrocher ses habitants de notre quartier aux institutions et les intéresser au débat démocratique.

Nous vous en fournissons ici l’occasion.

POUR TELECHARGER LE QUESTIONNAIRE CLIQUEZ ICI

Quels commerces pour le quartier Belleville Saint-Maur en 2020 ? découvrez nos propositions

Le quartier souffre historiquement d’un problème important de vacance commerciale  dans ses rues intérieures. Cela avait conduit la ville a créé la SEMAEST un organisme chargé de préempter les locaux vacants pour y installer des commerces depuis 2004.

En 2016, l’objectif a été élargi à la lutte contre la prolifération des bars, avec l’objectif d’y diversifier les commerces.

Un bilan marqué par l’abandon de notre quartier et l’aggravation des fractures commerciales.   

Après 15 ans, il y a dans le quartier deux fois moins de commerces pour 1.000 habitants qu’en moyenne,  dans le 11e arrondissement.

La situation de l’artisanat est catastrophique. Il est assez notable par exemple d’observer par exemple que sur les très nombreux lauréats du Concours « Fabriqué à Paris » en 2019, aucun n’est établi dans notre quartier.   

La mairie a aggravé la situation en accordant des autorisations visant à transformer des locaux d’activité en logements, intensifiant ainsi la désertification commerciales de nos rues. 

Contrairement aux engagements pris par le Maire du 11e arrondissement et la présidente de la SEMAEST aucun local n’a été préempté pour lutter contre la prolifération des bars. Les activités d’hôtellerie et de restauration sont surreprésentées : 27 %, contre 16 % à Paris.

Selon le bilan dressé en 2018 par le Conseil de quartier, le nombre d’acquisitions de locaux par la SEMAEST dans notre quartier est 5 fois inférieur à l’investissement dont elle fait montre dans le quartier Sedaine-Popincourt.

Cette asymétrie dans le traitement des quartiers du 11e arrondissement, qui ne peut qu’accélérer le décrochage de notre quartier vis-à-vis des quartiers, n’est pas admissible.

Nous ne pouvons pas non plus souscrire à la tentation de la SEMAEST de privilégier dans sa politique d’intervention, l’acquisition de locaux présentant les meilleurs potentiels de revente. Il nous semble, au contraire, qu’il faut intervenir sur les situations les plus difficiles, sauf à envisager un renforcement de la partition commerciale du quartier, qui serait intolérable.

Propositions :

La lutte contre le développement des bars passe par des préemptions mais également par une politique  cohérente

Nous demandons d’abord que la situation du quartier Belleville Saint-Maur fasse l’objet d’un traitement paritaire avec celle de quartier Sedaine-Popincourt et pour y parvenir, qu’un rattrapage en termes d’acquisitions de locaux soit engagé et opéré sans tarder.

La Mairie de Paris n’est par ailleurs pas démunie de moyens juridiques. Et le droit de préemption ne saurait constituer le seul mode de régulation des débits de boisson dans notre quartier.

La cohérence militerait ainsi pour que le refus de droit d’occupation du domaine public (terrasses) soit plus systématiquement envisagé et opposé pour dissuader l’installation des débits de boisson ou faciliter leur départ, dans les zones les plus concernées par cette problématique.

En effet, nombre de projets d’installation de débits de boisson dans le quartier n’auraient pu voir le jour, s’ils n’avaient fait l’objet d’une de la part des services de la mairie d’une très grande bienveillance. 

Par ailleurs, il doit être constaté que la Mairie n’utilise pas ses prérogatives en matière d’urbanisme commercial.

La multiplication des devantures de restaurants et débits de boisson, intégralement escamotables, génère une amplification du bruit à des niveaux sonores insoutenables pour les riverains, en particulier le soir et la nuit, en particulier rue Jean-Pierre Timbaud.

Une réflexion doit également s’ouvrir sur détournement des licences de restauration.

Alors que la loi prévoit que pour les restaurants, la boisson n’est que l’accessoire du repas, celle-ci tend, dans certains restaurants du quartier, à devenir la principale prestation et source de revenus, accompagnée dans le meilleur des cas, par une simple planche de fromages ou de charcuteries. Chacun connait les dérives engendrées par cette pratique, en termes d’ivresse sur la voie publique et de nuisances sonores.

L’expérience récente montre par ailleurs que le développement de brasseries artisanales, de restaurants ou d’auberges de jeunesse, promu par la Mairie, a favorisé le développement des nuisances.

En effet, la multiplication des évènements visant à attraire des publics supplémentaires, l’organisation de soirées musicales dans ces établissements, l’intensité de leur utilisation du domaine public produisent les mêmes effets que les débits de boisson.

La SEMAEST doit donc être mobilisée non seulement pour limiter le nombre des débits de boisson, mais celui également des restaurants, dans les secteurs ou leur développement est le plus problématique.

Les secteurs prioritaires     

En termes de densité de débits de boisson et restaurants, la rue Oberkampf est presque à saturation. La priorité parait donc devoir être donnée à l’acquisition des locaux des débits de boisson existants, pour en faire diminuer le nombre. A cet égard, un objectif de 20% en 6 ans paraît raisonnable

S’agissant de rues Jean-Pierre Timbaud et Saint-Maur, il subsiste, un potentiel de développement supplémentaire des débits de boisson, qui appelle une politique volontaire de prévention, qui passe par le repérage de locaux commerciaux qui sont susceptibles d’accueillir cette activité et leur acquisition.

Une attention particulière doit être portée à la rue Edouard Locroy sur laquelle est en train de se créer un véritable corridor de nuisances entre Timbaud et Oberkampf.

Sur ces 4 rues, une réflexion doit également s’ouvrir concernant l’acquisition des locaux commerciaux exigus, propices à l’installation de vendeurs d’alcool ou de produits de restauration rapide, responsables pour une large part des souillures qui affectent ce secteur. 

La lutte contre la vacance commerciale

Il est essentiel de ne pas diluer l’intervention de la SEMAEST, mais au contraire de concentrer ses efforts sur le cœur de quartier, qui est dépourvu de commerces, ainsi qu’en atteste les travaux de l’APUR.

Il est suggéré de retenir les rues Moret, de l’Orillon, du Moulin Joly et Morand, dont la situation commerciale est objectivement dégradée, voire quasi-inexistante, avec pour objectif d’y créer des polarités commerciales.

Les expériences récentes montrent que l’acquisition par la SEMAEST d’un unique local isolé dans une rue est particulièrement difficile à louer et ne suffit pas à créer une dynamique commerciale.

Les projets d’acquisition doivent donc impérativement porter sur plusieurs locaux et s’accompagner d’un travail sur la complémentarité des commerces. Un magasin de jeux trouvera ainsi plus facilement sa place à proximité d’une librairie et une crèmerie serait plus pertinente à proximité d’une boucherie ou d’un caviste. 

Il conviendra là encore de veiller à la cohérence des choix politiques opérés par la Mairie du 11e arrondissement. Ainsi, la création d’un centre d’Évaluation des Mineurs Isolés Étrangers au 5 rue du Moulin Joly, qui génère le stationnement sur la voie publique de mineurs ou jeunes majeurs migrants souvent agités, en nombre important et la distribution non encadrée de repas sur l’espace public, juste en face d’un local commercial pour lequel la SEMAEST a eu énormément de difficultés à trouver preneur, est incompatible avec le développement commercial de ce secteur, souhaité par les habitants.

Typologie des commerces

La nature des commerces installés par la SEMAEST doit faire l’objet d’une vigilance particulière et répondre aux besoins effectifs des habitants du quartier.

Dans un contexte où l’actuelle mandature a vu se renforcer la fracturation commerciale au sein du quartier, le maintien de commerces accessibles à tous au sud du quartier et la promotion d’une plus grande diversité commerciale et d’une offre de meilleure qualité au nord doit être recherchée.

Nous observons à cet égard que le quartier accuse un retard certain en termes d’offre en produits biologiques et issus des circuits courts, par rapport aux autres quartiers du 11e arrondissement, ce que confirme l’analyse de la BDCOM.

Une attention particulière doit également être portée à la démographie médicale dans le quartier tant pour les médecins généralistes, que pour les spécialistes pour un meilleur service aux habitants dont les besoins sont importants.

Si le quartier apparait particulièrement bien doté en librairies généralistes, il n’en va pas de même des magasins de presse qui ont tous fermé contrairement à la situation qui prévaut à Belleville (20e). Un effort pourrait être envisagé.

La question des salons de thé-chicha est fréquemment évoquée, notamment leur concentration sur la rue Saint-Maur. Toutefois en l’absence de problème avéré et au regard de leur importance pour la socialisation, notamment des jeunes, nous ne proposons pas d’action particulière à ce stade, si ce n’est, en cas de cession, de parer à l’installation d’un débit de boisson.

La situation des populations immigrées doit également appeler une réponse dans un contexte où la quasi-totalité des cafés dits communautaires ont été remplacés par des bars qui leur sont inaccessibles (à l’exception des cafés tabacs/ PMU) et la tendance des bars et brasseries du quartier à refuser de servir des boissons chaudes après 16H.

Les intéressés se voient aujourd’hui privés de lieux de socialisation bon marché où jouer aux cartes et aux dominos. Cette situation est accentuée par la politique de transformation des hôtels de location dits « au mois » en logement social. Aujourd’hui, les mosquées et salles de prière, le Mac Donald et les bancs publics constituent les derniers lieux de socialisation de ces habitants, notamment des Chibanis. La création d’un café associatif au sein du quartier répondrait à cette problématique. 

Enfin, nous ne sommes pas opposés à l’installation d’activités « calmes » de services (hors commerce) aux particuliers ou aux entreprises dans le quartier, ainsi qu’au développement d’activité artisanales. Celles-ci doivent toutefois être en priorité ciblées et localisées sur les artères les plus concernées par les nuisances et non sur les rues souffrant déjà d’un déficit d’animation.

Ainsi, l’installation par la SEMAEST de la Fontaine O Livres, rue de Vaucouleurs a permis de mettre fin à la vacance d’un local. Toutefois, Cet établissement étant complètement fermé au quartier, il ne contribue pas à son animation, dans un secteur pourtant déjà sans vie. De la même manière, l’installation par un bailleur social des bureaux du théâtre de Belleville, rue de l’Orillon, répond pas aux attentes et aux besoins des habitants, ni aux enjeux de ce secteur.

Expérimenter une aide à la création ou la conversion de commerces dans le quartier

Il est proposé d’accompagner une évolution nécessaire de ces commerces et locaux commerciaux, par le versement d’une aide à la création ou à la conversion vers des activités plus diversifiées et utiles aux habitants telles que la vente de  produits alimentaires biologiques, issus de circuits courts, habillement, équipement de la maison,  produits culturels, etc…

Le montant de l’aide à l’investissement sera plafonné à 30.000€ par commerce.  La nature des  dépenses prise en charge sera très large : travaux de transformation intérieure et extérieure du commerce, mobilier, présentation des produits, hygiène, attractivité, environnement de travail, sécurité, économies d’énergie, tri, recyclage,  etc..

L’allocation de l’aide se fera dans le cadre d’un appel à projets.

Pour télécharger nos propositions cliquez ici

Des nouvelles du réaménagement du square Jean Aicard

Les habitants ont voté deux années de suite pour le réaménagement du square Jean Aicard dans le cadre du budget participatif pour un budget de 450.000€. Une 1ère réunion de diagnostic et d’échanges de vues entre les porteurs de projet a eu lieu à la Maire du 11e arrondissement.

Diagnostic :

Le square est divisé en 3 parties séparées, séparées par deux placettes, dont l’une est fermée à la circulation.

Le square est installé sur un terre-plein. C’est en réalité un couloir de  200 m de long et seulement 12,5M de large. Entouré d’immeubles assez hauts, il ne bénéficie pas d’un important ensoleillement. L’absence d’ouverture latérale le rend peu accueillant. La largeur insuffisante du square explique qu’il ne compte pour seule végétation que les haies qui l’enserrent. On pourra difficilement faire mieux. Les douze arbres autour du square pourraient éventuellement voir leurs pieds végétalisés.

1ere partie : l’aire de jeu de 330m² est en mauvais état. Des équipements ont été retirés non remplacés, d’autres sont dégradés. Ils seront remplacés.

Le 2ème espace, qui est le plus petit des trois, comporte une table de ping-pong, des bancs pour se poser et 4 jardinières partagées, qui sont également en mauvais état, mais leur remplacement est prévu. Une équipe du centre d’accueil thérapeutique est présente une fois par semaine pour s’en occuper, mais leur usage doit être dynamisé.

Le boulodrome, qui est le 3ème espace du square, est très vaste (54 m de long). Selon la Mairie et certains riverains, il reste sous-utilisé. Seule une partie sert aux parties de pétanques, l’autre est en générale libre, sauf évènement particulier.

Débats :

Les possibilités de réaménagement du square sont objectivement limitées. La présence importante de réseaux souterrains empêchent par exemple de déplacer les grilles ou d’étendre le square en reprenant de l’espace sur les placettes situées entre les 3 parties du square.

Pour le boulodrome, l’idée serait que cet espace (qui est en théorie ouvert à tous à l’exception du club house) serve également à d’autres activités. Le partage de l’espace simultané pose toutefois la question de la protection contre le jet de boules de pétanque.

Les débats ont également porté sur le sort des placettes. Elles pourraient être agrémentées d’assises. Les pavés pourraient être enherbés. Le Conseil de quartier a toutefois insisté sur la nécessité de consulter les riverains devant le risque de nuisances.

Les associations (prévention spécialisée et Centre Victor Gelez) ont alerté sur le fait que l’un d’elle sert de terrain de foot pour les jeunes du quartier et proposent de transférer cette activité sur l’espace dédié table de ping-pong et au repos ou sur le boulodrome. Une autre solution, moins satisfaisante, pourrait consister à faire fermer cette  placette pour leur permettre de jouer en toute sécurité.

On peut comprendre la demande d’espace pour faire du foot. Toutefois, il y a un problème de cohérence, la Mairie a détruit le TEP de l’Orillon pour le transformer en gymnase et le TEP Ménilmontant a également été détruit. Elle a également refusé de discuter des usages de la place Jean Ferrat, en y installant des rochers d’escalade.

Nous ne sommes pas certains que transformer un square aussi petit en terrain de foot, dans un quartier dépourvu d’espaces verts, soit la solution. Nous tenons au maintien d’un espace de respiration. En outre, la table de ping-pong a été financée par le Conseil de quartier et c’est le seul équipement de ce type dans le quartier.  

Enfin, cette idée sur laquelle les associations ont très largement insisté pose la question de la place des filles dans l’espace public. Nous serons très attentifs.

Une solution aurait été de récupérer l’intégralité du boulodrome. Mais on peut comprendre le refus des boulistes de quitter leur espace. Ils l’entretiennent et régulent le secteur depuis des années et des années. Encore fallait-il leur proposer un autre espace. Pour notre part, nous étions et restons partisans de la création d’un terrain de pétanque sur la place jean Ferrat, ce qui permettrait de libérer complètement le square de cet usage quasi-privatif.

Enfin le cas de pigeons a été évoqué. Ce problème est bien connu des riverains et des usagers du square. Une solution devra être trouvée avec par exemple la création d’un pigeonnier.

En conclusion, à ce stade rien n’est arrêté.  Nous vous donnons rendez-vous après les élections municipales pour une réunion ouverte aux habitants et riverains.

Galeries d’art à Belleville : la fin d’une époque ?

Le Journal des Arts, dans un article récent, alerte sur le devenir des galeries de Belleville.

Le Journal des Arts nous annonce ainsi le départ d’Antoine Levi, une galerie majeure de Belleville et de la rue Ramponeau, qui quitte le 20e arrondissement pour rejoindre le centre de Paris. Il rappelle que plusieurs espaces d’exposition ont fermé récemment.

Après une décennie d’effervescence, Belleville aurait perdu de son éclat.

Quand tout commence en 2003, le quartier présentait des atouts en termes à la fois de centralité et de loyer raisonnable. C’était aussi une zone de mixité sociale et cela correspondait aux valeurs progressistes des artistes. C’est à Belleville que les choses se faisaient. Selon un galeriste, “ces galeries ont été les premières à montrer l’art émergent d’artistes internationaux”.

Parmi celles qui ont réussi à se faire une place dans le monde de l’art grâce à Belleville, comme High Art, Gaudel de Stampa, et bientôt Antoine Levi, plusieurs ont dû déménager car le quartier ne permet pas de se développer. Selon une de ces galerie, “les loyers de Belleville ont augmenté et il y a très peu d’opportunités en termes d’espace pour s’agrandir”.

Pour Philippe Joppin, de High Art, qui a déménagé en 2017 dans le 9e arrondissement, c’était aussi une question d’image. « Notre espace ne correspondait plus à ce que l’on voulait refléter. Nous voulions plus de visibilité, plus de passage et renouveler les expositions de nos artistes »,

Belleville rassemblait jusqu’ici neuf galeries en son épicentre et vingt à l’échelle de l’arrondissement. L’association « Le Grand Belleville » rassemble désormais la plupart des galeries du quartier. Il y a une véritable volonté de faire de Belleville un lieu culturel, un passage obligé dans le parcours des collectionneurs. Il règne un réel « esprit de quartier » entre les galeries, qui organisent des événements en commun comme des dîners et vernissages.

Toutefois, outre la question du loyer, le temps de l’effervescence serait révolu. « Il faut reconnaître un certain essoufflement de Belleville qui est lié notamment à l’implosion du marché de l’art, analyse Antoine Levi. Il y a un affaissement des visites à Paris, un trop-plein de foires et le public se dilue. ».

Pour de nombreux galeristes, le foisonnement de l’offre à Paris rend caduque la notion de “quartier“. “ Il y a une telle dispersion et Paris est si cher qu’il n’y aura plus d’espace fédérateur pour les galeries », estime Denis Gaudel. « Bientôt, avec le Grand Paris, les frontières géographiques de la ville vont évoluer, il n’y aura plus d’idée de quartier », ajoute Philippe Joppin.

Le Mécano bar, institution de la rue Oberkampf, pourrait être remplacé par une chaîne de fastfood.

Le Mécano Bar, qui fait aussi restaurant et salle de concert, est ouvert depuis plus de 20 ans. C’est une institution de la rue Oberkampf. Il tire sont nom de l’ancien atelier de petite mécanique, dans lequel il s’est installé.

Nous avons appris sa fermeture.

Un changement reste possible, mais le Mécano Bar pourrait être remplacé par une chaîne de fastfood. Nous pensons qu’il pourrait alors s’agir de la société TGB « The Good Burger » qui appartient au groupe espagnol RESTALIA (780 établissements dans 11 pays). TGB  aurait acheté à la fois le fonds de commerce et les murs du Mécano bar.

Cette perspective, si elle se confirmait, serait un très très mauvaise nouvelle pour le quartier et il y aurait objectivement de quoi être en colère.

Le Conseil de quartier, dans un courrier de juillet 2018 avait en effet mis en garde le Maire du 11e arrondissement et Joëlle Morel adjointe écologiste et présidente de la Semaest, sur la nécessité de préempter les locaux en pied d’immeubles rue Oberkampf, la situation ne cessant de se détériorer.

Ils ont refusé d’agir et choisi de privilégier d’autres quartiers du 11e arrondissement. Le résultat de l’inaction de la Mairie du 11e et de la SEMAEST se fait aujourd’hui durement sentir, avec des effets difficilement réversibles.

En achetant les murs, la société espagnole fait en effet un pari de long terme, celui du maintien de la vocation exclusivement festive de ce secteur de la rue Oberkampf et de l’inaction durable des pouvoirs publics.

Est-ce d’ailleurs un total hasard si cette société a choisi précisément notre quartier pour y implanter ce qui sera son premier établissement en France et à Paris ? Nous pensons malheureusement que non.

Cette situation illustre également l’hypocrisie des élus. Toujours prompts à se mobiliser, comme récemment, contre l’installation d’un McDo place de la Nation, rénovée à grands frais, au nom de la lutte contre la malbouffe, mais qui dans notre quartier, alors qu’ils en avaient les moyens juridiques et financiers, ne se sont pas opposés à cette transaction.

Ils n’ont pas bougé le petit doigt, alors que non loin de là, nous avons déjà un Mc DO et un KFC et plus largement, la plus forte concentration de fastfood du 11e  arrondissement. On peut ainsi manger des produits saturés en graisses et en sucres dans le quartier Belleville Saint-Maur, mais surtout pas Place de la Nation.   

C’est également la qualité de vie des habitants qui va s’en trouverait à nouveau dégradée. Chacun a pu mesurer les effets dévastateurs du développement des livraisons du Mac-Do et du KFC avec la multiplication des trajets des scooteurs bruyants et polluants et leur stationnement sur les trottoirs, sans qu’aucune verbalisation n’intervienne.

Il est assez probable que le nouveau fastfood ait lui aussi recours à Deliveroo et Ubereats, intensifiant le trafic des 2 roues moteur dans le quartier. Le nombre de livraisons sera d’ailleurs d’autant plus important, qu’étant le seul établissement de la chaîne, sa zone de chalandise sera très vaste, avec des livraisons dans tout Paris.

Au-delà, c’est la production des déchets et les livraisons en camion qui vont augmenter. Un contresens total.

Cet épisode met enfin en exergue que ce n’est pas tant contre la malbouffe, que contre l’installation d’une multinationale qu’il s’agissait de lutter place de la Nation dans un contexte préélectoral. Il s’agit comme trop souvent d’une posture politicienne et d’affichage, plus que de défendre l’intérêt des habitants.

Pour nous, il n’y a pas d’un côté la malbouffe inacceptable des multinationales et de l’autre, celle qui serait acceptable, parce qu’elle serait vendue par des autres sociétés ou des entrepreneurs individuels.

La comédie a assez duré.      

Découvrez les 3 candidates à la Mairie du 11e arrondissement et leurs premières propositions pour le quartier Belleville Saint-Maur

Il est grand temps de vous présenter les 3 candidates à la Mairie du 11e arrondissement, issues de mouvement politiques différents, elles ont en commun d’êtres très attachées au 11e arrondissement et de bien le connaître. Elles nous parlent de leur parcours, de l’arrondissement et du quartier. Elle émettent leurs premières propositions pour le quartier Belleville Saint-Maur.

Elles vous sont présentées par ordre alphabétique.

Pépita CAR (Liste “Décidons Paris”, avec Danielle Simonnet et Vikash Dhorasoo )

J’ai 31 ans. Je suis écolo féministe et gilet jaune.

Formée à l’EM Lyon (Grande Ecole de Commerce) et à l’ENSATT (management culturel), je travaille ou ai travaillé à la direction, au développement et à l’accompagnement de projets culturels en France et à l’étranger (services culturels des Ambassades de France). J’ai toujours considéré mon métier comme politique, l’art vivant étant un médium d’expression, de contestation mais aussi de rassemblement et de vivre ensemble.

Militante chez Greenpeace et Gilet Jaune depuis les premiers samedis, je suis notamment à l’origine de l’appel des artistes « Nous ne sommes pas dupes » en solidarité avec les Gilets Jaunes.

Le 11ème arrondissement représente à la fois : mes études en colocation dans le quartier de Belleville Saint-Maur ; mon travail, ce quartier étant culturel par excellence ; et aussi notre futur où je veux porter cette vision « communaliste », défendue par Décidons Paris.

Pour moi le « communalisme », c’est reprendre le contrôle de sa vie et de sa ville par une démocratie radicale, plus participative, plus directe, avec tout.e.s les habitant.e.s. Concrètement, aux niveaux des quartiers, c’est la mise en place d’assemblées des communs. Pour aujourd’hui, c’est co-élaborer notre programme et constituer des listes populaires. Et demain, exercer ensemble notre rôle de citoyen.ne.

Le 11ème arrondissement est l’arrondissement le plus dense de Paris et aujourd’hui il souffre d’un manque d’espace public et d’espace vert, d’un déséquilibre entre les quartiers et d’éco-gentrification (une écologie aveugle aux questions sociales, qui ne profite qu’à certaines personnes et certains quartiers).

Avec Décidons Paris, nous défendons une écologie sociale populaire qui profitera à tou.te.s, en développant localement des systèmes d’entraides et d’auto-organisation. Nous défendons un vrai plan d’investissement public pour plus d’espaces communs verts, pour retrouver du lien social. Nous misons sur la jeunesse et un quotidien apaisé, notamment avec des loyers encadrés. Enfin, nous voulons d’une campagne dans la rue, auprès des habitant.e.s et des luttes qu’ils-elles portent comme au TEP de Ménilmontant, au Palais de la Femme ou encore à La Générale.

Signez l’appel de Décidons Paris et rejoignez-nous dans les Assemblées des communs, au niveau de Paris et des arrondissements : https://decidons.paris/lappel/ Construisons des listes citoyennes ensemble, portez-vous candidat.e.s ici : https://decidonsparis.typeform.com/to/LscUeD

Co-élaborons un programme et rejoignez nos groupes de travail thématique : https://nous.decidons.paris/groupes

Suivez notre actualité sur nos pages Facebook : Pour le 11ème : https://www.facebook.com/decidonsparis11 Pour tout Paris : https://www.facebook.com/DecidonsParis/

Nelly GRANIER (Liste Rachida Dati)

J’ai 35 ans. Je suis mariée et j’ai 2 enfants. Je suis titulaire d’un Master de littérature française et d’un Master Affaires publiques à Sciences Po Paris. Je suis directrice associée en agence de communication

Membre du conseil de quartier Arsenal de 2012 à 2014, j’habite le quartier Bastille depuis 12 ans, après avoir habité boulevard Beaumarchais. Plusieurs membres de ma famille ou amis proches habitent le 11e arrondissement, rue Amelot, Boulevard de Ménilmontant, rue Saint-Maur, etc. C’est un arrondissement où, avec ma famille, nous nous sommes ancrés et avons noué de nombreuses amitiés depuis des années.

Engagée à l’UMP puis aux Républicains depuis 2007, où j’ai notamment exercé les fonctions de directrice des études. Je suis actuellement la directrice de la campagne de Rachida Dati pour les élections municipales à Paris.

L’équipe sortante a complètement délaissé cet arrondissement qu’elle considère comme lui étant acquis. Aujourd’hui, le 11ème arrondissement résume à lui seul ce dont les Parisiens ne veulent plus avec :

Un espace public négligé, comme le montre le boulevard Richard Lenoir, où pullulent les terriers de rats, la rue Oberkampf souillée par nombre d’incivilités, le boulevard de Belleville laissé à l’abandon. Les poubelles et les encombrants sont légion, la voirie est défoncée, le mobilier urbain tout comme la végétation ne sont pas entretenus…

Une mixité sociale qui ne fonctionne plus, où les habitants se côtoient de plus en plus sans se mélanger car rien n’est fait pour favoriser la vie de quartier et le lien humain. C’est notamment le cas rue du Moulin Joly.

Un logement social dégradé, au mépris de ses habitants, avec une concentration des projets de logements sociaux toujours dans les mêmes quartiers, comme rue Jean-Pierre Timbaud. Ces projets continuels de préemption sont faits au détriment de l’entretien et de la rénovation d’un parc social existant de plus en plus délabré (parties communes, installations électriques, ascenseurs…).

L’anarchie et le chaos dans les rues suite à des travaux et des aménagements ubuesques qui complexifient la vie des habitants au lieu de la simplifier, comme boulevard Beaumarchais ou place de la Bastille.

Aucun effort pour améliorer le cadre de vie des habitants du 11ème, leur créer des espaces de respiration, leur donner envie de s’enraciner et d’élever leurs enfants dans l’arrondissement. Quand des espaces verts ou de loisirs sont créés, comme le jardin Truillot, les risques de nuisances pour les riverains ne sont absolument pas pris en compte, où ils sont complètement hors de propos comme les rochers d’escalade de la place Jean Ferrat.

Par ailleurs, les opérations de « cosmétique végétale » menées par la Ville ne viennent pas compenser le manque et le mauvais entretien de la végétation en pleine terre dans notre arrondissement où de nombreux arbres – pour certains centenaires – ont été tronçonnés car malades ou lors des opérations de réaménagement des places.

En ce qui concerne le quartier Belleville-Saint-Maur, il constitue le stéréotype du quartier laissé à l’abandon, à l’écart des politiques municipales de ces vingt dernières années. Citons notamment :

L’absence de réponse concrète et coordonnée avec la Préfecture de police face aux trafics et à l’insécurité.

Le manque de la volonté nécessaire à la lutte contre la mono-activité festive, comme autour des rues Timbaud, Saint-Maur et Oberkampf, alors que des leviers d’actions existent, notamment au niveau de la SEMAEST.

Le manque d’ambition autour de l’espace public qui reste sale, terne et très abimé.

Le défaut d’entretien du parc de logement (social mais aussi privé), notamment dans le nord-est du quartier. La dernière opération de réhabilitation lourde dans le quartier BSM ayant été menée par Alain Devaquet et Jacques Chirac (autour de la rue Robert Houdin).

Le sentiment d’abandon de ce quartier populaire alors que les moyens matériels de la Ville pourraient avoir un effet significatif sur le lien humain et l’ascenseur social.

Nous voulons faire de Paris une ville où les familles peuvent s’enraciner.

L’ensemble des tarifs municipaux seront diminués pour soulager le budget des familles, à commencer par le prix de la cantine dont le tarif maximum sera abaissé à 3,50 euros contre 7 euros aujourd’hui.

Alors que les Parisiens qui quittent la capitale sont très souvent des jeunes couples à l’arrivée du premier ou du deuxième enfant, je m’engage à créer un chèque Paris d’avenir pour aider les familles de classe moyenne à rester dans Paris à l’arrivée d’un nouvel enfant. Les familles de classe moyenne qui déménagent à l’occasion de l’arrivée d’un nouvel enfant recevront une aide de 1200 euros par an, pendant 3 ans. Et cela dès l’arrivée du 1er enfant.

Il est temps de réorienter le curseur en faveur des habitants, et de leur assurer un espace public propre, entretenu et agréable à vivre, rétablir la sécurité grâce à une police municipale armée dédiée à la lutte contre la délinquance du quotidien.

Notre projet avec Rachida Dati visera notamment à soutenir les familles qui doivent pouvoir s’enraciner dans l’arrondissement et les personnes âgées qui doivent pouvoir rester dans le quartier où elles ont toujours vécu. Nous croyons en la valeur du lien humain, qu’il soit au sein de la famille ou du voisinage : c’est ce lien, soutenu par une action municipale forte et volontariste, qui assurera à notre arrondissement son dynamisme et sa solidarité pour les années à venir. Nous voulons retrouver un 11ème arrondissement où il fait bon vivre.

Comment nous rejoindre ou être informé(e) de notre actualité ? Vous pouvez vous rendre sur la rubrique « Rejoignez-ma campagne » du site datipourparis.com ou me contacter sur nellygarnier11@gmail.com

Bouchra NAZZAL (Liste Villani, le nouveau Paris)

J’ai 44 ans, j’élève mes 3 enfants dans le 11e, où je suis arrivée en 1995, à l’âge de 20 ans. J’ai  notamment vécu 6 ans dans le quartier Belleville Saint-Maur. Je suis issue d’une famille modeste, ouvrière, qui a ses racines au Maroc. Diplômée de l’ESCP Europe – école de commerce située dans le 11e -, je suis aujourd’hui cadre dans la fonction publique.

Députée suppléante à Paris dans la 6e circonscription (qui regroupe notamment les quartiers de Belleville, Ménilmontant et Père Lachaise) depuis juin 2017, je veux aujourd’hui aller plus loin dans mon engagement au service des parisiennes et des parisiens, et avoir le pouvoir d’agir au plus près de leurs préoccupations.

Que ce soit à Paris, ou dans le 11e, et notamment le quartier de Belleville, la qualité de vie s’est fortement dégradée ces dernières années. Une fois élue, je m’engage notamment à :

– à faire du 11e un arrondissement plus accueillant pour les familles et les classes moyennes, et qui protège mieux les plus vulnérables d’entre nous.

Le quartier de Belleville Saint-Maur, seul quartier politique de la Ville dans le 11e et quartier le plus pauvre de l’arrondissement, fera l’objet d’une attention particulière. A Paris, de manière générale,  il faut agir davantage dans les quartiers qui concentrent le plus de difficultés : aux côtés de l’Etat, de la région et des associations, la ville de Paris doit agir de manière plus efficace et plus constructive, pour réduire les inégalités à l’école, améliorer l’accès à l’emploi et au logement.

– à faire du 11e un arrondissement plus apaisé, en préservant et en créant des îlots de respiration, dans cette zone la plus dense d’Europe. Dans le quartier de Belleville Saint-Maur, plusieurs secteurs nécessitent d’être apaisés, comme par exemple la rue du Faubourg du temple, le boulevard de Belleville ou la rue Saint-Maur.

– à traiter la question de la propreté à bras le corps, avec volontarisme et rigueur, en modernisant par exemple l’équipement et en favorisant le recyclage des déchets organiques

écouter vraiment les habitants du 11e, en passant d’une démocratie participative (qui fonctionne extrêmement mal aujourd’hui) à une véritable démocratie active, où chaque habitant puisse s’exprimer.

Comment rejoindre la liste/l’équipe de campagne/ être informé(e) de l’actualité de la candidate ?

Pour rejoindre la campagne, vous pouvez contacter Bouchra NAZZAL via l’adresse mail vivonsparis11@cedricvillani.paris. Si vous désirez participer au tirage au sort organisé sur la liste d’arrondissement, RV sur www.candidater.cedricvillani.paris.

Pour connaître toutes les actualités et évènements de sa campagne, vous pouvez vous rendre sur la page Facebook Villani Paris 11e, ou les comptes Twitter et Instagram qui portent les mêmes noms.

Nous proposons qu’une rue de Ménilmontant porte le nom de Rachid TAHA

Paris, le 20 novembre 2019

Madame la Maire du 20e arrondissement,

Rachid TAHA est décédé le 12 septembre 2018. 

Sa carrière a été marquée par 13 albums, la composition de musiques des films et des apparitions dans des films ou téléfilms. En 2016, Rachid TAHA a reçu une Victoire de la musique pour l’ensemble de sa carrière.

Né en Algérie, il est arrivé en France où il a passé le reste de son existence. Porte-drapeau de la communauté française d’origine maghrébine de seconde génération, il a apporté une contribution majeure à la reconnaissance du chaâbi qu’il a fait connaître à travers le monde.

Vous le savez, Rachid TAHA partageait avec le quartier de Ménilmontant une histoire singulière. Il était un habitué des cafés de Ménilmontant, tels que Ma Pomme ou le Café des sports, rue de Ménilmontant.

Et c’est assez logiquement, que notre quartier fut le 1er à lui rendre hommage le 2 décembre 2018 dans le cadre du Gala des artistes de Ménilmontant organisé par l’association Ménil Mon Temps, dont l’artiste était un proche.

Au-delà des origines et d’un répertoire métissé, les thèmes de ses chansons qui parlaient de démocratie, racisme et d’intolérance font largement écho aux préoccupations des habitants du quartier de Ménilmontant.

C’est la raison pour laquelle, nous avons l’honneur de vous demander de conférer le nom de Rachid TAHA à une rue du quartier de Ménilmontant. Nous souhaitons que le choix de cette artère, sa configuration et sa taille soient en cohérence avec le charisme et l’importance de l’artiste.

Nous souhaiterions évidement que cet hommage puisse intervenir, par dérogation, pour les deux ans de sa disparition, en septembre 2020. La Mairie de Paris vient en effet de conférer le nom de Georges SARRE à un square du 11e arrondissement, à peine 9 mois après le décès de celui-ci. Il nous semble, dès lors, que l’on peut sans trop de débats, hâter également la procédure pour un artiste mondialement connu.

Nous nous tenons à la disposition de votre Cabinet pour travailler à l’identification d’une voie qui rendre justice au talent de Rachid TAHA et vous prions d’agréer notre haute considération.

Téléchargez le courrier ici

Requalifier la rue Saint-Maur, apaiser la rue Faubourg du Temple, réaménager le boulevard de Belleville et le carrefour Parmentier : découvrez nos propositions pour les élections municipales

Le quartier Belleville Saint-Maur, le plus dense de Paris, souffre d’un déficit d’espace public et d’entretien de celui-ci. Les trottoirs, très largement privatisés, notamment par les commerces et leurs clients, deviennent inaccessibles aux habitants.

Si les places du XIe arrondissement comme celles de Léon Blum, République, Bastille et Nation ont fait l’objet de réaménagements et d’investissement couteux, notre quartier lui n’a pas eu droit à de tels investissements.

Si les boulevards Haussmann, de la Villette,  et Magenta ou plus récemment, les boulevards de la Chapelle et Voltaire ont fait l’objet d’une requalification, cela n’a pas été le cas du boulevard de Belleville (côté 11e)  en dépit des discours et des promesses.    

Après vingt ans d’abandon de notre quartier, la réponse doit être forte et le rattrapage en termes d’investissement dans l’espace public doit être massif. C’est ce que nous proposons.

N’hésitez pas à nous donner votre avis à la fin de cet article et à vous associer à notre projet ! Vous pouvez également télécharger le document complet en bas.

1- Réaménager le carrefour République-Parmentier- Oberkampf

Pour tous ceux qui en ont fait l’expérience, traverser ce carrefour relève de la gageure. Il représente une frontière difficilement franchissable entre le quartier Belleville Saint-Maur et le reste du 11e arrondissement, dont il se trouve isolé.

Le carrefour est difficilement franchissable pour les piétons.

Sa configuration et ses aménagements ralentissent et compliquent le cheminement des piétons qui doivent s’arrêter aux feux et contourner les barrières. La rue Oberkampf est littéralement sectionnée, ce qui nuit en particulier aux commerces et dissuadent leurs clients de faire leurs courses de l’autre côté du carrefour.

Proposition

L’objectif est ici de prévoir un réaménagement d’ampleur qui favoriser le cheminement des piétons et apaise la circulation automobile.

2- Requalifier la rue Saint-Maur en élargissant les trottoirs et en plantant 40 arbres

A cheval sur deux arrondissements et trois quartiers, la rue Saint-Maur fait elle aussi partie des grande oubliées des opérations d’aménagement. C’est l’une des plus longues des Paris (2km). Elle souffre de nombreux maux.

Les trottoirs sont trop étroits sur une large portion de la rue, alors qu’ils sont très empruntés.

La rue Saint-Maur ne compte par ailleurs que 21 arbres, soit un arbre tous les 92 m, alors qu’elle compte deux files de stationnement dans un quartier qui est en surcapacité de places stationnement par rapport à l’équipement des ménages.

Y circuler à vélo est perçu comme dangereux, en l’absence d’aménagement sécurisé. Cette carence n’est tenable si l’on souhaite développer l’usage du vélo dans notre quartier.  

La rue Saint-Maur : deux files de stationnement de voitures et presqu’aucun arbre

Proposition

La priorité sera donnée à la plantation d’arbres, avec un objectif d’en multiplier le nombre par trois.

Une seule file de stationnement, sur deux files actuelles, serait maintenue. L’espace gagné sera dédié à l’élargissement des trottoirs là où il est trop étroit et à la plantation d’arbres.

La création d’une piste cyclable sécurisée sera mise à l’étude et concertée.

3- Apaiser la rue Faubourg du Temple entre le boulevard de Belleville et l’avenue Parmentier

La rue du Faubourg du Temple présente une valeur patrimoniale et historique importante pour le quartier. Elle ne peut plus continuer à être maltraitée. Très encombrée, cette rue commerçante est également très minérale et bruyante.

La rue, dans sa partie haute, avait fait l’objet d’une opération d’aménagement dans les années 2000, mais sans que la question du trafic automobile et de la place des vélos n’aient été traitée, alors que le problème était déjà identifié.

Dans la période récente (2016), seule sa partie basse au niveau de la place de la République, a été apaisée avec la création d’une zone de rencontre.

Aucun projet n’a émergé concernant la vaste portion de cette rue située au Nord-Est dans les quartiers populaires de Belleville Saint-Maur (11e) et Hôpital Saint-Louis Faubourg du Temple (10e).

Or, selon un décompte réalisé dans le cadre du réaménagement de la place de la République, la circulation automobile y était plus intense que sur le boulevard Voltaire ou l’avenue de la République (937 véhicules/heure de pointe le matin, contre respectivement 779 et 751 véhicules).

C’est en outre peu dire que les riverains et les commerces ont très fortement souffert des travaux de la RATP pour la création d’accès supplémentaires dans le cadre du prolongement de la ligne 11 du métro.

Il est plus que temps de prendre en compte les attentes légitimes des riverains et commerçants de cette rue.

 Proposition

L’objectif sera pour l’essentiel d’apaiser la rue en limitant la circulation automobile. La possibilité de la création d’une zone de rencontre pourrait être mise à l’étude.

Il conviendra également de réaménager le carrefour de Belleville  complètement embolisé. Le Maire du 11e arrondissement s’était engagé à le réaménager. Cette promesse comme tant d’autres n’a jamais été tenue.

4- Réaménager enfin le boulevard de Belleville côté 11e

Nous devons prendre acte du refus du Maire du 11e de réaménager le boulevard de Belleville côté 11e contrairement à ses promesses de campagne et au vote du budget participatif.

Cela ne doit pas empêcher de poursuivre le combat en espérant trouver une oreille plus attentive chez les autres candidats à la Mairie du 11e.

Proposition

Les trottoirs côté 11e seront intégralement rénovés et, parce qu’ils sont trop étroits (2,35m), ils seront libérés des emprises (étalages et terrasses) pour rétablir un cheminement normal de piétons.

Des fosses seraient créées dans le trottoir pour végétaliser les façades des immeubles après appel à participation des copropriétés et bailleurs sociaux. Une aide financière de la ville pourrait être envisagée.

Il s’agira également de revaloriser le terre-plein central du boulevard en installant des réverbères historiques de la ville de Paris, plutôt que le modèle froid et bas de gamme actuel, pour rester en harmonie et cohérence avec ceux du boulevard de La Villette voisin et de l’avenue Jean Aicard.

Le modèle des bancs sera changé pour un modèle plus confortable. Ils seront également déplacés sur le côté opposé aux habitations pour limiter les nuisances nocturnes.

L’intégralité du revêtement du terre-plein sera rénovée. Des discussions seront engagées avec la RAPT pour revoir le format de sa bouche d’aération à la fois trop grande, disgracieuse et détournée de son usage.

La piste cyclable sera intégralement reprise avec des matériaux de qualité. Pour garantir leur intégrité contre le stationnement de voitures et camions, des croix de Saint-André et des potelets seraient installés sur les trottoirs.

Pour permettre aux livraisons des commerces de s’effectuer normalement les jours de marché, les emplacements de livraison le long du terre-plein central seraient inaccessibles aux forains du marché et laissés libres.  

5- Recréer des centralités et de lieux de convivialité dans le quartier

C’est le résultat de l’histoire, mais aussi de choix récents d’aménagement qui ont privilégié l’encombrement et la saturation de l’espace public : le quartier ne dispose pas de place publique en son sein. Résultat : les habitants se croisent, mais ne se rencontrent plus.

Il est proposé d’y remédier et de recréer de l’espace au bénéfice des habitants.

La place Marek Edelman (Angle Fontaine au Roi et Moulin Joly)

Cela fait des années que les habitants demandent l’aménagement de cette place, mais le Maire du 11e n’a rien voulu savoir.

Celui-ci a imposé l’installation d’agrès sportifs et d’un babyfoot, qui ne profitent qu’aux hommes et sont mal entretenus.

De l’autre côté de la place, le Maire a accordé un droit de terrasse à l’auberge de jeunesse « Les Piaules » et donc aux touristes, privant là encore les habitants du rare espace disponible.

Proposition

Il est proposé de faire de la place Marek Edelman un lieu de convivialité avec la création de deux terrains de pétanque de part et d’autre de la rue de la Fontaine au roi. On pourrait également envisager l’installation de barrières mobiles qui fermeraient la place à la circulation chaque  dimanche pour permettre aux habitants de profiter pleinement de cet espace reconquis.

Des bancs publics seraient installés. Les agréés et le babyfoot démontés pour être déplacés dans un lieu plus adapté.

La place Verte (angle Oberkampf et Saint-Maur)

Cette place est trop souvent privatisée et son potentiel n’est pas assez exploité.

Entre les terrasses (fermée et ouverte) de 100M² accordés au café, la sanisette Decaux, le container à bouteilles et les nombreux scooters illégalement garés, on ne peut actuellement pas faire grand-chose sur cette place, si ce n’est la traverser.

Désencombrer les trottoirs du boulevard de Belleville  permettrait de redonner aux pétons leur place dont ils ont été privés, sans nécessiter leur élargissement coûteux au détriment de la piste cyclable.

Proposition

Il est proposé de reprendre 70 M² sur la terrasse et la délimiter à l’aide de barrières dites « Croix de Saint-André », comme sur la place Saint-Catherine pour sanctuariser l’espace public. Le container à bouteilles serait déplacé et le stationnement des scooters rendu impossible.

 Deux ou trois bancs seraient installés pour permettre aux habitants et notamment à ceux qui ne peuvent profiter de la terrasse du café de profiter de la place. Une fontaine pourrait enfin être créée.

Une végétalisation basse pourrait être plantée en lisière de la rue pour délimiter la place et l’agrémenter.

Désencombrer les trottoirs du boulevard de Belleville  permettrait de redonner aux pétons leur place dont ils ont été privés, sans nécessiter leur élargissement coûteux au détriment de la piste cyclable.

ET VOUS ? QU’EN PENSEZ-VOUS ?

Nos propositions de réaménagement de l'espace public
Envoi

Télécharger la brochure au format PDF ici

La rénovation des trottoirs de la rue Saint-Maur a commencé

Dans un précédent article, nous vous annoncions le début de la mise en œuvre de du projet de rénovation des trottoirs des rues Saint-Maur, Oberkampf, et Jean-pierre Timbaud que nous avions déposé au budget participatif en 2018.

Nous avons le plaisir de vous informer pour ceux qui l’auraient pas remarqué que les travaux ont commencé sur Saint-Maur. Ce sera long. Nous n’avons pas encore le calendrier précis pour les rues Oberkampf et Jean-Pierre Timbaud devraient suivre. On avance.

Pour mémoire, le budget alloué pour l’opération est de 1, 1M€.