Dites non au projet de réaménagement du boulevard de Belleville !

Les derniers éléments glanés concernant le projet de réaménagement du boulevard de Belleville inquiètent de plus en plus d’acteurs locaux, dont nous sommes, et nous conduisent à nous opposer vivement à ce projet, qui comporte des risques majeurs de développement des nuisances et de privatisation du boulevard de Belleville et de la pollution dans le quartier. Il conduirait également à supprimer les voies vélos, ce qui est inadmissible.

Vous trouverez dans cet article nos explications détaillées. Nous vous appelons, si vous partagez nos inquiétudes, à signer la pétition en cliquant sur l’image ci-après et n’hésitez pas à la partager autour de vous.

1ère raison : L’élargissement du trottoir côté 11ene se traduira pas par une amélioration de la place des piétons ; comporte un risque de privatisation supplémentaire de l’espace public, de développement insoutenable des nuisances pour les riverains et à moyen terme, d’éviction des catégories populaires.

Le boulevard de Belleville côté 11e est situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ; que le taux de pauvreté y est l’un de plus élevés de Paris et que les riverains y sont, plus qu’ailleurs, otages de leur logement ;

Le projet d’inscription des bistrots et terrasses de Paris au patrimoine mondial de l’humanité  soutenu par la Ville de Paris n’intègre pas les désagréments et nuisances générées par notamment en soirée par les terrasses et leur impact sur la santé des riverains. Il rendra, de fait, plus complexe à l’avenir la maîtrise et la régulation des terrasses à Paris ;

Il ressort du rapport « Audit des modalités d’attribution et de vérification des autorisations de terrasses et d’étalages » d’avril 2016 que la verbalisation pour non-respect des autorisations d’occupation du domaine public est insuffisante et non dissuasive. La mairie de Paris n’a supprimé une telle autorisation que « huit fois en 2012, six fois en 2013 puis en 2014  » pour 22.000 autorisations accordées ;

L’adjoint au maire du 11e arrondissement chargé de la voirie a refusé d’installer des potelets sur le trottoir du boulevard de Belleville pour parer au stationnement des voitures sur le trottoir et la piste cyclable. Le conseiller d’arrondissement délégué à l’espace public a également refusé de remettre cette dernière en site propre après les dégradation des protections qui lui ont été signalées. Ces refus sont responsables, pour une large part, de l’indisponibilité de la piste cyclable; Le stationnement sauvage sur celle-ci n’est pas liée à une indisponibilité des places de livraison ;

Le Maire du 11e arrondissement a pour sa part refusé de rendre publique certaines autorisations d’occupation du domaine public accordées à certains commerçants du boulevard de Belleville en mai 2018  et de procéder à leur retrait. Ce refusa eu pour effet : d’une part, d’expulser les piétons du trottoir et de les renvoyer sur la piste cyclable, et d’autre part, de contraindre les cyclistes à emprunter la voie de circulation générale ;

Par ailleurs, il y a plusieurs créations récentes ou en cours de plusieurs établissements de restauration sur la rive du 11e du boulevard de Belleville et des projets de création de terrasse de plusieurs établissements à l’issue des travaux de réaménagement ont été confirmés. La largeur minimale prévue pour la circulation des piétons n’est que de 1,60 m, quelle que soit la largeur du trottoir. La règle selon laquelle une terrasse ne peut excéder 50% de la largeur du trottoir est, dans les faits, complètement bafouée ;

De nombreux signalements relatifs aux souillures sur le terre-plein central générées par l’activité d’un commerçant du boulevard de Belleville ont été effectués mais n’ont donné lieu à aucune réponse de la part de la Mairie du 11e arrondissement. Par ailleurs, le responsable de la propreté du 11e arrondissement refuse d’appliquer le règlement sanitaire de la ville de Paris et l’arrêté du 10 mai 1983 réglementant la collecte des ordures à Paris, en autorisant l’installation des bacs de collecte directement sur la voirie ;

Plusieurs mutations commerciales sont intervenues depuis 2014 sur les boulevards de Belleville et de Ménilmontant côté 20e. Ces nouveaux établissements justifient leur installation récente par le très large profit qu’ils tirent de l’exploitation de l’extrême largeur des trottoirs et ont suscité des plaintes et signalements des riverains liés à l’activité de ces établissements sur l’espace public. Ce phénomène s’accompagne d’un débordement notable des terrasses autorisées et de la création illégale de contre-terrasses. Aucune action n’a été entreprise par la Maire du 20e arrondissement pour les réguler ;

Ces changements ont eu pour effet de réduire la place des piétons sur ces trottoirs du 20e, en particulier en soirée et le weekend.  Cette situation est aggravée par l’installation de chevalets et porte-menus, qui représentent des obstacles particulièrement dangereux pour les malvoyants ;

Le boulevard de Belleville  a été exclu du périmètre d’intervention de la SEMAEST prévu par le Contrat de Revitalisation Artisanale et Commerciale. Il en résulte que les locaux commerciaux de cette artère ne peuvent plus faire l’objet d’une préemption en vue de les diversifier et d’apaiser le boulevard ;

Le réaménagement en 2009 de la place Jean Ferrat,qui jouxte le boulevard de Belleville, est un échec. Cette opération s’est notamment traduite par une extension des terrasses, des étalages et le développement d’un marché « sauvage » ; L’ «apaisement » de la rue Jean-Pierre Timbaud au niveau de la place Roger Linet s’est traduit par un empiétement des terrasses et le développement du stationnement de deux roues moteur et  de véhicules, au détriment de la circulation des piétons ;

Il doit être tenu compte des nombreux signalements du « Collectif des riverains Jean-Pierre Timbaud, Oberkampf et Saint-Maur » relatifs aux nuisances sonores générées par les débits de boisson de ce secteur et de l’absence de réponse des pouvoirs publics apportée à cette situation. Cette situation est confirmée par l’étude de 2017 « Régulation et autorégulation de la vie nocturne entre mythes et réalités – Les enseignements d’une expérimentation sociale conduite dans un quartier de l’Est Parisien de 2010 à 2013 » ;

Des marches exploratoires ont été organisées les 4, 5, 11 et 12 octobre 2018 et confirment la privatisation quasi-totale des trottoirs de la rue Oberkampf en soirée. Ce phénomène est lié au développement des bars et à la consommation de leurs clients sur le trottoir et sur la voirie ;

Or on observe une multiplication des pratiques commerciales visant à refuser de servir des boissons chaudes et en particulier des cafés après 16H sur les terrasses des boulevards de Belleville et de Ménilmontant. Ces pratiques ont pour effet d’écarter du bénéfice de l’espace public une large part de la population du quartier, en particulier les plus modestes et les immigrés ;

Enfin les commerçants du boulevard de Belleville concernés s’y sont installés en connaissance de cause et aucun engagement n’a été pris à leur endroit concernant l’augmentation de la largeur des trottoirs. Il en résulte qu’un maintien de la piste cyclable et de la larguer actuelle du trottoir ne traduit pas de recul au regard de leur situation actuelle ;

Il résulte de ce qui précède que dans un contexte d’absence de régulation de l’espace public par la Mairie du 11e arrondissement, l’extension des trottoirs du boulevard de Belleville côté 11e ne se traduira pas par une amélioration de la situation des piétons ; que ce projet comporte par ailleurs un risque élevé de développement des nuisances et de dégradation notable de la qualité de vie des riverains, et à moyen terme, d’éviction des habitants les plus modestes de l’espace public et des commerces du boulevard de Belleville.

2ème raison : La suppression des pistes cyclables sur le boulevard de Belleville constituerait une violation inadmissible des engagements de la Maire de Paris concernant la place du vélo à Paris ; freinerait le développement de cette pratique dans le quartier Belleville Saint-Maur et génèrerait des risques inconsidérés pour la sécurité des cyclistes.

Le Plan Vélo de la ville de Paris pour 2015-2020 prévoit un investissement de plus de 150 millions d’euros et le doublement de la longueur des voies cyclables d’ici 2020 ;

Les boulevards de Belleville et de Ménilmontant sont des axes structurants pour le déplacement en vélo à Paris, en particulier pour les habitants des quartiers de la politique de la ville qui longent ces artères ;

Le projet de suppression de piste cyclable côté 11e s’inscrivait dans le cadre d’une piétonisation partielle du boulevard de Belleville. La Maire du 10e arrondissement s’oppose à ce projet, en raison des reports de la circulation de transit sur certaines voies du 10e arrondissement. Le conseil de quartier Belleville Saint-Maur a également exprimé des réserves sur cette perspective ;

Ce projet de piétonisation serait abandonné. La Mairie de Paris envisagerait d’y substituer une zone de rencontre sur le tronçon compris entre les rues Faubourg du temple et Orillon. Une telle configuration ne garantit en rien un ralentissement de la vitesse des voitures sur la totalité du linéaire du boulevard ; ce faisait, elle expose les cyclistes, en cas de suppression de la piste cyclable, à des risques pour leur sécurité ou pourrait les conduire à emprunter le trottoir côté 11e ou le terre-plein central et générer ainsi des conflits d’usages avec les piétons ;      

Il ressort d’une enquête de 2016 du Conseil de quartier Belleville Saint-Maur auprès des habitants, que seuls 2% d’entre-eux souhaitaient la suppression de la piste cyclable. Par ailleurs, 634 habitants ont signé la pétition « Libérons la voie vélo du boulevard de Belleville !» et ainsi manifesté, par leur démarche, leur attachement à la sécurisation de la pratique du vélo sur le boulevard de Belleville ;

Considérant qu’il ressort du baromètre des villes cyclables que la séparation des voie vélo par rapport à la circulation motorisée est jugée importante par 91% des personnes interrogées ; que c’est plus encore le cas pour les utilisateurs occasionnels, puisque 94% d’entre-deux plébiscitent ce type d’aménagement ; qu’il en résulte que le maintien et la création de pistes cyclables constituent une condition indispensable à la démocratisation et à l’intensification de la pratique du vélo ;

En outre, 78% des personnes interrogées préconisent la mise en œuvre d’un réseau cyclable complet et sans coupure ; que la suppression de la piste cyclable sur le boulevard de Belleville mettrait à mal la continuité de l’itinéraire cyclable sur les boulevards des fermiers généraux ;

Par ailleurs, le vélo connait un succès croissant chez les jeunes des milieux populaires de Belleville et Ménilmontant.  Cette pratique a connu un nouvel essor lors de la mise à disposition de vélos en libre-service et constitue un moyen de déplacement de plus en plus fréquent pour certaines personnes migrantes à Paris, qui ne peuvent accéder aux transports en commun ;

Le développement des plateformes de livraison de repas doit être pris en considération. Celui-ci favorise l’essor commercial des restaurants du quartier  et confère un revenu à des personnes jeunes, précaires et/ou migrantes. Or  le revenu de ces livreurs est étroitement corrélé au nombre de courses effectuées et partant, au temps de trajet. Ces livreurs à vélo opèrent souvent de nuit. Il en résulte que la destruction de la piste cyclable du boulevard de Belleville augmenterait le temps de moyen d’un course, diminuerait le revenu des livreurs et les exposerait à des risques inconsidérés.

Compte tenu de ces éléments, la destruction des pistes cyclables du boulevard de Belleville constituerait un recul majeur pour la politique du vélo à Paris, entraverait le développement de sa pratique dans les quartiers populaires du nord-est parisien, présenterait un risque majeur de sécurité  et irait à l’encontre du souhait exprimé librement par les habitants du quartier Belleville Saint-Maur.

Il convient, dans ces conditions, de s’opposer à la destruction des pistes cyclables du boulevard de Belleville. 

3ème raison : La mise en site propre de deux nouvelles lignes de bus sur le boulevard de Belleville constituerait une contrainte exorbitante pour les cyclistes et les riverains, sans bénéfice tangible pour les habitants du quartier.

Selon la Mairie de paris, le réaménagement du boulevard de Belleville doit intégrer outre le maintien de la ligne n°96, la création d’une ligne de bus n°71 et une modification de l’itinéraire du bus n°20 qui empruntera dorénavant le boulevard de Belleville. Le STIF exigerait une mise en site propre des voies de bus et partant, la suppression de la piste cyclable côté 20e. Or ce projet ne prend pas en compte la contrainte liée au marché de Belleville, ni le création récente d’un FOODMARKET et leur impact sur les conditions de circulation et de stationnement ;

Il ressort par ailleurs des travaux préalables à l’adoption du plan « Grand Paris des bus » du STIF que le 11e arrondissement ne souffre d’aucun retard en termes de nombre de dessertes de bus (nombre d’arrêts jour ouvrés /superficie)  et le quartier Belleville Saint-Maur n’est concerné par aucun des objectifs prioritaires de ce Plan ;

Il est observé un faible intérêt de ces nouvelles dessertes pour les habitants du quartier Belleville Saint-Maur au regard de leurs attentes, alors que les contraintes qu’elles exerceront sur le projet de réaménagement du boulevard et sur leur vie quotidienne seront, elles, majeures ;

En particulier, la ligne de bus n°71 a pour seul objectif de désenclaver le nord du 19e arrondissement. Elle reliera notre quartier à la gare de Lyon, alors cette fonction est déjà assurée par le bus 61. Elle doublonnera la ligne 2 entre Belleville et Nation, pour un temps de trajet deux fois plus long. En outre, la liaison avec son terminus Porte de La Villette est déjà assurée par la ligne 7 du métro, laquelle est accessible à proximité du quartier ou via le Bus 96 et le tramway ;

La ligne de bus n°20 doublonnera vers le sud et l’ouest avec la ligne de bus n°75 et les ligne 3 et 11 du métro accessibles depuis notre quartier et qui permettent déjà d’assurer une liaison de celui-ci avec les 3e et 4e arrondissements ainsi qu’avec la gare Saint-Lazare. En direction du Nord et de l’Est, elle doublonnera la ligne de bus n°96, qui permet déjà de se rendre à la Porte des Lilas par la rue de Ménilmontant ;

Les demandes exprimées par les habitants du quartier portaient sur la régularité et le confort du bus n°96 et sur une augmentation de la fréquence du bus n°46, notamment le weekend. Elles n’ont pas été entendues. En outre, aucun bus ne desservira le cœur du quartier, qui reste oublié du Plan bus ;

La mise en site propre des lignes de bus susmentionnées sur le boulevard de Belleville ne présente que peu d’intérêt en termes de gain de temps pour les usagers du quartier Belleville Saint-Maur, qui auront vocation à l’emprunter ou en descendre précisément sur le boulevard. En revanche le Plan bus devait, selon les engagements du STIF, intégrer les aménagements du Plan Vélo, comme un enjeu à prendre en compte et cela ne sera manifestement pas le cas ;

L’actuelle voie de bus partielle empruntée par la ligne n°96 entre Ménilmontant Couronnes n’a jamais été entretenue en dépit de plusieurs signalements ; des blocs de granits qui s’en sont détachés et éparpillés sur le boulevard n’ont fait l’objet d’aucun enlèvement, posant des problème de sécurité sur un axe qui accueille des manifestations. Aucune garantie n’est apportée par la Mairie de Paris s’agissant des conditions d’entretien d’une nouvelle voie de bus sur toute la longueur du boulevard ;      

En outre que l’augmentation de la desserte en bus du boulevard de Belleville pourrait, à rebours des objectifs de santé publique, décourager la marche à pied sur cet axe, en constituant une solution de facilité ;

Enfin, le choix de faire circuler le bus n°20 par les rues Faubourg du temple et Oberkampf (où circule déjà le bus n°96) présentent des inconvenants majeurs pour la fluidité de la circulation sur ces artères et ces projets n’ont fait l’objet d’aucune concertation avec les riverains et les commerçants concernés.

Compte tenu de ces éléments, dans un contexte où aucune réflexion d’ensemble sur l’aménagement du marché de Belleville n’a été conduite, la mise en site propre des nouvelles lignes de bus, ne peut être jugée prioritaire. Cette perspective doit être en particulier combattue en tant qu’elle impliquera la suppression de la piste cyclable côté 20e.  

 En conclusion

  1. Il convient de s’opposer à l’élargissement du trottoir côté 11e, compte tenu des risques que ce projet comporte en termes de développement des nuisances et de recul de la mixité sociale et en l’absence de garantie concernant la place dévolue aux piétons ;
  2. Il convient de demander le maintien des pistes cyclables du boulevard de Belleville dans les deux sens ;
  3. Il convient de refuser la mise en site propre des bus n° 71 et n°20, en tant notamment qu’elle impliquerait la suppression de la piste cyclable côté 20e.

Paris, le 19 octobre 2018

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5 réflexions sur « Dites non au projet de réaménagement du boulevard de Belleville ! »

  1. Antoine

    Haro sur le bobo, qui cannibalise l’espace public au détriment des plus modestes et des immigrés, et battons nous pour le maintien des pistes cyclables, indispensables.. aux migrants et précaires c’est bien connu. Bref soyons contre ce projet et manions les arguments qui nous arrangent pour justifier notre position. Bel argumentaire, vous m avez convaincu, je dis OUI au projet de réaménagement du boulevard de Belleville.

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    1. Cadredevie.paris Auteur de l’article

      Merci bcp pour votre commentaire. Si vous pensez que les plus précaires et les migrants n’utilisent pas le vélo, notamment pour livrer vos repas, c’est que peut-être, vous avez une vision un peu datée et éloignée des choses.

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  2. Antoine

    Libre a vous de justifier votre position en vous basant sur un modèle économique quelque peu discutable et dont la pérennité est loin d être assuré, mais je vous prierais d éviter les attaques gratuites.

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    1. Cadredevie.paris Auteur de l’article

      Merci bcp de nous faire part de votre sentiment. Pour notre part, nous nous en remettons plutôt aux 500 habitants du quartier qui se sont prononcés contre ce projet. Si un jour vous décidiez de venir habiter notre quartier, n’hésitez pas à nous le signaler, ce serait avec plaisir que nous échangerions sur ces problématiques.

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  3. Pendaso

    Il n’y a pas que les cyclistes (qui, bobos ou pas, restent des personnes qui n’ont pas les moyens ou l’envie d’acheter, faire fonctionner et maintenir une voiture – apanage des véritables classes les plus aisées de la capitale, notamment vu le coût de stationnement en ville – ni un deux-roues motorisé… n’inversons pas les rôles !) qui empruntent les voies cyclables.

    Avec l’explosion du nombre de trottinettes électriques et les problèmes qu’elles causent sur les trottoirs, et au vu de la dangerosité indéniable de leur présence au milieu de la circulation, il semble logique que les espaces sécurisés accessibles aux vélos, skates, trottinettes (électriques ou non) etc. soient préservés, voire étendus.

    On peut toujours critiquer l’impact écologique (et surtout social, en fait, ce dont on parle moins) de la fabrication de batteries électriques, leur empreinte reste infiniment moindre comparée à celles des automobiles (que leur moteur soit thermique ou électrique) et motocycles (qui ne sont pas sujets à malus !). Sans parler de la pollution sonore, à laquelle les véhicules électriques ne contribuent pas.
    Le vélo et la trottinette électriques restent également les seuls modes de transport individuels rapides qui soient abordables pour le plus grand nombre : on n’achète pas une voiture à 180 euros, une trottinette électrique si (j’ai pu acheter la mienne en étant stagiaire, gagner 17 minutes sur mon trajet quotidien domicile-travail, soit une demi-heure chaque jour, et largement rentabiliser cet investissement en résiliant mon abonnement RATP – qui me coûterait aujourd’hui 75e/mois, ce qui revient à une économie substantielle sur les deux années d’usage de ma trottinette -).

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