Déposez vos projets pour le budget participatif 2019 !

Je dépose un projet

ATTENTION : une fois déposé, votre projet ne peut plus être modifié, sauf à le supprimer pour le déposer à nouveau. Nous vous invitons à prendre connaissance des informations ci-dessous afin de vous éviter ce désagrément.

Si vous habitez à Paris, vous pouvez déposer un projet, quels que soient votre âge et votre nationalité. Ce projet peut concerner l’ensemble de la Ville ou être localisé dans un arrondissement :

  • S’il est déclaré recevable, une pré-étude sera menée par la Ville, pour estimer son coût et sa faisabilité
  • Si le projet est estimé faisable et que son coût ne dépasse pas l’enveloppe du budget participatif, il sera soumis à la validation d’une commission présidée par la.le Maire d’arrondissement (projet d’arrondissement) ou par la Maire de Paris (projet parisien).
  • S’il est retenu par cette commission, il sera soumis au vote des Parisien.ne.s : votre mobilisation sera alors déterminante pour le faire connaître afin qu’il recueille un nombre suffisant de voix pour gagner.  

Votre projet est-il recevable ?

Pour être recevable, votre projet doit remplir 3 critères :

  • Satisfaire un motif d’intérêt général et ne comporter aucun caractère commercial ou publicitaire ;
  • Entrer dans le champ des compétences de la Ville de Paris ;
  • Correspondre à une dépense d’investissement dans l’espace public ou dans les équipements de proximité, d’achat de matériel ou de création de  services en ligne. Il ne doit pas générer de dépenses de fonctionnement trop importantes.

Un projet clair, précis et construit collectivement aura plus d’atouts pour réunir des votes et se concrétiser : il est toujours préférable de s’associer à un projet plutôt que d’en déposer un similaire. Il est aussi possible que la Ville vous propose de co-construire une proposition commune avec des Parisien.ne.s ayant déposé un projet proche du vôtre, en mars/avril prochain.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Vous voulez vérifier que votre projet relève de dépenses d’investissement ou des compétences de la Ville ? Connaître les enveloppes budgétaires allouées à chaque arrondissement ou estimer le coût de votre projet ? Avant de déposer votre projet, nous vous invitons à consulter le guide du budget participatif et la foire aux questions.

En 2019, la Ville de Paris souhaite que les projets concernant les personnes en situation de handicap et l’accessibilité soient clairement identifiés, quelle que soit la thématique retenue lors du dépôt des propositions. Ainsi, la question suivante est ajoutée, lors du dépôt du projet : « Votre projet a-t-il vocation à aider les personnes en situation de handicap ? » Si la réponse est positive, vous pourrez détailler la prise en compte de cette dimension dans votre proposition.

Enfin, comme en 2018, nous vous remercions de noter que :

  • Les projets de murs végétalisés ou d’art urbain devront nécessairement être localisés sur des murs appartenant à la Ville, aux bailleurs sociaux ou aux partenaires publics de la Ville pour être retenus ;
  • Les projets de végétalisation sur l’espace public (jardinières, potelets, pieds d’arbres…) doivent être déposés dans le cadre d’un dispositif dédié : le Permis de végétaliser. Ces projets ne seront pas étudiés dans le cadre du budget participatif ;
  • Les demandes de composteurs collectifs doivent être déposées par l’intermédiaire du dispositif municipal dédié.
     

Enfin, le succès rencontré par les projets d’aménagements de l’espace public dans le cadre du budget participatif depuis 2014 et l’ambitieux programme porté par la municipalité dans ce domaine doivent permettre de profondément modifier le paysage de la ville d’ici 2020. L’apaisement de la circulation et un meilleur partage de l’espace public au profit des piétons et cyclistes sont au cœur du projet municipal de la Maire de Paris, décliné au travers du Plan Vélo, de la Stratégie Paris Piéton, des réaménagements et piétonisations de places et de rues, de la généralisation des zones 30 à l’horizon 2020, des piétonisations pérennes ou temporaires. Par ailleurs le souhait d’amplifier cette politique a été très clairement exprimé par les Parisien·ne·s à l’occasion du budget participatif : depuis 2014, 130 projets relatifs à la place des piétons ont été retenus au vote, soit un budget d’environ 77 millions d’euros dédié à la place des vélos et des piétons dans l’espace public.

Ces projets sont longs à mettre en œuvre : les études et les chantiers nécessitent de nombreuses concertations techniques (concessionnaires de réseaux type GRDF, architectes des Bâtiments de France, RATP, pompiers, Préfecture de Police, etc.) et locales avec les usagers (riverains, commerces, etc.). Aussi, pour pouvoir réaliser dans les meilleurs délais les très nombreux projets votés les années précédentes, les nouveaux projets de réaménagements de l’espace public (aménagement de places ou de rues, création de pistes cyclables, élargissement de trottoirs, piétonisations, zones de rencontre, …) ne sont exceptionnellement pas acceptés dans le cadre de l’édition 2019 du  budget participatif. En revanche, sont acceptés les projets qui seraient relatifs  à l’entretien de la voirie, qui ne nécessitent pas de longues phases d’étude et de concertation.

Déposez votre projet ici

Logement social : le déséquilibre entre les arrondissements les plus riches et les plus pauvres ne cesse de s’aggraver

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on nous parle de mixité sociale et de rééquilibrage du logement social entre les arrondissements de l’Ouest et de l’Est parisien.

Nous avons voulu en avoir le cœur net et en particulier savoir quels sont les arrondissements qui contribuent à l’augmentation du taux de logements sociaux dans la capitale, qui atteignait 19,9% au 1er janvier 2016.

La question est d’autant plus importante que, dans le cadre du contrat de mandature conclu entre Anne Hidalgo et les communistes, un objectif de 30% de logement sociaux est poursuivi et que l’on sait que le logement social à paris est très mal réparti et qu’il était en 2008 très concentré dans un nombre très restreint d’arrondissements du Nord et de l’Est. Ce sujet est d’autant plus important que la politique du logement social à Paris coûte très cher (2,9 milliards d’euros, soit près de 30% du budget d’investissement). Raison de plus donc pour se demander où va l’argent et à quoi il sert.

Pour répondre à ces questions, nous avons travaillé avec deux sources de données. Pour les logements,  nous avons utilisé les données publiques de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Pour identifier (s’il en était besoin), les arrondissements riches et pauvres, en fonction du niveau de revenu des habitants, nous avons eu recours aux données publiées par l’INSEE.

Nous n’avons pas été déçus du voyage.

Jamais le logement social n’a été autant concentré dans les arrondissements les plus pauvres.

Près de la moitié (45%) des logements sociaux créés entre 2008 et 2016 l’ont été dans les 4 arrondissements les plus pauvres de la capitale (19e, 18e, 20e et 13e), contre à peine un quart (24%) c’est à dire 2 fois moins dans les 10 arrondissements les plus riches (7e, 8e, 6e, 16e, 5e, 9e, 1er, 3e, 4e, 15e).

Le déséquilibre est plus grave si l’on regard dans le détail.

Pour trois logements sociaux créés dans le 16e arrondissement entre 2008 et 2016, la Mairie de Paris en créé cinq dans le 19e arrondissement, pourtant déjà très pauvre.

Ainsi le 19e arrondissement, qui connait des problèmes sociaux considérables, a absorbé la création de 5.351 logements sociaux pendant cette période. C’est 30% de plus que le 16ème  arrondissement, où seulement 3.042 logements sociaux ont été créés.

Il en résulte que jamais l’écart en nombre de logements sociaux n’a été aussi grand entre ces deux arrondissements. Alors qu’en 2008, le 19e arrondissement comptait 27.324 logements sociaux de plus que le 16e arrondissement, en 2016, il en compte 29.633 de plus !

Autre conséquence, aujourd’hui près de 4 logements sur 10 situés dans le 19e arrondissement sont des logements sociaux. Un record  absolu. Le taux de logements sociaux y est passé de 35,2% en 2008 à 39,9% en 2016, soit 15 points de plus que l’obligation légale, qui est à présent de 25%.

Arrêtons-nous à présent sur la situation du 20e  arrondissement.

A ce rythme, le 20e arrondissement pourrait compter 50% de logement sociaux en 2034. 

Le 20e arrondissement présentait déjà en 2008 un taux de logements sociaux supérieur à ce que prévoit la loi (26,2%, contre 25%). ce qui aurait milité pour une augmentation modérée du nombre de logements sociaux, voire sa stabilisation. C’est le choix inverse qui a été fait.

Alors que cet arrondissement ne compte que pour moins de 9% de la population parisienne (8,8%), il a absorbé à lui seul près de 15% des logements sociaux créés à Paris entre 2008 et 2016 (14,8%). Ainsi, l’effort demandé au 20e arrondissement a été 2,5 fois plus élevé que ce qui a été demandé au 16e arrondissement lequel n’a contribué qu’à 6% de l’effort (5,9%).

Ce ciblage particulier de la politique de logement social sur cet arrondissement a eu pour conséquence  d’y faire augmenter son taux de logements sociaux de près de 8 points pour s’établir à 34%. Le 20e arrondissement présente aujourd’hui un niveau de concentration en logement social similaire à certaines villes de banlieue. Si ce rythme était maintenu, le taux de logements sociaux pourrait atteindre 50% en 2034 (le double de l’obligation légale), contre 13% seulement pour le 16e arrondissement (soit 12 points de moins que l’obligation légale de 25%).

En ce qui concerne les autres arrondissements

Le 18e arrondissement continue de voir le nombre de logements sociaux augmenter, mais à un rythme que l’on qualifiera de raisonnable au regard des autres arrondissements du Nord et de l’Est. Cet arrondissement semble avoir fait l’objet d’un  traitement différencié, pour ne pas dire privilégié, par rapport aux 19e et 20e arrondissements. Si ce taux passe de 18,3 % à 21,8%, (soit +3.849 logements sociaux, et représente tout de même 7,5% de l’effort total), il augmente moins vite qu’en moyenne à Paris.

Enfin, le 13e arrondissement, 4e arrondissement le plus pauvre de Paris, a lui absorbé un volume de logements sociaux considérable (6.247 logements sociaux supplémentaires), dont les conséquences sociales se feront probablement sentir à moyen terme. Il voit son taux de logement social passer de 31,5% à 37,4%.

2008

2016

Qu’en conclure ?

Pour notre part, nous en tirons qu’il est inexact de parler de rééquilibrage de la politique de logements sociaux entre les arrondissements les plus riches et les plus pauvres et que c’est pour une large part sur ces derniers que pèse l’effort.

Vous pouvez téléchargez les notes à partir desquelles nous avons travaillé ici : note 2009 et  note 2017

Comment par idéologie, le Maire du 11e arrondissement a failli liquider le dernier café populaire du boulevard de Belleville

Le Conseil de paris vient de valider une délibération qui prévoit  la réalisation, 37 boulevard de Belleville, d’un programme d’acquisition réhabilitation d’un Foyer de Jeunes Travailleurs composé de 19 logements (PLAI c’est à dire du logement très très social pour les plus bas revenus). Cet immeuble avait été préempté  en 2015.

On se souvient que le Conseil de quartier avait fait part de ses vives réserves concernant ce projet, rappelant notamment que ce secteur comporte déjà la plus forte concentration en logements sociaux du 11e arrondissement et qu’il est déjà l’un des plus pauvres de Paris. En clair, ce projet était contraire à la mixité sociale.

Par ailleurs l’utilisation par la Mairie du droit de préemption vise normalement à protéger les locataires en place en cas de vente d’un immeuble, pour empêcher leur éviction de leurs logements par le nouveau propriétaire. Or, ici tous les locataires, à l’exception des commerçants, ont été expulsés de leurs logements pour être prochainement remplacés par des travailleurs précaires. C’est dire si on est ici dans la pure idéologie et très éloigné de l’intérêt des habitants du quartier.

Adrien Tiberti adjoint (communiste) au maire du 11e explique sur twitter qu’il s’agissait aussi de lutter contre la prostitution qui sévissait dans l’immeuble. Cette explication est étonnante parce que chacun sait que ce n’est pas sur le boulevard de Belleville, mais à l’intérieur du quartier, que se concentrent les appartements qui servent de lieu de « consommation ».

En outre, lutter contre la prostitution peut se concevoir quand il s’agit de rendre la tranquillité aux locataires d’un immeuble dérangés par cette activité, mais ici ils ont été expulsés ! Enfin chacun peut constater que la prostitution sur la voie publique ne s’est jamais aussi bien portée sur les rues Faubourg du Temple et de la Présentation, sans que la Mairie du 11e ne fasse quoi que ce soit pour y mettre un terme.

Cette décision est donc plus que contestable. Mais cela aurait pu être encore pire.

François Vauglin, maire du 11e arrondissement, joue à la roulette russe avec le vivre-ensemble dans notre quartier.

Le projet prévoyait initialement la disparition complète des deux commerces, occupant le rez-de-chaussée : le café-brasserie et la boucherie. Le Bailleur leur avait d’ailleurs signifié congé en 2016.

Le maire du 11e arrondissement et le bailleur social viennent d’être contraints d’y renoncer, en raison du coût élevé que représenterait l’indemnisation d’un tel café, lequel ne pourra donc plus être expulsé.

Si nous ne pouvons qu’être soulagés par ce recul du Maire du 11e arrondissement, comment ne pas être objectivement inquiets des conséquences qu’aurait eu une telle décision ?

Ce café-brasserie « Le Métro », tenu depuis plus de 7 ans par le très sympathique Idir, beaucoup d’entre nous le fréquentent. Il s’agit du dernier café populaire du boulevard de Belleville, côté 11e. C’est également le dernier établissement de restauration non communautaire de cette partie du boulevard, où l’on peut encore croiser des habitants de toutes origines, de tous âges et de toute condition sociale.

Sa fonction sociale est essentielle. C’est en effet un lieu de halte bienvenue pour les forains du marché de Belleville et leurs clients les jours de marché. Il n’y a d’ailleurs plus d’autres lieux, sur ce côté du boulevard, où prendre un café ou une bière au comptoir. Ils ont tous été remplacés par des établissements communautaires. C’est d’ailleurs un paradoxe, alors que la population du quartier, comme le 11e arrondissement, perd des étrangers et des immigrés. Nous avions eu l’occasion de nous inquiéter de cette fracture commerciale et sociale de notre quartier et en particulier sur le boulevard de Belleville.

Certes, il existe encore quelques bars PMU ailleurs dans le quartier. Ils ont toutefois en commun d’être très largement fréquentés par des fumeurs de drogue et de poser, pour certains d’entre-eux, de sérieux problèmes de voisinage. Difficile de parler en ce qui les concerne de lieu de vie.

Cet exemple illustre une fois de plus s’il en était besoin, que l’actuel Maire du 11e arrondissement, comme d’ailleurs son prédécesseur Patrick Bloche, est porteur d’une politique de segmentation sociale et culturelle de l’arrondissement et de notre quartier, où les gens, qui déjà ne se parlaient pas beaucoup, ne se rencontrent plus, avec les effets délétères que cela entraîne pour le vivre ensemble.

Si mettre fin à une activité prostitutionnelle et fermer un café qui sert de l’alcool ne pouvait que faire plaisir à l’Imam de la mosquée voisine (située au n°39), ainsi qu’à ses fidèles, cela aurait créé un précédent très dommageable pour le quartier et ses habitants.

Vous pouvez télécharger la délibération du Conseil de paris en cliquant ici.

Une œuvre d’art place Jean Ferrat au milieu du marché sauvage et des tags ?

La ville de Paris a lancé un appel à projets ouvert aux artistes, collectifs, étudiants des écoles d’art, association. Il s’agirait d’embellir 20 lieux avec une participation de la Ville de Paris à hauteur de 50.000 euros par site.

Tous les projets seraient mis en ligne pour recevoir l’avis des parisiens. Une sélection des lauréats serait ensuite opérée par des jurys composés de personnalités du monde de l’art, de l’urbanisme, du design et les représentants des arrondissements, pour des réalisations avant la fin de l’été 2019.

marché sauvage

Dans notre quartier, c’est la place Jean Ferrat qui devrait accueillir l’une de ces œuvres et franchement, on ne pouvait pas faire un pire choix de localisation. En effet, cette place, qui est le théâtre d’un marché sauvage depuis 2014, est régulièrement souillée et ses équipements ne sont plus entretenus.

le sol de la place Jean Ferrat

Cette place a fait l’objet d’un réaménagement en 2010, dont chacun peut constater qu’il est complètement raté. Ainsi, le revêtement du sol de la place n’est pas uniforme. De vastes bandes n’ont jamais été bitumées  et sont aujourd’hui truffées des nids de poule. Il a donc été nécessaire de déposer un projet au budget participatif, pour reprendre le revêtement à partir en 2019, soit 9 ans après. L’horloge, qui faisait elle aussi partie du projet de réaménagement, est hors d’usage et n’est toujours pas réparée en dépit de plusieurs relances depuis 2014.

La plus grande jardinière a été bétonnée

La mairie se félicitait également d’avoir créé de vastes jardinières végétalisées. La  première est aujourd’hui transformée en terrain vague, quand la seconde est devenue un paysage lunaire où plus rien ne peut pousser. A l’origine de cet échec : des défauts de conception qui occasionneraient des fuites dans la station RATP, située en dessous, l’absence de protection adéquate et un manque d’entretien, qui les ont rapidement transformées en décharge colonisée par les rats. Aujourd’hui, les deux jardinières sont condamnées.

La descente aux enfers de la place Jean Ferrat, la Mairie en est largement responsable. Elle a ainsi, par ses exigences, entraîné le départ du forain, qui vendait dans une petite baraque, des gaufres et des boissons, laissant ainsi le champ libre aux vendeurs du marché sauvage. Elle a également, par cette décision, privé les habitants les plus modestes de toute animation sur cette place et renforcé le sentiment d’insécurité.

Puisqu’il est question d’offre culturelle, rappelons également que la place Jean Ferrat accueillait jusqu’en 2014, un festival de musique gratuit « Ménil’Fest » qui proposait 30 concerts totalement gratuits. Ça aussi c’est terminé.

La Mairie de Paris piétine la démocratie participative et le droit des habitants des quartiers populaires à être associés aux décisions qui concernent leur cadre de vie.

Certes une consultation des habitants sur internet est prévue. Mais qui peut croire que les premiers usagers de cette place publique, que sont les Chibanis, sont informés de ce projet et qu’ils vont pouvoir donner leur avis sur internet ? On est là au cœur des contradictions de la Mairie de Paris : ceux qui décideront de ce projet, ne sont certainement pas ceux qui vivront avec.

Par son projet, la Mairie s’assoit également sur les projets déposés par le Conseil de quartier Belleville Saint-Maur, pour lesquels les habitants du quartier ont voté en masse lors du budget participatif 2016 et qui prévoyaient de planter des arbres supplémentaires sur la place Jean Ferrat. Qui pourrait comprendre que ce projet de végétalisation, soit remplacé par une œuvre d’art que personne n’a demandée ?

Ce projet est enfin emblématique d’une politique qui transforme l’art en gadget et en outil de communication à la gloire des élus parisiens.

La Fresque Télémaque

Si la mairie de Paris avait la moindre velléité d’embellir le quartier Belleville Saint-Maur, elle aurait commencé par le nettoyer et par réparer les bancs publics qui sont devenus inutilisables. Si elle partageait la conviction que les quartiers populaires ont besoin d’une expression artistique sur l’espace public, elle aurait commencé par rénover l’immense fresque de l’artiste Hervé Télémaque, rue Oberkampf, ce qu’elle refuse de faire, arguant que le mur appartient à une copropriété privée. On le voit : destruction du patrimoine d’un côté, communication de l’autre…

Le bloc électrique complètement tagué

Ce projet comporte un risque évident de gaspillage d’argent public. Ce secteur du 11e arrondissement (et on le regrette), est le plus tagué de Paris. Il suffit de voir à quelle fréquence les jardinières et le bloc électrique sont tagués ou encore les poteaux et potelets recouverts d’autocollants et jamais nettoyés. Qui peut croire que, par miracle, cette œuvre échappera aux souillures ?

D’expérience, nous savons que rien n’est pire qu’un projet d’investissement public qui génère des nuisances supplémentaires et qui n’est pas entretenu. Le remède est alors pire que le mal. Manifestement, les élus parisiens sont les seuls à encore l’ignorer…

Dites non au projet de réaménagement du boulevard de Belleville !

Les derniers éléments glanés concernant le projet de réaménagement du boulevard de Belleville inquiètent de plus en plus d’acteurs locaux, dont nous sommes, et nous conduisent à nous opposer vivement à ce projet, qui comporte des risques majeurs de développement des nuisances et de privatisation du boulevard de Belleville et de la pollution dans le quartier. Il conduirait également à supprimer les voies vélos, ce qui est inadmissible.

Vous trouverez dans cet article nos explications détaillées. Nous vous appelons, si vous partagez nos inquiétudes, à signer la pétition en cliquant sur l’image ci-après et n’hésitez pas à la partager autour de vous.

1ère raison : L’élargissement du trottoir côté 11ene se traduira pas par une amélioration de la place des piétons ; comporte un risque de privatisation supplémentaire de l’espace public, de développement insoutenable des nuisances pour les riverains et à moyen terme, d’éviction des catégories populaires.

Le boulevard de Belleville côté 11e est situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ; que le taux de pauvreté y est l’un de plus élevés de Paris et que les riverains y sont, plus qu’ailleurs, otages de leur logement ;

Le projet d’inscription des bistrots et terrasses de Paris au patrimoine mondial de l’humanité  soutenu par la Ville de Paris n’intègre pas les désagréments et nuisances générées par notamment en soirée par les terrasses et leur impact sur la santé des riverains. Il rendra, de fait, plus complexe à l’avenir la maîtrise et la régulation des terrasses à Paris ;

Il ressort du rapport « Audit des modalités d’attribution et de vérification des autorisations de terrasses et d’étalages » d’avril 2016 que la verbalisation pour non-respect des autorisations d’occupation du domaine public est insuffisante et non dissuasive. La mairie de Paris n’a supprimé une telle autorisation que « huit fois en 2012, six fois en 2013 puis en 2014  » pour 22.000 autorisations accordées ;

L’adjoint au maire du 11e arrondissement chargé de la voirie a refusé d’installer des potelets sur le trottoir du boulevard de Belleville pour parer au stationnement des voitures sur le trottoir et la piste cyclable. Le conseiller d’arrondissement délégué à l’espace public a également refusé de remettre cette dernière en site propre après les dégradation des protections qui lui ont été signalées. Ces refus sont responsables, pour une large part, de l’indisponibilité de la piste cyclable; Le stationnement sauvage sur celle-ci n’est pas liée à une indisponibilité des places de livraison ;

Le Maire du 11e arrondissement a pour sa part refusé de rendre publique certaines autorisations d’occupation du domaine public accordées à certains commerçants du boulevard de Belleville en mai 2018  et de procéder à leur retrait. Ce refusa eu pour effet : d’une part, d’expulser les piétons du trottoir et de les renvoyer sur la piste cyclable, et d’autre part, de contraindre les cyclistes à emprunter la voie de circulation générale ;

Par ailleurs, il y a plusieurs créations récentes ou en cours de plusieurs établissements de restauration sur la rive du 11e du boulevard de Belleville et des projets de création de terrasse de plusieurs établissements à l’issue des travaux de réaménagement ont été confirmés. La largeur minimale prévue pour la circulation des piétons n’est que de 1,60 m, quelle que soit la largeur du trottoir. La règle selon laquelle une terrasse ne peut excéder 50% de la largeur du trottoir est, dans les faits, complètement bafouée ;

De nombreux signalements relatifs aux souillures sur le terre-plein central générées par l’activité d’un commerçant du boulevard de Belleville ont été effectués mais n’ont donné lieu à aucune réponse de la part de la Mairie du 11e arrondissement. Par ailleurs, le responsable de la propreté du 11e arrondissement refuse d’appliquer le règlement sanitaire de la ville de Paris et l’arrêté du 10 mai 1983 réglementant la collecte des ordures à Paris, en autorisant l’installation des bacs de collecte directement sur la voirie ;

Plusieurs mutations commerciales sont intervenues depuis 2014 sur les boulevards de Belleville et de Ménilmontant côté 20e. Ces nouveaux établissements justifient leur installation récente par le très large profit qu’ils tirent de l’exploitation de l’extrême largeur des trottoirs et ont suscité des plaintes et signalements des riverains liés à l’activité de ces établissements sur l’espace public. Ce phénomène s’accompagne d’un débordement notable des terrasses autorisées et de la création illégale de contre-terrasses. Aucune action n’a été entreprise par la Maire du 20e arrondissement pour les réguler ;

Ces changements ont eu pour effet de réduire la place des piétons sur ces trottoirs du 20e, en particulier en soirée et le weekend.  Cette situation est aggravée par l’installation de chevalets et porte-menus, qui représentent des obstacles particulièrement dangereux pour les malvoyants ;

Le boulevard de Belleville  a été exclu du périmètre d’intervention de la SEMAEST prévu par le Contrat de Revitalisation Artisanale et Commerciale. Il en résulte que les locaux commerciaux de cette artère ne peuvent plus faire l’objet d’une préemption en vue de les diversifier et d’apaiser le boulevard ;

Le réaménagement en 2009 de la place Jean Ferrat,qui jouxte le boulevard de Belleville, est un échec. Cette opération s’est notamment traduite par une extension des terrasses, des étalages et le développement d’un marché « sauvage » ; L’ «apaisement » de la rue Jean-Pierre Timbaud au niveau de la place Roger Linet s’est traduit par un empiétement des terrasses et le développement du stationnement de deux roues moteur et  de véhicules, au détriment de la circulation des piétons ;

Il doit être tenu compte des nombreux signalements du « Collectif des riverains Jean-Pierre Timbaud, Oberkampf et Saint-Maur » relatifs aux nuisances sonores générées par les débits de boisson de ce secteur et de l’absence de réponse des pouvoirs publics apportée à cette situation. Cette situation est confirmée par l’étude de 2017 « Régulation et autorégulation de la vie nocturne entre mythes et réalités – Les enseignements d’une expérimentation sociale conduite dans un quartier de l’Est Parisien de 2010 à 2013 » ;

Des marches exploratoires ont été organisées les 4, 5, 11 et 12 octobre 2018 et confirment la privatisation quasi-totale des trottoirs de la rue Oberkampf en soirée. Ce phénomène est lié au développement des bars et à la consommation de leurs clients sur le trottoir et sur la voirie ;

Or on observe une multiplication des pratiques commerciales visant à refuser de servir des boissons chaudes et en particulier des cafés après 16H sur les terrasses des boulevards de Belleville et de Ménilmontant. Ces pratiques ont pour effet d’écarter du bénéfice de l’espace public une large part de la population du quartier, en particulier les plus modestes et les immigrés ;

Enfin les commerçants du boulevard de Belleville concernés s’y sont installés en connaissance de cause et aucun engagement n’a été pris à leur endroit concernant l’augmentation de la largeur des trottoirs. Il en résulte qu’un maintien de la piste cyclable et de la larguer actuelle du trottoir ne traduit pas de recul au regard de leur situation actuelle ;

Il résulte de ce qui précède que dans un contexte d’absence de régulation de l’espace public par la Mairie du 11e arrondissement, l’extension des trottoirs du boulevard de Belleville côté 11e ne se traduira pas par une amélioration de la situation des piétons ; que ce projet comporte par ailleurs un risque élevé de développement des nuisances et de dégradation notable de la qualité de vie des riverains, et à moyen terme, d’éviction des habitants les plus modestes de l’espace public et des commerces du boulevard de Belleville.

2ème raison : La suppression des pistes cyclables sur le boulevard de Belleville constituerait une violation inadmissible des engagements de la Maire de Paris concernant la place du vélo à Paris ; freinerait le développement de cette pratique dans le quartier Belleville Saint-Maur et génèrerait des risques inconsidérés pour la sécurité des cyclistes.

Le Plan Vélo de la ville de Paris pour 2015-2020 prévoit un investissement de plus de 150 millions d’euros et le doublement de la longueur des voies cyclables d’ici 2020 ;

Les boulevards de Belleville et de Ménilmontant sont des axes structurants pour le déplacement en vélo à Paris, en particulier pour les habitants des quartiers de la politique de la ville qui longent ces artères ;

Le projet de suppression de piste cyclable côté 11e s’inscrivait dans le cadre d’une piétonisation partielle du boulevard de Belleville. La Maire du 10e arrondissement s’oppose à ce projet, en raison des reports de la circulation de transit sur certaines voies du 10e arrondissement. Le conseil de quartier Belleville Saint-Maur a également exprimé des réserves sur cette perspective ;

Ce projet de piétonisation serait abandonné. La Mairie de Paris envisagerait d’y substituer une zone de rencontre sur le tronçon compris entre les rues Faubourg du temple et Orillon. Une telle configuration ne garantit en rien un ralentissement de la vitesse des voitures sur la totalité du linéaire du boulevard ; ce faisait, elle expose les cyclistes, en cas de suppression de la piste cyclable, à des risques pour leur sécurité ou pourrait les conduire à emprunter le trottoir côté 11e ou le terre-plein central et générer ainsi des conflits d’usages avec les piétons ;      

Il ressort d’une enquête de 2016 du Conseil de quartier Belleville Saint-Maur auprès des habitants, que seuls 2% d’entre-eux souhaitaient la suppression de la piste cyclable. Par ailleurs, 634 habitants ont signé la pétition « Libérons la voie vélo du boulevard de Belleville !» et ainsi manifesté, par leur démarche, leur attachement à la sécurisation de la pratique du vélo sur le boulevard de Belleville ;

Considérant qu’il ressort du baromètre des villes cyclables que la séparation des voie vélo par rapport à la circulation motorisée est jugée importante par 91% des personnes interrogées ; que c’est plus encore le cas pour les utilisateurs occasionnels, puisque 94% d’entre-deux plébiscitent ce type d’aménagement ; qu’il en résulte que le maintien et la création de pistes cyclables constituent une condition indispensable à la démocratisation et à l’intensification de la pratique du vélo ;

En outre, 78% des personnes interrogées préconisent la mise en œuvre d’un réseau cyclable complet et sans coupure ; que la suppression de la piste cyclable sur le boulevard de Belleville mettrait à mal la continuité de l’itinéraire cyclable sur les boulevards des fermiers généraux ;

Par ailleurs, le vélo connait un succès croissant chez les jeunes des milieux populaires de Belleville et Ménilmontant.  Cette pratique a connu un nouvel essor lors de la mise à disposition de vélos en libre-service et constitue un moyen de déplacement de plus en plus fréquent pour certaines personnes migrantes à Paris, qui ne peuvent accéder aux transports en commun ;

Le développement des plateformes de livraison de repas doit être pris en considération. Celui-ci favorise l’essor commercial des restaurants du quartier  et confère un revenu à des personnes jeunes, précaires et/ou migrantes. Or  le revenu de ces livreurs est étroitement corrélé au nombre de courses effectuées et partant, au temps de trajet. Ces livreurs à vélo opèrent souvent de nuit. Il en résulte que la destruction de la piste cyclable du boulevard de Belleville augmenterait le temps de moyen d’un course, diminuerait le revenu des livreurs et les exposerait à des risques inconsidérés.

Compte tenu de ces éléments, la destruction des pistes cyclables du boulevard de Belleville constituerait un recul majeur pour la politique du vélo à Paris, entraverait le développement de sa pratique dans les quartiers populaires du nord-est parisien, présenterait un risque majeur de sécurité  et irait à l’encontre du souhait exprimé librement par les habitants du quartier Belleville Saint-Maur.

Il convient, dans ces conditions, de s’opposer à la destruction des pistes cyclables du boulevard de Belleville. 

3ème raison : La mise en site propre de deux nouvelles lignes de bus sur le boulevard de Belleville constituerait une contrainte exorbitante pour les cyclistes et les riverains, sans bénéfice tangible pour les habitants du quartier.

Selon la Mairie de paris, le réaménagement du boulevard de Belleville doit intégrer outre le maintien de la ligne n°96, la création d’une ligne de bus n°71 et une modification de l’itinéraire du bus n°20 qui empruntera dorénavant le boulevard de Belleville. Le STIF exigerait une mise en site propre des voies de bus et partant, la suppression de la piste cyclable côté 20e. Or ce projet ne prend pas en compte la contrainte liée au marché de Belleville, ni le création récente d’un FOODMARKET et leur impact sur les conditions de circulation et de stationnement ;

Il ressort par ailleurs des travaux préalables à l’adoption du plan « Grand Paris des bus » du STIF que le 11e arrondissement ne souffre d’aucun retard en termes de nombre de dessertes de bus (nombre d’arrêts jour ouvrés /superficie)  et le quartier Belleville Saint-Maur n’est concerné par aucun des objectifs prioritaires de ce Plan ;

Il est observé un faible intérêt de ces nouvelles dessertes pour les habitants du quartier Belleville Saint-Maur au regard de leurs attentes, alors que les contraintes qu’elles exerceront sur le projet de réaménagement du boulevard et sur leur vie quotidienne seront, elles, majeures ;

En particulier, la ligne de bus n°71 a pour seul objectif de désenclaver le nord du 19e arrondissement. Elle reliera notre quartier à la gare de Lyon, alors cette fonction est déjà assurée par le bus 61. Elle doublonnera la ligne 2 entre Belleville et Nation, pour un temps de trajet deux fois plus long. En outre, la liaison avec son terminus Porte de La Villette est déjà assurée par la ligne 7 du métro, laquelle est accessible à proximité du quartier ou via le Bus 96 et le tramway ;

La ligne de bus n°20 doublonnera vers le sud et l’ouest avec la ligne de bus n°75 et les ligne 3 et 11 du métro accessibles depuis notre quartier et qui permettent déjà d’assurer une liaison de celui-ci avec les 3e et 4e arrondissements ainsi qu’avec la gare Saint-Lazare. En direction du Nord et de l’Est, elle doublonnera la ligne de bus n°96, qui permet déjà de se rendre à la Porte des Lilas par la rue de Ménilmontant ;

Les demandes exprimées par les habitants du quartier portaient sur la régularité et le confort du bus n°96 et sur une augmentation de la fréquence du bus n°46, notamment le weekend. Elles n’ont pas été entendues. En outre, aucun bus ne desservira le cœur du quartier, qui reste oublié du Plan bus ;

La mise en site propre des lignes de bus susmentionnées sur le boulevard de Belleville ne présente que peu d’intérêt en termes de gain de temps pour les usagers du quartier Belleville Saint-Maur, qui auront vocation à l’emprunter ou en descendre précisément sur le boulevard. En revanche le Plan bus devait, selon les engagements du STIF, intégrer les aménagements du Plan Vélo, comme un enjeu à prendre en compte et cela ne sera manifestement pas le cas ;

L’actuelle voie de bus partielle empruntée par la ligne n°96 entre Ménilmontant Couronnes n’a jamais été entretenue en dépit de plusieurs signalements ; des blocs de granits qui s’en sont détachés et éparpillés sur le boulevard n’ont fait l’objet d’aucun enlèvement, posant des problème de sécurité sur un axe qui accueille des manifestations. Aucune garantie n’est apportée par la Mairie de Paris s’agissant des conditions d’entretien d’une nouvelle voie de bus sur toute la longueur du boulevard ;      

En outre que l’augmentation de la desserte en bus du boulevard de Belleville pourrait, à rebours des objectifs de santé publique, décourager la marche à pied sur cet axe, en constituant une solution de facilité ;

Enfin, le choix de faire circuler le bus n°20 par les rues Faubourg du temple et Oberkampf (où circule déjà le bus n°96) présentent des inconvenants majeurs pour la fluidité de la circulation sur ces artères et ces projets n’ont fait l’objet d’aucune concertation avec les riverains et les commerçants concernés.

Compte tenu de ces éléments, dans un contexte où aucune réflexion d’ensemble sur l’aménagement du marché de Belleville n’a été conduite, la mise en site propre des nouvelles lignes de bus, ne peut être jugée prioritaire. Cette perspective doit être en particulier combattue en tant qu’elle impliquera la suppression de la piste cyclable côté 20e.  

 En conclusion

  1. Il convient de s’opposer à l’élargissement du trottoir côté 11e, compte tenu des risques que ce projet comporte en termes de développement des nuisances et de recul de la mixité sociale et en l’absence de garantie concernant la place dévolue aux piétons ;
  2. Il convient de demander le maintien des pistes cyclables du boulevard de Belleville dans les deux sens ;
  3. Il convient de refuser la mise en site propre des bus n° 71 et n°20, en tant notamment qu’elle impliquerait la suppression de la piste cyclable côté 20e.

Paris, le 19 octobre 2018

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Lire en délire revient pour sa 10e édition dans le quartier !

Information de la Mairie du 11e arrondissement

La Mairie du 11e et ses partenaires vous attendent pour une nouvelle édition de “Lire en délire”, du mardi 20 au samedi 24 novembre, au cœur du quartier Fontaine au Roi !

Mardi 20 Novembre

De 16h30 à 18h30 : La « Soupe aux livres »

Lectures et jeux de saison.
Ludothèque Nautilude (2, rue Jules Verne, Paris 11)

A 19h : Projection cinéma Le Roi et l’Oiseau et introduction à la poésie de Prévert avec Ombre en Lumière

Tout public.
Théâtre Le local (18, rue de l’Orillon, Paris 11)

Mercredi 21 Novembre

De 14h à 17h : Café lecture parents-enfants

Avec le Bouquin qui Bulle et le Centre Social Le Picoulet.
Pour les 0-6 ans.
Centre de PMI Vaucouleurs (30, rue Vaucouleurs, Paris 11)

A 15h : Spectacle – théâtre participatif

Avec les Ateliers du Chaudron.
Tout public.
Ateliers du Chaudron (31, passage de Ménilmontant, Paris 11)

De 16h30 à 18h30 : La « Soupe aux livres »

Lectures et jeux de saison.
Ludothèque Nautilude (2, rue Jules Verne, Paris 11)

De 18h30 à 20h : Ambiance Lyrics – Viens poser tes rimes

Atelier d’écriture avec l’Espace Paris Jeune Belleville et ACP La Manufacture Chanson.
Pour les 15-25 ans.
Espace Paris Jeune Belleville (4, rue Louis Bonnet, Paris 11)

Vendredi 23 novembre

De 16h30 à 18h30 : La « Soupe aux livres »

Lectures et jeux de saison.
Ludothèque Nautilude (2, rue Jules Verne, Paris 11)

Samedi 24 Novembre

De 14h à 19h : Salon du Livre

Gymnase Maurice Berlemont (22 rue de l’Orillon, Paris 11)

Vente de livres neufs et d’occasion et séances de dédicaces par les auteurs et illustrateurs.
Avec Lire c’est partir, la Librairie Libralire, et la Petite Rockette.

Animations et ateliers gratuits tout au long de l’après-midi :

  • Atelier d’écriture & Troc de Livres avec le Comité Métallos ;
  • Fabrication et décoration de papier recyclé avec De la main à l’empreinte ;
  • Dessins collectifs de Cadavres Exquis avec Paris Ateliers ;
  • Théâtre d’images et improvisations avec les Ateliers du Chaudron ;
  • Coin lecture et jeux avec les bibliothèques Couronnes, Parmentier, la Ludothèque, le Bouquin qui Bulle et Lire et faire lire ;
  • Espace Manga avec le Bouquin qui Bulle et l’Espace Paris Jeune Belleville ;
  • Contes multilingues avec l’Oiseau à Lunettes : restitution sonore et photos des ateliers.

Et aussi…

  • Exposition artistique par les élèves des écoles du quartier ;
  • Exposition des portraits d’habitants du Studio Photo Ambulant ;
  • Goûter offert à tous les enfants à 17h ;
  • Buvette pour tous animée par des jeunes du quartier au profit de projets citoyens avec la Fondation Jeunesse Feu Vert.

Des lieux à découvrir !

Le Musée de Poche

Venez découvrir ce musée à taille d’enfant, pour un éveil ludique à l’art, et l’exposition temporaire « Cherche et trouve un Je-ne-sais-quoi » de l’illustratrice Claire Brun.

De 11h à 19h du mardi au vendredi, et de 10h à 19h le samedi.
41, rue de la Fontaine au Roi, Paris 11

La librairie Le Lieu Bleu

Des livres d’occasion enfants et adultes à partir de 2€ et toute l’année !

Du lundi au jeudi de 13h à 19h et jusqu’à 17h30 le vendredi.
25, rue Vaucouleurs, Paris 11

Lire en délire c’est aussi …

  • Plus de 40 ateliers avec des auteurs et illustrateurs dans les écoles et collège du quartier;
  • Différents spectacles programmés dans la bibliothèque Couronnes et le centre de loisirs Belleville.

Pour patienter, viens te faire tirer le portrait pour les dix ans de Lire en Délire , avec le Bouquin qui Bulle :

  • Mardi 14 Novembre au Square Jules Verne (19, rue de l’Orillon, Paris 11) ;
  • Jeudi 16 Novembre à la Ludothèque Nautilude (2, rue Jules Verne, Paris 11) ;
  • Vendredi 17 Novembre au LCR, 20 rue Robert Houdin, Paris 11.

Et récupère tes photos samedi 24 Novembre à partir de 17h au Salon du Livre !

Du 17 au 30 novembre, c’est la Quinzaine de l’Économie Sociale et Solidaire !

Du 17 au 30 novembre, c’est la Quinzaine de l’Économie Sociale et Solidaire !

Tout au long de cette Quinzaine, venez échanger avec les nombreux acteurs du 11e qui incarnent les valeurs d’équité, de partage, de coopération, de lutte contre l’exclusion, d’écologie ou encore de féminisme, qui font l’Économie Sociale et Solidaire, ainsi que découvrir leurs initiatives.

Le programme de la Mairie du 11e arrondissement

Samedi 17 novembre

De 10h à 13h : Portes ouvertes de l’accorderie Paris Grand Belleville

Salle des fêtes de la mairie du 11e

Lutter contre la pauvreté et l’exclusion en renforçant les solidarités entre des personnes d’âges, de classes sociales, de nationalités et de sexes différents vous intéresse ? C’est l’objectif que se donnent les accorderies, en proposant une nouvelle forme de richesse collective et solidaire. Un système d’échange de services entre accordeurs qui repose sur le temps pour remplacer l’argent.

De 10h30 à 16h : Journée de la solidarité internationale

Maison de la Vie Citoyenne et Associative du 11e

Venez échanger avec des associations du 11e œuvrant dans la solidarité internationale, qui vous présenteront leurs actions en matière de santé, d’environnement ou encore de culture !

Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 11e
8 rue Général Renault
75011 PARIS
  • Rue Saint-Maur
  • 11027 – SAINT AMBROISE PARMENTIER

Jeudi 22 novembre de 18h30 à 21h

Atelier crowdfunding

Salle des fêtes de la mairie du 11e

Vous vous demandez comment réussir votre campagne de financement participatif ? Des recettes et des conseils utiles vous seront proposés par les plateformes de financement participatif HelloAsso et Ulule, ponctués par des retours d’expérience d’associations du 11e.

Inscription par mail à comm11@paris.fr

Lundi 26 novembre de 14h à 16h

Balade à la découverte des acteurs de l’ESS

Dans l’arrondissement

Partez à la rencontre des acteurs innovants agissant dans les domaines du réemploi, de l’économie du partage, des circuits courts ou encore de l’alimentation durable, en compagnie d’un conférencier de l’Agence d’Écologie Urbaine de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la Ville de Paris !

Inscription par mail à comm11@paris.fr

Rendez-vous sur le parvis de la mairie du 11e à 14h
Mardi 27 novembre de 18h30 à 21h

À la rencontre de femmes entrepreneures sociales

Salle des mariages de la mairie du 11e

Le MOUVES (Mouvement des entrepreneurs sociaux) vous présentera son programme Leadher d’accompagnement des femmes entrepreneures. Quels sont les secrets d’une levée de fonds réussie ? Quels sont les freins et comment les surmonter ? Quels sont les leviers à actionner ? Des femmes entrepreneures sociales témoigneront de leur expérience en la matière, et des expert.e.s du financement répondront à ces questions.

Mercredi 28 novembre à partir de 19h

Projection-débat

Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme ( 38, rue Saint Sabin, Paris 11)

Changement de propriétaire, film d’Aurélien Lévêque et Luba Vink (France, 2015, 66mn), suit de l’intérieur le mouvement Terre de Liens, qui s’engage pour l’installation et le maintien de paysans pratiquant une agriculture biologique de proximité.

Projection en partenariat avec l’association Autour du 1er Mai dans le cadre du cycle Ciné Ville Ouverte et du mois du film documentaire, suivie d’un débat avec des représentants de Terre de Liens.

Le temps fort : soirée évènement “Un autre monde est possible”

Vendredi 30 novembre à partir de 18h

Salle Olympe de Gouges

Sur inscription en cliquant ici !

18h : Remise du prix de l’engagement solidaire du 11e

La Mairie du 11e et Harmonie Mutuelle décerneront un prix à un projet porté par un acteur local, et destiné à développer des actions de solidarité envers des publics fragilisés.

19h : Projection en avant-première du film Après demain

De Cyril Dion et Laure Noualhat (France, 2018, 72mn)

« Deux ans après le succès phénoménal du documentaire Demain, Cyril Dion revient sur les initiatives que le documentaire a inspirées. Il embarque avec lui son amie Laure Noualhat, enquêtrice de renom sur les fronts de l’écologie et très sceptique sur la capacité des microinitiatives à avoir un réel impact face au dérèglement climatique. Leur confrontation pleine d’humour les pousse dans leurs retranchements : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui échoue ? Et si, finalement, tout cela nous obligeait à inventer un nouveau récit pour l’humanité ? »

20h30 : Débat autour du thème « Produire et consommer autrement »

La soirée se terminera par un débat autour du thème « Produire et consommer autrement », en présence notamment du philosophe Patrick Viveret.

Salle Olympe de Gouges
15 rue Merlin
75011 Paris
  • Père Lachaise
  • 11110 – SQUARE ROQUETTE

Une œuvre majeure de l’art urbain rue Oberkampf menacée de disparition

Plusieurs riverains ont alerté le Conseil de quartier sur l’état de délabrement de la fresque la Fresque dite « Télémaqueland » de l’artiste Franco-haïtien Hervé Télémaque, réalisée au n°130-132 rue Oberkampf  à l’angle avec l’avenue Jean Aicard.

Cette immense fresque fait partie intégrante d’un projet « les murs de l’an 2000 » de la ville de Paris qui visait à faire réaliser des fresques par des artistes peintres réputés ou sur la base d’une maquette réalisée par ceux-ci sur les façades des immeubles parisiens. Il s’agissait alors de transformer les murs de la ville en musée de peinture urbaine, à la portée des habitants et des passants.

Onze  autres œuvres ont été réalisées par autant de grands peintres : rue du Colonel-Driant (Ier) : des silhouettes symboliques dans un espace géométrique. Place Goldoni (IIe) : un jardin exotique peuplé de chats et d’oiseaux aux couleurs vives. Rue des Haudriettes (IIIe) : un Don Quichotte dans sa bibliothèque. Rue Descartes (Ve) : un arbre symbolique. Rue de Seine (VIe) : une image lumineuse à admirer de nuit. Rue de Mogador (IXe) : une peinture en trompe l’œil.

“L’Arbre bleu” de Pierre Alechinsky, rue Descartes. Un des 12 murs peints de l’an 2000.

Rue de Bercy (XIIe) : un bateau échoué sur la grève. Rue Damesme (XIIIe) : un panneau trivision à images alternatives. Rue d’Alleray (XVe) : une farandole d’enfants des quatre coins du monde. Rue des Dames (XVIIe) : un pastiche de publicités des anciennes revues de mode. Rue de l’Evangile et rue de la Madone (XVIIIe) : de grands serpentins devant le jardin d’une maternelle.

Alors naturellement cette fresque rue Oberkampf n’a pas que des fans. Elle fait toutefois partie intégrante de l’identité de notre quartier populaire où l’art et le beau sont très largement absents. C’est également une véritable fierté pour ses habitants, car peu de quartiers à Paris peuvent s’enorgueillir de compter sur leur territoire une œuvre d’un des artistes majeurs du XXe siècle, célébré aussi bien par les galeries les plus prestigieuses que par le Centre Georges Pompidou.

C’est dans ce contexte que le Conseil de quartier Belleville Saint-Maur (Commission Cadre de vie) a saisi la Mairie du 11e arrondissement d’une demande de rénovation.  Et là, ce fut la douche froide.

Martine Debieuvre, adjointe à la culture dans le 11e a ainsi fait part du refus du Cabinet de Bruno Juliard (à l’époque) de procéder à cette rénovation, dont le coût serait trop élevé (250.000€).

Cette décision a été confirmée oralement par François Vauglin, Maire du 11e arrondissement en juin dernier, arguant notamment que le mur qui sert de support à cette œuvre est privé et qu’il appartient à la copropriété d’en assurer l’entretien.

Ces arguments ne tiennent pas.

“La Terre”, une fresque signée Hervé Di Rosa, rue d’Alleray. Un autre exemple des 12 murs peints de l’an 2000

Il faut rappeler ici qu’à l’origine, ces 12 fresques avaient financées à la demande de la Mairie de Paris, par l’annonceur Clearchannel (qui s’appelait DAUPHIN à l’époque), dans le cadre de la convention conclue avec la Mairie de Paris. Toutefois, en 2000, cette convention avait été revue, la Mairie de Paris décidant d’en reprendre, selon ses termes, la responsabilité du financement. Ainsi lors de la séance du Conseil de Paris de mars 2000, l’Exécutif explique que “ jusqu’à présent, la politique de la ville en matière de murs peints a été liée à une subvention de la société Dauphin qui prenait en charge un certain nombre de murs peints pendant la durée de son contrat. Nous avons augmenté la redevance au budget de la Ville, mais maintenant, ce sera le budget de la Ville qui déterminera la politique des murs peints.”

Par ailleurs, l’entretien de cette fresque coûterait 250.000€ tous les 20 ans. Cela représente un coût de 12.500€ par an pour favoriser la culture dans un quartier de 30.000 habitants. Cet effort financier -très modeste- serait par exemple nettement inférieur au montant de la subvention annuelle allouée à l’association le M.U.R. (17.000€) pour des projets d’habillage éphémère d’un mur, place verte.

Ce n’est par ailleurs pas faire insulte aux artistes qui collaborent à ce projet du M.U.R. que de dire que la fresque de Hervé Télémaque est un objet artistique autrement plus intéressant et important pour le quartier, ne serait-ce que par son ampleur.

Une négation inadmissible de la contribution des artistes issus de l’immigration au patrimoine culturel parisien.

Un autre exemple avec une fresque de William Mackendree à l’angle de la rue des Dames et de la rue Biot, dans le 17e.

La décision de la Mairie de Paris pose également un problème de fond. A choisir, ne serait-il pas plus pertinent d’entretenir le patrimoine artistique existant, plutôt que de multiplier des œuvres éphémères dans le 11e arrondissement ? Il est vrai qu’il est plus intéressant pour les élus d’inaugurer tous les 6 mois une nouvelle œuvre temporaire, que d’assurer tous les 20 ans, l’entretien normal d’une œuvre pérenne.

Pour nous, il s’agit d’abord d’une question de volonté politique. Si la Mairie de Paris ne rénove pas cette fresque ce n’est pas parce qu’elle ne le pourrait pas, mais parce qu’elle ne le veut pas.

En effet, quand on voit l’énergie et les centaines de milliers d’euros que la Maire de Paris déverse pour valoriser son projet de « Berges de seine », en faisant réaliser une fresque géante en un temps record, on ne peut pas ne pas s’interroger sur les priorités en matière de culture dans l’espace public et sur les inégalités entre le centre de Paris touristique et les quartiers populaires relégués en périphérie.

Ne pas rénover cette fresque, alors que la Mairie de Paris n’a rien fait pour la protéger des incivilités depuis 20 ans, constituerait un précédant dangereux. Rappelons qu’en tout, 12 murs peints étaient concernés par ce projet. Doit-on admettre qu’aucun ne sera entretenu et qu’ils sont tous voués à la disparition ? 

Il convient également de rappeler que ce projet des 12 murs peints de l’an 2000 a vu le jour sous la majorité précédente, avant l’arrivée de Bertrand DELANOE à l’hôtel de ville. Si cette fresque avait été réalisée par l’actuelle majorité, l’aurait-elle laissée mourir ? Honnêtement on peut en douter. Il s’agit ici au travers de cette décision de liquider l’héritage de la droite.

Enfin, dans une ville qui se veut une « ville monde », la destruction de cette fresque constituerait une négation inadmissible de la contribution des artistes issus de l’immigration au patrimoine culturel parisien.

Un contact va d’ailleurs être pris avec les services de l’ambassade de Haïti pour voir quelle action peut être conduite pour sensibiliser les pouvoirs publics français à la préservation de ce symbole.

Le Combat ne fait que commencer.

Les projets d’aménagement et de végétalisation dans le quartier Belleville Saint-Maur au point mort ou presque

Vous trouverez ci-après les principales informations que nous avons retenues de la réunion plénière du conseil de quartier Belleville Saint-Maur du 11 octobre 2018.  

En ce qui concerne le réaménagement du Boulevard de Belleville,  la Mairie du 11e refuse toujours de donner la moindre information sur son projet et renvoie à une réunion publique ultérieure. Des contestations se font de plus en plus vives de la part des riverains, des cyclistes et des Conseils de quartier. Elles ont porté notamment sur le manque de concertation, sur l’élargissement des trottoirs et la suppression des pistes cyclables. Seule information arrachée : la Mairie a indiqué que le projet prévoyait plus d’arbres et de végétalisation et qu’elle avait pour ambition de faire de ce boulevard, comme de celui de Ménilmontant, les « Ramblas » de l’Est parisien. Les travaux ne commenceraient pas avant le printemps 2019.

Au titre des très mauvaises nouvelles : le projet de réaménagement de la rue de Vaucouleurs était conditionné à un déplacement préalable des réseaux d’électricité et de gaz, pour permettre la plantation de 5 arbres. La Mairie a indiqué que la Société ENEDIS refusait de déplacer son réseau de gaz. Le dossier est remonté à la direction des affaires juridiques de la ville de Paris. Aucune information sur la suite qui sera donnée à ce projet ou le calendrier des travaux.

Confirmation que tous les projets de végétalisation votés dans le cadre du budget participatif sont au point mort. S’agissant des squares Jean Aicard et Jules Verne, des habitants se sont inquiétés du manque de concertation et semblent se sentir dépossédés de leur environnement de vie. Joëlle Morel n’a apporté aucune réponse sur le fond, mais a insisté sur la nécessité pour le Conseil de quartier de soutenir les détenteurs de permis de végétaliser. L’installation d’un composteur de quartier au square Jules Verne reste d’actualité. Toutefois le projet se heurte à des problématiques d’horaires d’ouverture du square et de permanences à assurer.  

Au chapitre des quelques bonnes nouvelles : la Mairie s’est engagée à reposer des grilles de pieds d’arbre avenue de la République sans prendre toutefois d’engagement sur le calendrier. Elle répond ainsi à une demande ancienne des riverains. Elle a également confirmé le démarrage prochain de la reprise de la totalité des pieds d’arbre du terre-plein central du boulevard de Ménilmontant, et la reprise du sol de la place Jean Ferrat. Cette dernière mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Refaire les trottoirs dégradés à Belleville Saint-Maur » lauréat du budget participatif.

La Mairie a également confirmé que le kiosque citoyen sera installé sur l’esplanade Roger Linet, en face de la Maison des Métallos, conformément aux souhaits exprimés par la Commission culture et animation du Conseil de quartier.

Le projet de création d’un parcours des Fresques dans le quartier n’est pas non plus abandonné. Des murs d’immeubles appartenant au patrimoine de la ville et à celui des bailleurs sociaux ont été identifiés. La liste des sites identifiés doit faire l’objet d’une transmission au Conseil de quartier.

Le projet d’installation de boîtes à dons semblait, selon les porteurs de projet, complètement bloqué. La Mairie s’est voulu rassurante et annonce que ce dispositif sera bien déployé dans le quartier très prochainement.

Installation d’un centre d’évaluation des migrants rue du Moulin Joly : une décision irresponsable

(LP/Julien Duffé.) pour le Parisien

Le quartier de la Fontaine au roi est le seul quartier prioritaire de la politique de la ville du 11e arrondissement. Il devrait comme le prévoit la loi, faire l’objet d’une vigilance particulière, afin d’éviter d’y concentrer les difficultés sociales et engager une action de rattrapage avec les autres quartiers du 11e arrondissement.

Pourtant, à rebours de ces objectifs, la Maire de Paris a décidé l’ouverture le 18 janvier 2016, au 5 rue du Moulin Joly, du Dispositif d’Évaluation des Mineurs Isolés Étrangers (DEMIE) géré par la Croix-Rouge pour accueillir les jeunes migrants primo-arrivants se présentant comme mineurs isolés étrangers.

Encore une fois ce sont les pauvres qui trinquent

Ce choix de cette localisation interroge et suscite une colère légitime de la part des habitants. Cette portion de la rue du Moulin Joly se situe en effet dans le secteur le plus pauvre du 11e arrondissement et l’un des plus pauvres de Paris.  Selon l’INSEE, le taux de pauvreté y concerne près d’un ménage sur deux (45,3% en 2014). Sur les 865 ilôts de Paris, ce secteur appartient aux 2% des îlots les plus pauvres (19e position). Près de quatre habitants sur dix sont directement issus de l’immigration (39,29%, INSEE 2010), soit le double de la moyenne parisienne.

 La création de ce centre dans la rue du Moulin Joly a également des conséquences désastreuses pour le cadre de vie, la tranquillité des habitats et les commerces pourtant déjà en difficulté.

Insultes, bagarres et occupation des équipements publics

 Alors que l’espace public et des équipements sont déjà saturés, cette décision a pour effet de créer un nouveau point de fixation dans notre quartier pour ces jeunes étrangers, dont certains, sont sous l’emprise de la drogue, qu’ils consomment sur l’espace public.

La configuration même de la rue du Moulin Joly, qui est particulièrement étroite, aurait dû interdire l’intervention d’une telle décision. A l’évidence, cette rue ne peut accueillir un tel dispositif, sans induire une proximité physique entre les migrants d’une part et les riverain.e.s et les passant.e.s.. Le cheminement normal sur les trottoirs, particulièrement exigus et aujourd’hui occupés par ces jeunes, n’est plus assuré en journée.

Cette situation est aggravée par l’attitude de la Croix Rouge. En dépit de demandes répétées, les responsables du Centre refusent de faire attendre les jeunes dans leurs locaux protégés par des grilles, laissant ces derniers errer sur la voie publique, avec les conséquences susmentionnées. Cette situation contraint les commerçants à réguler eux-mêmes le comportement de ces jeunes, à leurs risques et périls.

Nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation malheureusement parfaitement prévisible où certains de ces groupes de jeunes profèrent des insultes à l’égard des commerçants et des passants, notamment rue Jean-Pierre Timbaud, et font, par leur comportement, régner également un climat de tension, alimenté par des épisodes de bagarres.

Cette décision prive par ailleurs les habitants de notre quartier et en particulier les plus fragiles et les jeunes de l’accès aux rares équipements publics disponibles.   

Alors que notre quartier est le plus dense de Paris, qu’il accueille 17% de la population de l’arrondissement sur 14% de sa superficie et que l’espace public y est très rare, il a été décidé d’organiser la distribution de repas pour ces mineurs étrangers sur la place Marek Edelman, que ces derniers se sont aujourd’hui totalement appropriée. En particulier, les habitants du quartier n’ont plus accès aux installations sportives créées pourtant pour eux sur cette place, celles-ci servant désormais par les migrants qui s’en servent de zone d’attente.

Alors que notre quartier souffre d’un déficit reconnu d’espaces verts et que le square Jules Verne et le plus saturé de l’arrondissement, les familles populaires ne peuvent plus en jouir paisiblement. Une très large part des bancs du square sont squattés par des jeunes migrants qui y diffusent de la musique et y consomment du cannabis à la vue de tous et notamment de nos enfants.

« La mairie considère notre quartier, comme la poubelle du 11e arrondissement. »

S’il s’agissait de l’unique problème que rencontre notre quartier, on pourrait juger cette décision avec pragmatisme, mais elle vient s’ajouter à des gros problèmes qu’il est le seul des quartiers du 11e arrondissement à rencontrer.

A proximité de la rue du Moulin Joly, où ce centre a été installé, un phénomène de prières de rue s’est développé, obligeant la police à boucler tous les vendredis un vaste périmètre allant de la rue Jean-Pierre Timbaud à la rue Morand. Non loin de là se tient un marché sauvage, dont la maîtrise, ne tient qu’à la seule occupation continue du terrain par la police et les services de la Mairie. Une importante activité prostitutionnelle asiatique et aujourd’hui sud-américaine prospère également à quelques dizaines de mètres du Centre de la Croix Rouge, sur la rue de la Présentation qui prolonge la rue du Moulin Joly.  La principale zone de trafic de drogue sur l’espace public du 11e arrondissement est située non loin de là, à l’angle rue de Vaucouleurs/ rue de l’Orillon, sans réponse de la part des pouvoir publics.

Avec cette décision donc, la concentration des problématiques a franchi un nouveau palier et rend la situation insoutenable. Nous sommes devant une situation grave que la Maire de Paris a créée de toutes pièces, en important dans notre quartier, un problème qui n’existait pas, avant sa décision. Pour reprendre une expression d’une habitante de la rue de la Présentation « La mairie considère notre quartier, comme la poubelle du 11e arrondissement. »       

La circonstance que dans notre quartier, l’abstention aux élections atteint des records et qu’une large part de sa population ne dispose pas du droit de vote, n’autorise pas pour autant la Maire de Paris à y faire n’importe quoi. Sinon quelle en sera la prochaine étape ? Une salle de shoot ?

Nous le disons clairement, nous n’accepterons plus que la Mairie de Paris se défausse de sa responsabilité sur le dos des habitants les plus pauvres du 11e arrondissement pour mieux exonérer les quartiers les plus riches et gentrifiés de Paris et du 11e arrondissement de tout effort et préserver leur tranquillité.

Ce centre doit être transféré dans un autre quartier du 11e arrondissement. Dans cette attente, la présence permanence d’agents de la ville de Paris sur le site de de 8h à 20h. Les repas doivent être organisés sur la place de la République, où pour des raisons de disponibilité d’espace, cette fonction serait mieux assurée que sur la place Marek Edelman, plutôt que sous les yeux parfois envieux des habitants de notre quartier.

Boulevard de Belleville et budget participatif au programme du Conseil de quartier

Le 11 octobre 2018 à 19H se tiendra la réunion plénière du Conseil de quartier Belleville Saint-Maur, à l’école du 77 boulevard de Belleville. Ce sera l’occasion notamment pour vous de rencontrer les nouveaux animateurs du Conseil de quartier, de vous renseigner sur l’avancement du projet de réaménagement du boulevard de Belleville et de faire un point sur les projets lauréats du budget participatif dans le quartier.

Venez !

Les écologistes de Paris se mobilisent pour la sauvegarde du TEP Ménilmontant

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Terrain d’éducation physique (TEP) de Ménilmontant accueillait un espace sportif ouvert et gratuit et un jardin partagé mais c’était sans compter sur la volonté de la ville de Paris de rentabiliser chaque espace, au détriment s’il le faut de nos petits coins de nature.

Un projet prévoit la destruction de ce lieu pour y construire des immeubles, un gymnase et un centre de tri et de valorisation des déchets. Un projet si dense sur une si petite parcelle est impensable. Encore une fois, le bien-être des riverain.e.s et des futur.e.s habitant.e.s n’a pas été pris en compte lors de l’élaboration du projet d’aménagement.

Détruire un jardin dans l’arrondissement le plus dense de Paris est un très mauvais signal”, s’indigne Joëlle Morel, conseillère de Paris, élue du 11ème arrondissement. “Il y a quelques semaines, la maire de Paris et le maire du 11ème arrondissement se félicitaient de la création du jardin Truillot, rappelant l’importance de remettre de la nature et des espaces de respiration en ville. Aujourd’hui, ils n’ont pourtant aucun scrupule à détruire l’espace vert du TEP Ménilmontant.

Comme à Notre Dame des Landes, comme à Europacity, comme à la ZAC Bercy Charenton nous voulons préserver les terrains perméables : le véritable sursaut écologique, c’est d’en finir le tout-béton. Si Paris veut être une ville pionnière dans la lutte contre le dérèglement climatique et la protection de l’environnement, la ville doit arrêter de considérer les espaces verts comme une variable d’ajustement !”, dénonce David Belliard, président du groupe écologiste de Paris.

Parce que le TEP Ménilmontant est un Territoire Écologique à Protéger, les élu.e.s écologistes parisien.ne.s seront mobilisé.e.s aux côtés des habitant.e.s et des associations ce samedi 6 octobre à 17h00 contre le projet d’aménagement prévu mais surtout pour préserver cet îlot de fraîcheur et de biodiversité !

David Belliard, président du groupe écologiste de Paris

Joëlle Morel, conseillère de Paris, élue du 11ème arrondissement

Découvrez les projets lauréats du budget participatif 2018 du Grand Belleville !

Avant d’aller plus loin, nous adressons nos plus chaleureux  remerciements aux habitants du 11e arrondissement de leur très forte mobilisation pour faire gagner notre projet “Rénover les trottoirs rues Saint-Maur, Oberkampf et Timbaud”  qui a recueilli 1 965 votes ! Nous ne manquerons pas de vous tenir informés du calendrier des travaux.

Vous trouverez ci-après les projets lauréats qui trouveront à être mis en oeuvre dans le quartier de Belleville, côté 11e, comme côté 20e.

Rénover les trottoirs rues Saint-Maur, Oberkampf et Timbaud : 1 965 votes !

Le quartier de Belleville Saint-Maur souffre de multiples problèmes s’agissant de l’espace public : trottoirs et chaussées dégradées et voies vélos impraticables. Le projet consiste à poursuivre le projet dont la première phase a été votée en 2016, mais qui n’avait pas permis de traiter tous les points noirs notamment les rues Oberkampf, Jean-Pierre Timbaud et Saint-Maur.

Il est donc proposé de se concentrer cette fois sur toutes les zones qui n’ont pas encore été traitées sur la base d’un diagnostic élaboré par les habitants et l’expertise des services de la Ville de Paris.

1 100 000 €

Des tables de tri des déchets dans les cantines scolaires : 1 630 votes !

Pour sensibiliser les enfants au gaspillage alimentaire et au compostage, apprenons-leur dès le plus jeune âge à trier les déchets. Pour cela, nous proposons l’installation de tables de tri sélectif des déchets dans l’ensemble des cantines scolaires des écoles élémentaires du 11e arrondissement.
Une table de tri permet de répartir les déchets des repas afin d’organiser leur valorisation. Ils peuvent ainsi être compostés et utilisés dans les jardins pédagogiques des écoles ou dans les jardins partagés du quartier.

Un enfant qui trie ses déchets prend conscience de ce qu’il jette et réalise parfois qu’il a eu les yeux plus gros que le ventre.

À titre d’exemple et selon le modèle de table choisi, les enfants pourront trier les déchets selon trois catégories :

  • Déchets organiques destinés au compostage naturel : restes alimentaires facilement compostables, c’est-à-dire transformables en terreau : fruits et crudités ; en exceptant les déchets d’origine animale.
  • Les autres restes alimentaires non valorisables par le compostage naturel : viande, poisson, pâtes, légumes cuits.
  • Et les emballages (pots de yaourt, papier du fromage ou du beurre, serviette, etc.).

Oui à des enfants écocitoyens !

50 000 €

Des arbres et des arbustes fruitiers dans le 20e

Ce projet a pour objectif de contribuer à la végétalisation du 20e en plantant des arbres et arbustes fruitiers dans nos rues.

Selon les possibilités techniques, ils seront plantés en pleine terre ou en pot. Ces installations seront conditionnées à des demandes de permis de végétaliser pour en assurer l’entretien. Ainsi fleurs, plantes et fruits pousseront autour de nous pour nous apporter toujours plus de nature !

100 000 €

Végétaliser et embellir les rues des Amandiers / Plâtrières (20e):

Les Plateaux Sauvages souhaitent repenser et valoriser leurs abords végétalisés, leurs espaces verts et leurs deux terrasses pour :

– favoriser la rencontre et le vivre ensemble (jardins et potagers partagés, végétalisation favorable à la biodiversité),

– créer les conditions d’une réappropriation de ces espaces verts par et pour les habitants,

– développer les espaces verts et les extérieurs comme un enjeu créatif et ludique de l’appropriation de cette fabrique.

Les Plateaux Sauvages, nouvelle fabrique artistique et culturelle au cœur du 20e, sont situés au carrefour de la rue des Amandiers et de la rue des Plâtrières. Le bâtiment, très original sur le plan architectural, reflète l’ambition des Plateaux Sauvages : être un lieu de partage doté d’un fort esprit de convivialité.

300 000 €

Un lieu de spectacle pour les écoles 56 rue des Cendriers, 75020 PARIS

Les écoles du 20e ont besoin d’un lieu pour produire leurs spectacles et l’amphithéâtre du jardin des Amandiers (qui est très peu occupé) pourrait être le lieu idéal.

La rénovation de cet amphithéâtre qui a été retenue au précédent budget participatif 2017 (réfection des sols et couverture) n’est pas suffisante pour accueillir les enfants toute l’année.

Le projet consiste à créer un espace de représentation simple, clos, chauffé et respectueux du jardin.

L’art de cuisiner à la Villa Belleville (23 rue Ramponeau, 75020 PARIS) :

La cuisine de la Villa Belleville nécessite une rénovation pour devenir un véritable espace de convivialité et de partage.Cet établissement culturel de la Ville de Paris, dédié aux arts visuels, organise régulièrement des événements ouverts au public : des expositions collectives et journées portes ouvertes.

La cuisine occupe un espace important pour les artistes résidents mais aussi lors des évènements ouverts au public. Des femmes du quartier, qui souhaiteraient avoir une cuisine adaptée pour organiser des ateliers, se sont mises d’accord avec les gestionnaires de la Villa Belleville pour partager cet espace de cuisine 1 à 3 fois par semaine.Les besoins :

– Refaire le sol

– Aménager un grand plan de travail avec un évier double, deux cuisinières (deux fours et huit plaques de cuisson) et une hotte

– Deux réfrigérateurs et un lave-vaisselle

– Des espaces de rangement

– Du matériel de cuisine (grosses marmites, poêles, casseroles…etc.)

– Rénover l’espace bar qui délimite la cuisine

– Réaménager l’espace repos avec les artistes résidents et des associations de quartier

135 000 €

 Rénovation de la rue de Belleville

Ce projet propose de rénover la rue de Belleville (chaussée, trottoirs les plus abimés, marquage au sol…) et si possible d’ajouter des zones de stationnement pour les vélos. Cet aménagement devra être cohérent avec l’application du plan bus et du plan vélo.

La chaussée de la rue de Belleville, entre le 19e et le 20e, est très empruntée par tous les types d’usagers de la route (vélos, bus, véhicules motorisés, etc). La circulation sur cette voie dégradée est source de nuisances sonores.

1 500 000 €

Des fontaines pour les placettes du 20e

Le 20e étant moteur dans la végétalisation de l’espace public, nous souhaitons, dans divers endroits du 20e, l’implantation de fontaines qui permettraient d’une part de boire et d’autre part un accès pour arroser les plantes. Il faudrait donc que ces fontaines soient dotées d’une sortie d’eau adaptable aux tuyaux d’arrosage.

Selon les habitants de Belleville, la pâtisserie JAWAD fait le meilleur makrout du quartier

La Commission Cadre de vie du Conseil de quartier a organisé une sélection du meilleur Maktrout du Grand Belleville.

Le Makrout est une pâtisserie originaire du Maghreb à base de semoule de blé dur et de pâte de dattes (parfois de figues ou d’amandes). Il existe un nombre infini de variantes. Ce gâteau est également une institution dans notre quartier et l’on en trouve assez facilement. Toutefois, souvent, les habitants se demandent où se procurer des produits de qualité.

Après avoir à peu près goûté tous les makrouts vendus dans le quartier, il est apparu que trois pâtisseries sortaient clairement du lot. Certaines d’entre-elles, d’ailleurs, fournissent d’autres établissements, notamment des restaurants du quartier.

La finale s’est tenue ce samedi 29 septembre 2018 place Jean Ferrat. Les habitants du quartier ont été invités à déguster ces trois gâteaux et, s’ils le souhaitaient, à choisir celui qu’ils préféraient. A l’image du quartier, ce jury-citoyen improvisé était multiculturel, de tous âges et toutes conditions sociales.

Que dire de cette dégustation ?

D’abord, que la très grande fraîcheur des gâteaux a été soulignée par la totalité des habitants. Certains, les plus nombreux, ont apprécié en particulier le fondant et la palette aromatique du gâteau proposé par la pâtisserie JAWAD.

Celui proposé par la Bague de Kenza se tenait très bien, était bien garni et présentait un meilleur équilibre croquant/fondant. Enrobé de miel, il était aussi plus sucré. Quand il n’était pas premier, il était souvent classé 2ème par les habitants. Précisons à cet égard que la Bague de Kenza propose d’autres Makrouts, notamment cuits au four (et non frits), qui peut-être plairaient à ceux qui sont plus sensibles au sucre.

La Rose de Tunis a un peu déçu et fini troisième avec une seule voix. Le Makrout proposé était jugé plus ferme (une qualité ou un défaut selon les dégustateurs), mais plus petit, moins sucré, et donc assez plaisant.

Le prix sera remis à la pâtisserie JAWAD par le Conseil de quartier très prochainement. Le Conseil de quartier vous invite à découvrir cet établissement de la rue de Ménilmontant qui fait également salon de thé, qui est sans chichis et qui n’est pas le plus onéreux. N’hésitez pas non plus à vous rendre à la Bague de Kenza ou à la Rose de Tunis, pour vous faire votre propre idée !

Surdensification urbaine et concentration de la misère, les pauvres font reculer François Vauglin

Nous avions eu l’occasion de dénoncer une opération de construction de logements sociaux dans une zone qui était déjà très fortement urbanisée et dotée de logements sociaux, quand dans d’autres quartiers étaient créés des jardins et des résidences de standing.

Dans le quartier de la fontaine au Roi, un des plus pauvres de Paris, classé en politique de la ville, la Mairie du 11e n’avait en effet pas à hésité à valider la construction de 17 nouveaux logements sociaux, alors que le taux de logement sociaux selon l’APUR y atteint déjà 30%. Au-delà du sentiment légitime de ségrégation que suscite cette décision, elle avait pour effet de bétonner encore davantage un quartier populaire qui est déjà le plus dense en logement de Paris et où les espaces verts sont quasi inexistants.

Si l’ilot concerné par cette construction, aux 5 et 5bis  rue  de  Vaucouleurs, ne comporte que 6% de logements sociaux, la part de logements sociaux peut atteindre entre 25% et 59% juste à proximité, dans les ilots le long du boulevard de Belleville. Les deux immeubles sociaux devaient être construits dans la cour d’un HLM comportant déjà 60 logements familiaux conventionnés en PLAI, c’est à dire un catégorie de HLM réservée aux plus pauvres.

Cette décision avait également pour conséquence d’entasser encore plus les familles populaires de la Fontaine au Roi dans le minuscule square Jules Verne avec l’arrivée de nouvelles familles qui devaient intégrer ces deux nouveaux logements sociaux construits rue de Vaucouleurs,

Cette situation a conduit les habitants des logements sociaux à proximité desquels devaient être construits ces deux nouveaux immeubles à se mobiliser et a constituer une association de défense du site et de leur cadre de vie. C’est suffisamment rare pour être souligné.

A force de ténacité et de mobilisation les habitants ont obtenu des résultats. Le Maire du 11e arrondissement leur aurait affirmé dans un courrier qu’il ne soutenait plus ce projet, qui sauf surprise, ne devrait pas avoir lieu, dans la mesure où il est conditionné par un soutien financier de la ville à hauteur de 713.000€.  Celle-ci dispose d’un second moyen de dissuader le bailleur social qui est propriétaire de la parcelle. Ce serait refuser le permis de construire.

La versatilité du Maire du 11e peut interroger dans la mesure où tous les points soulevés par l’association des riverains avaient été soulevés par Joëlle Morel en Conseil d’arrondissement le 28 novembre 2016 qui rappelait notamment que le quartier accueillait déjà “un très grand nombre de logements sociaux” et dénonçait ” le fait que ce quartier, qui accueille plus de 27.000 habitants sur une superficie de37 ha, ne possède qu’un petit square de 1.750 m² […] que les agents de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement le décrivent comme un square surpeuplé.” L’élue ajoutait  que “Se permettre de construire un nouveau bâtiment au cœur d’un îlot qui comprend déjà 60 logements sociaux est une erreur et ne provoquera que des tensions supplémentaires dans un quartier qui vit mal parfois“. Elle demandais enfin si on avait “mesuré les conséquences sociales et environnementales sur la qualité de vie des habitants de ce quartier ?

Après avoir balayé ces arguments de bon sens, le Maire du 11e arrondissement a fini, 18 mois plus tard, par se ranger à l’avis des habitants.

D’autres projets de construction ailleurs dans le quartier sont en cours d’élaboration, souhaitons qu’ils connaissent la même fin.

Dans le 11e arrondissement, les pauvres et les immigrés n’ont pas droit à un mobilier urbain de la même qualité que les autres habitants

Le Conseil de quartier a été alerté à plusieurs reprises sur l’état des bancs publics et en particulier dans le nord du quartier. La Commission Cadre de vie a effectué un diagnostic au printemps dernier, dont il ressort qu’en réalité, la situation dans le 11e n’est pas la même selon les quartiers. En réalité, plus on se rapproche de notre quartier, plus le mobilier urbain est dégradé. Il est assez curieux de remarquer à quel point les bancs du boulevard de Charonne, dans le quartier voisin Léon Blum Folie Regnault, sont propres et fraichement repeints, quand sur le boulevard de Ménilmontant, une fois passé le Père Lachaise, les bancs deviennent tagés et usés. Au sein de notre quartier, plus on va vers Belleville moins les bancs sont utilisables, avec notamment des planches manquantes ou branlantes.

Ce ne serait pas aussi grave, si cette “géographie” des bancs publics ne correspondait pas aussi à celle de la pauvreté et de l’immigration. C’est en effet dans le secteur le plus pauvre du 11e arrondissement et présentant le taux d’immigration le plus élevé que le mobilier urbain est le plus dégradé. C’est là une situation inadmissible. Chacun sait en outre que ce sont bien souvent les populations les plus pauvres et les immigrés, notamment les plus âgés d’entre-eux, qui sont les utilisateurs les plus réguliers des bancs publics, souvent parce qu’ils résident dans des logement exigus, comme des chambres d’hôtel ou des foyers, particulièrement concentrés dans notre quartier.

Cliquer sur l’image ci-après pour voir la vidéo du diagnostic :

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La rue de Ménilmontant va accueillir un bar restaurant à cocktails

La rue de Ménilmontant va accueillir un nouvel établissement au numéro 42. Baptisé Mino, ce lieu abritera non seulement un bar à cocktails mais aussi un restaurant de cuisine méditerranéenne avec par exemple  un Risotto Primavera aux petits pois, fèves et courgettes. Ce nouvel établissement sera ouvert par Jennifer Le Nechet, meilleure bartender du monde en 2016 !

La date exacte d’ouverture n’a pas été communiquée.

Votez à partir du 7 septembre pour refaire les trottoirs des rues Oberkampf, Saint-Maur et Timbaud !

Le projet consiste à poursuivre le projet de rénovation complète des trottoirs du quartier, dont la première phase a été votée en 2016, mais qui n’avait pas permis de refaire les trottoirs des rues Oberkampf, Timbaud et Saint-Maur.

L’heure est venue de s’occuper de ces trois rues importantes du quartier !

Budget du projet : 1.100.000 €

Vous n’êtes pas convaincu.e ? Jetez un coup oeil  à cette courte vidéo :

 

Comment soutenir le projet :

En votant sur le site www.budgetparticipatif.paris.fr ou sur l’un des lieux de vote, dont l’adresse figure sur le site.

Vous pouvez voter pour 5 projets au plus dans le 11e arrondissement et 5 autres projets au plus à Paris.

N’oubliez pas une chose : si vous votez pour plusieurs projets, vous les mettez de fait à égalité, or tous ne pourront être mis en œuvre, car l’enveloppe financière est limitée. Donc d’une certaine manière, vous laisseriez aux autres le soin de les départager.

Donc un conseil : ne votez que pour le ou les projet(s) qui vous tien(nen)t vraiment à cœur !

Budget participatif : les quartiers populaires du 11e arrondissement, victimes des arbitrages de la Mairie de Paris

Trop c’est trop ! Dans un  courrier du 14 mai 2018,  la Commission Cadre de vie du Conseil de quartier conteste la répartition entre arrondissements des financements du budget participatif dédiés aux quartier populaires.

Alors que l‘argent du budget participatif devrait bénéficier à TOUS les quartiers populaires, il semble davantage orienté sur certains quartiers du 18e et 19e arrondissements où est élue Colombe Brossel, adjointe à la maire de Paris chargée de notamment des quartiers prioritaires et sur ceux de nos voisins du 20e arrondissement. Cette situation s’effectue au détriment des autres quartiers et en particulier, du nôtre.

Cette quasi-confiscation du budget participatif parisien et donc de l’argent public aura des répercussions très concrètes sur la situation des écoles de notre quartier, qui  risquent de ne pas pouvoir être rénovées faute de financement, sur l’entretien des trottoirs, ou encore, pour le fonctionnement de nos associations, qui auraient clairement besoin d’un coup de pouce pour rénover leurs locaux et mieux accompagner nos concitoyens les plus fragiles.

En effet, alors que compte tenu de sa population, notre quartier devrait recevoir de la ville de Paris 1M€ par an au titre du budget participatif parisien dédié au quartiers populaires, il n’en a reçu que 250.000€ au titre de l’année 2016, soit 4 fois moins !

Ainsi notre quartier n’a pas reçu un seul centime d’aide aux commerces, pour lequel la Mairie dispose d’un budget de 2.500.000€. S’agissant du soutien aux associations, ce n’est pas franchement mieux ; notre quartier a reçu 7 fois moins d’argent que le 18e arrondissement pour la seule rénovation d’une salle. Pour rénover les places publiques, nous n’avons reçu que 0,5% du budget dédiés aux quartiers populaires !

Pour en comprendre les enjeux et mesure l’ampleur de l’injustice dont notre quartier est victime, nous reproduisons ci-après, le courrier adressée à Colombe Brossel, ainsi qu’à Pauline Veron et qui est resté sans réponse. Vous pouvez également le télécharger en bas de l’article.

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“Mesdames les adjointes à la Maire de Paris,

L’enveloppe du budget participatif parisien alloué aux quartiers populaires depuis 2016 a été fixée à 15 M€ par an, à répartir entre les projets des quartiers populaires.

Le quartier de la Fontaine au Roi dans le 11e arrondissement compte 25.859 habitants, représentant 7% de la population parisienne qui réside dans les quartiers prioritaires (364.838 habitants). Sa population est par exemple supérieure à celle d’un quartier comme la Goutte d’Or.

Ce quartier devrait, en toute logique et en équité, bénéficier d’une enveloppe du budget participatif parisien cohérente avec ces données démographiques, soit 1M€ d’investissement par an (7% de 15M€).

Il résulte d’une première analyse de la réalisation du budget participatif 2016 que notre quartier n’émarge que très faiblement sur cette enveloppe de 15M€. Le niveau des dépenses d’investissement fléchées sur celui-ci est en effet quatre fois inférieur au montant qu’il devrait percevoir au titre de la solidarité parisienne (250.024€), alors même que des projets susceptibles de bénéficier de ce financement ont été présentés en 2016.

Cette situation, inadmissible, a notamment obligé les habitants à reproposer leurs projets dans le cadre du budget participatif d’arrondissement, l’année suivante et à les faire financer dans ce cadre, au détriment d’autres projets pour le quartier.

Il est manifeste que la solidarité parisienne, à laquelle les habitants du 11e arrondissement contribuent pleinement, ne s’exerce pas en faveur du seul quartier classé en politique de la ville de cet arrondissement. Le détail de la réalisation des projets lauréats en 2016 en atteste.

2016 : Plus de végétal dans les quartier prioritaires (budget parisien 2.000.000€)

Pour les deux squares du quartier, 96.000€ seulement ont été alloués, soit à peine 5% de l’enveloppe parisienne, alors que le chiffrage du projet de réaménagement faisait apparaître un besoin de financement très nettement supérieur à ce montant. Cette décision a conduit les porteurs à reposer en 2017 un projet « Square Jean Aicard : le square fait vivre » pour un budget de 400.000€, imputé là encore sur l’enveloppe d’arrondissement.

2016 : Réinventons nos places des quartiers populaires ! 3.500.000€.

Nous avons présenté le projet « Réaménager la place Marek Edelman » et sollicité un budget de 700.000€. Celui-ci a été rejeté au motif qu’il mériterait d’être précisé et que d’autres actions devaient être réalisées et contribuer à améliorer cet espace, alors même que les projets retenus étaient tout autant marqués par l’imprécision. Cette situation a, là encore, conduit à reproposer le projet l’année suivante et le faire financer sur le budget d’arrondissement, pour un montant de 140.000 €.

Le seul projet de notre quartier retenu et regroupé dans le cadre du projet global ne concerne qu’un carrefour (pas même une place) de quelques mètres à l’angle Crespin du Gast/ passage de Ménilmontant et dont budget ne devrait pas excéder 20.000 €, soit 0,5% de l’enveloppe de 3.500.000€.

2016 : Plus de commerces dans les quartiers populaires (budget total : 2.500. 000€)

Un jury s’est tenu le 12 janvier 2018 pour désigner les 27 lauréats. Il ressort de la lecture de la liste des projets lauréats qu’aucun commerce de notre quartier ne bénéficiera de ce financement, alors que la moitié des projets financés seront situés dans le seul 18ème arrondissement. De la même manière, la délibération 2018 DDTC-DAE 17 ne prévoit de subvention d’investissement qu’au bénéficie des quartiers de la Goutte d’Or et de Belleville (20e). A ce stade, notre quartier bénéficie de 0% de l’enveloppe de 2.500.000€

2016 : Agir en faveur de la vitalité associative des quartiers populaires ! (budget total : 3.500.000€)

Il résulte des délibérations 2018 DDCT 70 (652 092 €), 2017 DDCT 134 (151 545 €), 2017 DDCT 158 (41 047 €), 2017 DDCT 83 (476 981 €) et 2017 DDCT 41 (167 963 €), que seuls 67.597€, soit 1,9% seulement de l’enveloppe parisienne, devraient être alloués aux associations de notre quartier (Logement francilien pour la rénovation du local “Quartier libre 11” et du local associatif “Francophonie et Cultures Partagées”, ainsi que COOP mijotée).

Au total, le montant alloué pour toutes les associations de notre quartier est 7 fois inférieur au budget dégagé pour la seule rénovation de la Salle Bruno dans le 18e arrondissement (486.000€).

Il est à cet égard rappelé que deux projets localisés dans notre quartier « Cuisine Partagée et Solidaire Belleville 11 » et « Café et cuisine solidaire à Fontaine au roi » et regroupés dans ce projet global, sont toujours en attente de mise en œuvre.

2016 : Espaces de travail Publics (Budget total 2.300.000€).

Si selon les termes de la délibération 2018 DAE 181, 86 427 € devraient être dégagés pour une structure privée « Le Onzième Lieu » située dans notre quartier, il est fait observer que ce montant, qui correspond à 3,5% de l’enveloppe totale, reste deux fois inférieur à ce qui est attendu (164 220 €, soit 7% de 2.300.000€). Par ailleurs, rien ne permet à ce stade de garantir, ni même d’affirmer, que ce projet bénéficiera effectivement aux étudiants ou demandeurs d’emplois issus de notre quartier.

S’agissant des projets lauréats en 2017 :

De très vives inquiétudes s’expriment aujourd’hui sur les possibilités pour notre quartier d’émarger sur les lignes budgétaires correspondant aux projets parisiens lauréats en 2017 : « Coup de jeune pour les bibliothèques », « Quand le réemploi recrée de l’emploi », « Des instruments de musique pour les enfants », « Alimentation et cuisines en partage » et « Plus pour les écoles et collèges des quartiers populaires », pour un montant total de 15.500.000€.

Nous signalons à cet égard, que de nombreux projets déposés en 2018 dans notre quartier sont susceptibles d’être intégrés dans ceux qui ont été actés au niveau parisien en 2017, en particulier un projet de rénovation de nos écoles.

Compte tenu de  ces éléments :

Nous souhaitons rappeler que le périmètre des quartiers populaires ne s’arrête pas aux seuls 18e, 19e et 20e arrondissements, ni à la 17e circonscription législative de Paris. Dans notre quartier où une personne sur trois est immigrée, où selon l’APUR, le RSA concerne 14% de la population (contre 10% pour la moyenne des quartiers populaires) et qui regroupe 17% de la population de l’arrondissement, sur seulement 14% de sa superficie, se joue aussi l’égalité républicaine.

Nous demandons donc que des mesures immédiates soient prises pour que les marges disponibles sur le budget participatif 2016, en particulier pour la rénovation des commerces, soient mobilisées pour assurer au quartier de la Fontaine au roi, un soutien parisien conforme au poids qu’il représente dans la population des quartiers populaires.

Nous demandons également, comme l’a fait la Commission ad hoc du budget participatif du 11e arrondissement, que les projets PROP 002065 et  PROP 001344 « De belles écoles pour le quartier Fontaine au Roi » présentées pour un montant de 500.000 € ne soient pas soumis au vote en 2018 et imputés sur le BP d’arrondissement, mais qu’ils fassent l’objet d’un financement parisien dans le cadre du projet «  #ÉcoleDeRêve, Plus pour les écoles et collèges des quartiers populaires », lauréat en 2017 et doté de 3.500.000€.

Nous souhaitons également que dorénavant les Conseils de quartiers et Conseils citoyens soient associés au choix des projets sélectionnés par les jurys, dans le cadre du BP parisien alloué aux quartiers populaires et que ces instances de démocratie locale soient rendues systématiquement destinataires des appels à projet lancés dans ce cadre, afin qu’elles les relaient et favorisent l’émergence de propositions sur leurs territoires.

Nous serons, pour notre part, particulièrement attentifs à ce que notre quartier bénéficie d’un niveau d’investissement du BP parisien conforme à son poids, soit 5M€ en cumul pour la période 2016-2020 et ne manquerons pas rendre compte aux habitants de l’éviction dont notre quartier pourrait être victime, si celle-ci devait perdurer.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames les adjointes à la Maire de Paris, l’expression de notre considération distinguée.

Copie : François Vauglin, Maire du 11e arrondissement”

pour télécharger le courrier cliquez ici

Découvrez le programme du premier Festival de la création contemporaine tunisienne à Belleville

Viv’ArT’unis est le premier Festival de la création contemporaine tunisienne à Paris. il se déroulera dans notre quartier du 10 au 16 septembre 2018 avec pour objectif de promouvoir les échanges artistiques internationaux et faire découvrir la création contemporaine tunisienne.

Au programme, 35 artistes, danseurs, musiciens, plasticiens, comédiens, cinéastes présentent leurs dernières œuvres au cœur du Grand Belleville pour y découvrir la Tunisie de manière inédite, loin des clichés, la Tunisie comme vous ne l’avez jamais vue.

PROGRAMME

Le 10 septembre est consacré aux rencontres acteurs / organisateurs.

Du 11 au 13 septembre 2018 / IESA Arts et Culture & Point Éphémère

Exposition Chimères Révélées IESA et Point Éphémère … Ce sont des œuvres qui interrogent, un parfait mélange de plasticité et d’émotion sélectionnées pour inviter à la contemplation, à la découverte de ces chimères révélées.

Mardi 11 septembre 2018

18H00 – Vernissage Galerie IESA Arts et Culture, 1 cité Griset, Paris 11e Performance de Mariem Ferchichi (danse)
Œuvres de : Boujemea Belaifa – Besma H’lel – Lilia El Golli – Meriam Ferchichi – Houda Ghorbel – Wadii Mhiri

Parcours itinérant à la rencontre de «Willis from Tunis», personnage aux chroniques grinçantes créé par Nadia Khiari, et autres performances artistiques le long du boulevard de Belleville et jusqu’au Point Éphémère

20H00 – Vernissage Point Éphémère, 200 Quai de Valmy, Paris 10e Performance de Rochdi Belgasmi (danse)
Œuvres de : Hela Lamine – Imed Jemaiel – Sonia Saïd – Wissem Ben Hassine

hela lamine

Mercredi 12 septembre 2018
14H00 – Workshop de danse – IESA Arts et Culture
Stage d’initiation à la danse populaire tunisienne avec Rochdi Belgasmi. Inscription : atelier.vivartunis1@gmail.com

19H00 – Fenêtre sur toile – Cinéma – IESA Arts et Culture
Projection d’une sélection de courts-métrages qui vont de l’animation au documentaire, en passant par la fiction.
Programmation Confiée a kaouther Hamri Ranim – film de Rim Nakhli – Bonbon – film de Abdelhamid Bouchnak – Cut Redayef – film de Alaedine Boutaleb – Apnée – film de Insaf Arafa – Nature sacrée – de Michella Bredahl
Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles. Réservation : vivartunis@gmail.com

jazz oil

Jeudi 13 septembre 2018
14H00 – Workshop de danse – IESA Arts et Culture
Stage d’initiation à la danse populaire tunisienne avec Rochdi Belgasmi. Inscription : atelier.vivartunis1@gmail.com

18H00 – Débat : « Artistes tunisiens aujourd’hui » – IESA Arts et Culture Rencontre avec les artistes programmés en présence de Fadhel Jaïbi, di-recteur du Théâtre National Tunisien pour évoquer l’actualité des artistes en Tunisie. Modératrice : Rabiaa Tlili

21H00 – Concert du groupe JazzOil – Point Éphémère Viv’ArT’unis offre au public parisien la découverte d’un groupe à l’identité et à la couleur musicale inédite, JazzOil est une communion entre la chaleur de la musique traditionnelle arabe et la vibrance rebelle du jazz. Musiciens : Slim Abida – basse – Nidhal Jaoua – Quanun – Edison knight – Clavier – Maamoun Dehane – Batterie – Amir Mahla – Saxophone.   Pour réserver cliquer ici

Au Théâtre de Ménilmontant – Spectacles surtitrés en français

Vendredi 14 septembre 2018
18H30 – LA FUITE – de Hassen Mili -adaptation et mise en scène Ghazi Zaghbani /Théâtre
Un jeune ressortissant, extrémiste religieux s’échappe de la police dans les ruelles de la cité antique et se trouve dans l’obligation de se cacher dans la chambre d’une prostituée dans une maison close de la ville.
Il la supplie de l’aider malgré les contradictions entre ses pensées extrémistes et les idées libres de cette femme. La situation devient encore plus complexe avec l’entrée d’un client, qui l’oblige à se cacher sous le lit. Il ne peut alors rien faire qu’attendre…
Avec : Nadia Boussetta, Ghazi Zaghbani, Med Hucine Grayaa

21H – L’IVRESSE DES PROFONDEURS – Chorégraphie de Imen Smaoui /Théâtre National Tunisien/ Danse

L’acteur évolue, partir du point zéro, état d’absence de sens. Il fait son chemin, à travers des strates de la surface à la profondeur. Il évolue dans un état fragile, un entre-deux, des connexions s’établissent l’énergie circule entre les acteurs pour s’ouvrir, se surprendre dans un espace-limite. Dévoiler la réalité complexe. Plonger dans le silence. Le fil invisible. État de grâce…
Avec : Rahma Felah, Aymen Selliti, Talel Ayoub, Besma Baazaoui, Hiba Trabelsi, Emna Kouki, Sami Boudabra.

ivresse

Samedi 15 septembre 2018
16H – LA FUITE – de Hassen Mili – adaptation et mise en scène Ghazi Zaghbani /Théâtre

20H -DÈS QUE JE T’AI VU – de et mise en scène Salah Felah – Théâtre National Tunisien

La pièce traite, sous forme d’en-quête, des relations sentimentales et sexuelles à travers l’histoire d’un couple en crise. Elle tente de répondre à la question « L’amour est-il une illusion ?» en partant des célèbres vers du grand poète de langue arabe Al
Maari : « Quant à la certitude, elle n’existe pas / L’apogée de mes efforts se trouve / Dans l’intuition et les pres-sentiments »
Avec : Basma El Echi, Bechir Gharia-ni, Rahma Fellah, Aymen Selliti, Rami Zaatour, Talel Ayoub, Nidhal Shili, Besma Baazaoui et Hiba Trabelsi.

Dimanche 16 septembre 2018

16H – OULED JELLABA – Rochdi Belgasmi/ Danse
«Rochdi Belgasmi est une figure emblématique de la danse contemporaine tunisienne, sillonnant les scènes du monde avec ses créations artistiques engagées. Dans ‘‘Ouled Jellaba’’, Rochdi
Belgasmi nous plonge dans les années 20 avec un personnage populaire des quartiers de Bab El Jazira et Hal faouine. En fouillant dans la vie sociale et culturelle de cette époque, Rochdi Belgasmi établit certes un devoir de mémoire, mais se place aussi avec son personnage au cœur des grandes questions qui se posent aujourd’hui en Tunisie, à savoir la question du genre, la limite de la liberté du corps, le rapport flouté entre la masculinité et la féminité. » Kapitalis Fawz Ben Ali

Pour réserver vos places pour le théâtre de Ménilmontant cliquez ici

18H30 : Clôture du festival en présence des artistes