Migrants : les riverains de la rue du Moulin Joly n’en peuvent plus

Les migrants s’invitent à une réunion du Maire du 11e (au fond à gauche)

Nous avons déjà eu l’occasion de faire état du problème lié à la décision de la Mairie de Paris d’installer un dispositif d’évaluation des migrants rue du Moulin Joly.

Il semble que la situation soit en train de dégénérer.

Après avoir interpelé en vain le Maire du 11e arrondissement sur les conséquences de cette décision, lors d’une rencontre avec les habitants du quartier en décembre dernier, les riverains ont décidé de se mobiliser et de faire une pétition  qu’ils lui ont adressée il y a quelques jours, alors qu’il refuse toujours de les rencontrer.

Comment ne pas comprendre les riverains ? Le centre de la Croix rouge est trop petit et ne dispose pas d’assez de personnel et d’espace pour faire face à des flux de migrants encouragés par les associations à s’y présenter toujours plus nombreux. Résultat : des jeunes migrants qui errent dans le quartier, occupent les trottoirs et les équipements publics dont ils privent (malgré eux) les habitants, et des disputes très violentes et bruyantes entre jeunes créant un climat de tension.

Distribution de repas place Marek Edelman

Les intrusions dans les parties communes de l’immeuble qui abrite la Croix rouge persistent, parfois pour y passer la nuit. Nous avons-nous même été également témoins de scènes où les jeunes migrants refoulés escaladent la grille de l’immeuble pour pouvoir être examinés par la Croix rouge puis se faire expulser manu militari par le vigile. Des images que l’on voit généralement à Ceuta et Melila ou à Calais et que l’on imaginait pas voir un jour dans Paris.

Les dégradations de l’espace public qui se matérialisent par une accumulation  de détritus et  des problèmes d’urine à proximité du centre de la Croix rouge sont aggravées par l’organisation de repas décidée par une association sur la placette Marek Edelman pour 200 jeunes, avec l’accord du Maire du 11e arrondissement.

la planche abdominale de la place Marek Edelman ne tient qu’à un parpaing

Sur la placette, le matériel de sport et de loisir, financé par la Mairie et le Conseil de quartier, est en partie hors d’usage. Il n’est pas rare de voir des restes alimentaires, des emballages ou encore des boites de thon flotter dans le babyfoot. La planche abdominale elle a été cassée et doit être soutenue par un parpaing.

Que demandent les riverains dans leur pétition ?

D’abord que  le propriétaire et son locataire (la Croix Rouge) prennent toutes les dispositions utiles pour que l’accueil des jeunes migrants se fasse sans générer de nuisances pour les occupants de l’immeuble dans le respect du règlement de copropriété.

Ensuite que les pouvoirs publiques  (Etat,  Région et  Ville  de  Paris)  prennent leurs responsabilités en ouvrant d’autres centres d’accueil afin de désengorger celui du 5, rue du Moulin Joly totalement submergé et en organisant des rondes de police régulières, en particulier la nuit, pour recueillir les jeunes dormant dans les parties communes extérieures et intérieures de la copropriété.

les trottoirs et devantures des commerces de la rue du Moulin joly saturés par la présence de jeunes migrants

 Nous verrons quelle suite sera donnée à cette pétition, mais une chose est certaine, plus le maire du 11e arrondissement attend pour mettre  fin à ce problème qu’il a lui-même créé,  plus la tension est vive et plus les rancœurs s’accumulent entre habitants et migrants. 

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